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chronique

Trois questions à un mois de la saison de l'Impact

Ignacio Piatti célèbre un but.

Ignacio Piatti jouera sa sixième saison en MLS avec l'Impact.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

Olivier Tremblay

Le Canadien va bien, les mondiaux de ski alpin et de ski acrobatique battent leur plein et il va faire -20 degrés en fin de semaine. Parlons soccer.

Personne ne songera à faire enlever ses pneus d’hiver aujourd’hui. N’empêche, l’Impact jouera son premier match dans moins d’un mois.

Au 17e jour de la préparation floridienne du Bleu-blanc-noir, explorons trois thèmes d’intérêt en vue de cette saison, la huitième de l'équipe en MLS.

1. Le calendrier

La ligue tient à ce que ses éliminatoires se déroulent entre les pauses internationales d’octobre et de novembre. Toutes les équipes joueront donc le dernier de leurs 34 matchs le 6 octobre, 15 jours plus tôt qu’en 2018.

Le résultat? Un calendrier comprimé et très, très chargé.

Aussi, l’Impact, dont les périodes occupées de 2018 ont été une séquence de 3 matchs en 8 jours, une autre de 2 en 4 jours et une dernière de 7 en 22 jours, devra-t-il vaincre les obstacles suivants :

  • 3 matchs en 8 jours (début avril)
  • 3 matchs en 9 jours (fin avril)
  • 3 matchs en 8 jours (début mai)
  • 4 matchs en 13 jours (fin mai/début juin)
  • 2 matchs en 4 jours (fin juin)
  • 3 matchs en 8 jours (début juillet)
  • 3 matchs en 8 jours (fin juillet)
  • 3 matchs en 8 jours (fin août)

Et de possibles demi-finales et finale du Championnat canadien pourraient compliquer les choses davantage.

La saison dernière, ces séquences n’ont pas particulièrement souri à Rémi Garde. Son équipe a récolté cinq victoires et a subi deux défaites à domicile, et elle est allée chercher un misérable point en cinq rendez-vous sur la route.

Cette saison, 24 des 36 matchs programmés pour l’instant tombent dans ces périodes essoufflantes, soit 12 à domicile, 10 à l’extérieur et 2 dont le lieu demeure inconnu. C’est donc dire que, pour 16 matchs, l’Impact aura 4 jours de préparation ou moins.

Certes, l’ensemble des équipes devra surmonter ces embûches. Mais pour le onze montréalais, qui voulait déjà renforcer son effectif au-delà des 11 titulaires cet hiver, une utilisation accrue du banc se pose comme un défi considérable.

2. Piatti, Novillo… ensuite?

La saison dernière, les supporteurs savaient à quelles valeurs sûres s’attendre sur les ailes : Nacho Piatti à gauche, Alejandro Silva à droite.

Cette année, en théorie, on peut remplacer le nom de Silva par celui d'Harry Novillo et passer à autre chose. En pratique, ça risque d’être plus compliqué.

Calendrier oblige, Piatti et Novillo auront besoin de repos de temps à autre. Qui prendra la relève?

En 2018, les minutes accordées à d’autres ailiers que Piatti et Silva ont presque toutes été attribuées à un joueur qui vit désormais à Chicago (Raheem Edwards) et à un autre qui négocie son retour au Chili (Jeisson Vargas).

Saphir Taïder a dépanné à gauche, le temps d’une défaite à Toronto. Évacuons-le du calcul.

Mathieu Choinière a réalisé une poignée d’apparitions éclair à gauche. Ce n’est pas son poste de prédilection, mais c’est une option qui a été utilisée mercredi contre Nashville. Daniel Kinumbé, qui a signé avec l’équipe première en novembre, joue comme défenseur gauche en Floride, mais il peut également donner un coup de main sur l’aile.

Après ces deux-là? Il n'est pas évident de trouver la bonne carte à jouer.

Des rumeurs prévoient l’arrivée de l’attaquant nigérian Orji Okwonkwo. Semble-t-il qu’il peut, lui aussi, glisser à gauche de temps à autre. Les ailiers David Choinière et Chris Wehan, sans contrat, sont actuellement avec l’équipe. Et encore là, ça penche beaucoup à gauche.

Peut-être que Kevin Gilmore sait jouer à droite.

3. Le patron de la défense

L’hiver dernier, l’état d’urgence était déclaré dans la défense de l’Impact. Un seul arrière central avait survécu à l’hécatombe.

Et voilà qu’un an plus tard, ce secteur de jeu semble le mieux défini. Victor Cabrera, Rudy Camacho et Zakaria Diallo tiennent le coup dans l’axe, où l’homme à tout faire Jukka Raitala est aussi appelé à jouer cette saison.

Sur les côtés, on peut piger cinq, voire six noms d’un chapeau. Le nouvel international américain Daniel Lovitz aura Kinumbé et, qui sait, peut-être Émile Legault comme concurrents à gauche. Sur l’autre flanc, Bacary Sagna montrera le droit chemin aux jeunes Zachary Brault-Guillard et Clément Bayiha.

Mais l’Impact, cet hiver, a perdu la tête dirigeante de cette défense, Rod Fanni. La semaine dernière, les collègues américains de la MLS le citaient comme rare exemple de joueur défensif embauché grâce à un montant d’allocation ciblé – c’est long, les formulations MLS en français – qui a eu de réelles répercussions sur le jeu de son équipe.

Avec le peu de résonance que l’Impact a dans les médias au sud de la frontière, c’est dire quelle importance on a accordée à Fanni.

Logiquement, le remplaçant prévu de Laurent Ciman comme patron en 2018 devrait prendre la place de Fanni cette année. Mais Zakaria Diallo a raté toute la saison dernière en raison d'une rupture au tendon d’Achille.

Le défenseur de l'Impact de Montréal Zakaria Diallo répond aux questions des journalistes au Centre Nutrilait.

Zakaria Diallo s'était entendu avec l'Impact le 20 janvier dernier.

Photo : Radio-Canada / Jacques Gingras

Son corps lui permettra-t-il de finalement remplir cette mission? Diallo assure que oui. Il a d’ailleurs joué 90 minutes contre Nashville, en plus de marquer un but. Et la fatigue a gagné ses jambes plutôt que sa tête, a-t-il souligné. C’est de bon augure après une vilaine blessure.

De toute façon, le premier mois du calendrier, avec quatre matchs à peine, l’aidera à faire officiellement connaissance avec la MLS en douceur.

Il devra toutefois prendre ses aises rapidement. L’histoire récente de la MLS nous indique qu’une équipe championne a besoin d’un arrière central dominant qui dirige les opérations. On parle d'un Michael Parkhurst, d'un Drew Moor, d'un Chad Marshall. L’Impact n’est probablement pas à un seul Marshall de la Coupe MLS, mais ça ne pourra pas nuire.

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