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En voulant exclure Israël, la Malaisie perd les mondiaux de paranatation

Mahathir Mohamad
Le premier ministre de la Malaisie Mahathir Mohamad Photo: AFP/Getty Images / MANAN VATSYAYANA
Radio-Canada

La Malaisie campe sur sa position même après avoir perdu l'organisation des Championnats du monde de paranatation pour avoir voulu empêcher Israël d'y participer.

Cet important rendez-vous est une étape qualificative cruciale en vue des Jeux paralympiques de Tokyo en 2020.

Le premier ministre malaisien, Mahathir Mohamad, qui dirige un pays à forte majorité musulmane, ne fait preuve d’aucun remords.

« Nous restons fidèles à notre principe. Israël est une nation criminelle. Ce pays bafoue les lois internationales sans que personne ne dise quoi que ce soit. Nous avons le droit d’exprimer nos sentiments et d’avoir nos propres règles », a-t-il indiqué, lundi.

Le ministre des Sports Syed Saddiq Syed Abdul Rhaman a renchéri en affirmant que la Malaisie « n’allait pas accepter de compromis par respect pour l’humanité et par compassion envers la cause palestinienne ».

La Malaisie n’entretient aucune relation diplomatique avec Israël.

Réactions sans équivoque

La décision de la Malaisie d'exclure les athlètes israéliens a incité le Comité international paralympique (CIP) à lui retirer l'organisation des mondiaux, qui devaient accueillir les nageurs de 70 pays, à Kuching, du 29 juillet au 4 août.

« Tous les Championnats du monde doivent être ouverts à l'ensemble des athlètes et nations admissibles qui doivent pouvoir y participer en sécurité et sans aucune forme de discrimination. Quand un pays hôte exclut des athlètes d'une nation particulière, pour des raisons politiques, nous n'avons aucune autre option que de chercher un nouvel hôte pour les championnats », a déclaré le président du CIP, Andrew Parsons, dans un communiqué.

Parsons a rappelé qu'en 2017, il avait obtenu toutes les garanties de la part du gouvernement de l'époque pour que « que tous les athlètes et pays admissibles soient autorisés à participer à l'épreuve en toute sécurité ».

« Depuis, il y a eu un changement de dirigeants politiques et le nouveau gouvernement malaisien a des idées différentes. La politique et le sport ne font jamais bon ménage et nous sommes déçus de voir que les athlètes israéliens n'auraient pas été autorisés à concourir en Malaisie », déplore le patron du CIP.

Pour sa part, le Comité paralympique canadien (CPC) se range clairement derrière la décision du CIP.

« Le Comité paralympique canadien félicite le Comité international paralympique d'avoir pris les mesures appropriées afin de déplacer les Championnats du monde de paranatation de cette année. L'inclusion est une de nos principales valeurs, et nous croyons que tout athlète qui se qualifie pour un événement sportif doit être autorisé à y participer.

« Les raisons politiques ne doivent pas entrer en ligne de compte lorsqu'il s'agit de déterminer si un athlète peut participer à une compétition, et aucune forme de discrimination ne doit être tolérée. Tous les athlètes méritent de concourir dans un environnement sécuritaire et inclusif », a indiqué dans un communiqué officiel le président du CPC, Marc-André Fabien.

Avec les informations de Associated Press, et Agence France-Presse

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