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Deux meneurs de claques des Rams passeront à l'histoire au Super Bowl

Quinton Peron (gauche) et Napoleon Jinnies (droite) deviendront les premiers meneurs de claques de l'histoire de la NFL à s'exécuter au Super Bowl, dimanche, à Atlanta.

Quinton Peron (gauche) et Napoleon Jinnies (droite) deviendront les premiers meneurs de claques de l'histoire de la NFL à s'exécuter au Super Bowl, dimanche, à Atlanta.

Photo : La Presse canadienne / USA TODAY USPW

Radio-Canada

Sans même enfiler les épaulettes ou parcourir la moindre verge sur le terrain, deux hommes marqueront l'histoire au 53e Super Bowl, à Atlanta, dimanche. Alors qu'ils s'agiteront pour encourager les Rams de Los Angeles, Quinton Peron et Napoleon Jinnies deviendront les deux premiers hommes à participer au Super bowl en tant que meneurs de claques.

Les deux hommes terminent leur première saison au sein de la brigade californienne. Ces danseurs de profession font figure d’exceptions dans la NFL.

Les Rams ne sont pas les premiers à ouvrir les portes de leur brigade de cheerleading aux hommes. Les Ravens de Baltimore et les Colts d’Indianapolis l’ont fait dans le passé, mais le travail de leurs représentants se limitait aux portés. À Los Angeles, les deux hommes exécutent les mêmes chorégraphies que leurs coéquipières.

En entrevue au réseau américain ABC, Peron et Jinnies, interloqués par toute cette attention médiatique entourant ce qu’ils considèrent comme un « conte de fées », souhaitent changer les mentalités.

Au cours des 10 derniers mois passés avec les Rams, les deux pionniers disent avoir été submergés de messages de jeunes hommes désireux de tenter leur chance la saison prochaine. Quinton Peron et Napoleon Jinnies espèrent ouvrir la voie vers la NFL pour les prochaines générations.

Stade Percival Molson

Des foules plus petites et des prix réduits pour les matchs des Alouettes en 2019

Photo : Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Ô Canada

Cette tendance fait aussi son chemin au sein de la Ligue canadienne de football). En 2018, six équipes comptaient des hommes parmi leurs effectifs de cheerleading, dont les Alouettes de Montréal.

Une décision devenue incontournable selon Annie Larouche, qui dirige l’équipe de 32 cheerleaders des Alouettes, au sein de laquelle on retrouve sept hommes.

« Je trouve ça génial », déclare Larouche lorsqu’elle évoque la situation des Rams.

« J’espère qu’on va les mettre de l’avant pendant le Super Bowl et que ça va inciter des gars à venir », ajoute-t-elle.

Les mentalités changent, et l’intérêt pour le cheerleading aussi. Le sport a beaucoup évolué depuis l’arrivée d’Annie Larouche avec les Moineaux.

Quand j’ai commencé avec les Alouettes en 1996, je pense qu’il y avait 400 cheerleaders au Québec, et maintenant je pense qu’il y en a au-dessus de 5000. Ç’a pris une ampleur incroyable.

Annie Larouche, directrice de l'équipe de cheerleading des Alouettes de Montréal

Les jeunes recrues, de plus en plus nombreuses aux auditions, souhaitent que le volet acrobatique prenne plus de place dans les routines développées. Un beau défi pour une directrice.

« Il faut s’ajuster et c’est ça la relève, affirme candidement Larouche. La relève, c’est d’avoir des gars et des filles, et on a réussi à intégrer les deux. On a gardé notre équipe de danse, et on a ajouté en plus l’équipe de stunters (volet acrobatique). Je pense que là, il y en a pour tous les goûts, et on laisse la place à tout le monde. »

Napoleon Jinnies effectue des pas de danse aux côtés de ses collègues féminines chez les Rams de Los Angeles.

Napoleon Jinnies

Photo : Getty Images / Harry How

Le courage. C’est ce qui explique la présence de Napoleon Jinnies et Quinton Peron au Super Bowl selon Annie Larouche. Elle souhaite d’ailleurs que cet exploit incite d’autres danseurs, du Québec cette fois, à accepter à leur tour de faire évoluer leur sport vers une réelle inclusion.

« Ils ont eu du guts de faire ça. Ils sont entrés deux gars en même temps. Moi, j’ai souvent eu le commentaire : "Oui, mais tu n’as pas de gars sur ton équipe." Je leur disais de venir en audition, et on me répondait : "Oui, mais si je suis le seul à être choisi, je ne veux pas être le seul gars sur l’équipe." Peut-être que ça va inciter les gars à aller de l’avant et à s’essayer. Je serais vraiment contente, et même honorée de pouvoir ajouter des gars dans mon équipe de danse. Il me semble que ça bouclerait la boucle. On aurait fait le tour et tout le monde serait bien représenté, autant dans un domaine que dans l’autre. »

La saison 2019 des Alouettes débute que le 14 juin. Quatre mois qui offrent tout le temps nécessaire à de jeunes talents pour faire tomber des barrières.

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