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Des décisions importantes à venir pour le clan Eleider Alvarez

Eleider Alvarez
Eleider Alvarez Photo: Radio-Canada / Jean-Francois Chabot
La Presse canadienne

La défaite sans appel subie par Eleider Alvarez contre Sergey Kovalev dans la nuit de samedi à dimanche forcera le clan du boxeur colombien à revoir ses plans, à tout le moins à court terme.

Autant son entraîneur, Marc Ramsay, que son promoteur, Yvon Michel, estiment qu'il ne s'agit pas d'un pépin important dans la carrière du Montréalais d'adoption.

« On prend un important pas de recul avec cette défaite-là, mais c'est curieux la boxe, a lancé Ramsay aux petites heures dimanche. Il vient de battre Sergey Kovalev et de faire un bon combat de 12 rounds. Il a prouvé qu'il pouvait se battre contre n'importe lequel genre de boxeurs. Le téléphone risque de sonner rapidement.

« Restera à voir ce qu'Eleider veut faire avec tout ça. Il faudra prendre les bonnes décisions pour le ramener. Je ne pense pas [qu'un championnat du monde] soit à moyen ou long terme. Je pense que ça va être à court terme. »

« C'est un pas de recul, mais pas si important que ça, a pour sa part analysé Michel. Kovalev s'est fait passer tout un K.-O. la dernière fois et il a apporté les ajustements pour revenir comme il l'a fait ce soir. Eleider est assez intelligent pour apporter les ajustements nécessaires lui aussi. Ça ne m'inquiète pas. »

Cette défaite première d'Alvarez (24-1, 12 K.-O.) met toutefois sur la glace l'entente prévue avec Top Rank et ESPN, qui devait lui garantir sept combats ou l'associer au réseau pour 24 mois advenant une victoire. Alvarez a touché 1 million de dollars américains pour ce combat, et il devait toucher davantage pour chacun des duels avec Top Rank.

Lumière au bout du tunnel

Michel ne croit pas que l'entente, qui permettait à GYM de placer un autre de ses boxeurs en préliminaires chaque fois, soit en péril.

« Nous avons déjà dans l'entente un "combat filet" qu'on peut demander n'importe quand et l'entente avec ESPN peut entrer en vigueur en retournant sur le sentier de la victoire, a-t-il fait valoir. On pourrait aussi se retrouver rapidement en championnat du monde, puisque les autres boxeurs pourraient être tentés de le défier après sa performance contre Kovalev. Il fait partie de l'élite de la division des mi-lourds. Il ne s'agit que d'apporter les ajustements nécessaires. »

Pourtant, 24 heures plus tôt, le promoteur estimait qu'une défaite ferait en sorte que les offres n'afflueraient pas à son bureau pour son protégé.

« Alvarez doit prouver que sa victoire [du mois d'août] n'était pas un accident de parcours, qu'il n'est pas un one hit wonder. Une défaite te relègue au rang des aspirants, et un aspirant dangereux en plus. Il ne serait pas invité souvent à la fête », avait-il alors déclaré.

Kovalev a su écouter

Quant à Kovalev (33-3-1, 28 K.-O.), force est d'admettre que le boxeur qui semblait au bout du rouleau à la suite de sa défaite du 4 août a su s'adapter et, surtout, écouter son entourage.

« Je pense que Sergey a gagné tous les rounds. Alvarez a livré un superbe combat la dernière fois, tirant avantage du fait que Sergey n'était pas l'ombre de lui-même, a indiqué sa promotrice, Kathy Duva. Cette fois-ci, il a dû affronter le Sergey qui s'est battu contre Jean Pascal. Il a réglé tout ce qu'il faisait mal en peu de temps avec l'équipe de papa (Lou Duva), Tony Cruz et Buddy McGirt, qui avaient relancé la carrière d'Arturo Gatti. »

« Kovalev a été le meilleur. Il était bien préparé, a admis Michel. Au lieu d'y aller pour le coup de circuit comme auparavant, il laissait aller ses mains. Il a lancé plus de 800 coups de poing. Eleider voulait lui passer le K.-O., mais il a oublié de boxer. Ce n'est qu'une défaite. Il ne s'est pas fait passer le K.-O. Il va regarder ce combat avec Marc, qui n'est pas content. Eleider n'a pas été capable de s'ajuster dans le combat, malgré les conseils du coin. »

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