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Les Jays avaient demandé à Russell Martin la permission de l'échanger

Un reportage d'Antoine Deshaies
Radio-Canada

Sans une intervention de Russell Martin, il serait peut-être encore avec les Blue Jays de Toronto.

« On dirait qu’il y avait tellement de respect pour moi qu’il fallait que je leur dise que c’était correct de m’envoyer ailleurs », a raconté Martin aux médias québécois rassemblés à Terrebonne pour un entraînement informel. Le receveur québécois commencera bientôt le camp d’entraînement avec sa première équipe du baseball majeur, les Dodgers de Los Angeles.

La formation californienne a fait l'acquisition de ses services, il y a 10 jours, contre l'arrêt-court Ronny Brito et le lanceur droitier Andrew Sopko, deux joueurs des ligues mineures.

« C’est presque moi qui leur ai donné le feu vert. J’ai demandé au directeur général, j’ai dit que si ça vous convient dans votre plan de reconstruction, allez-y. »

Il fallait que je lui dise que c’était correct de m’échanger.

Russell Martin, au sujet de sa relation avec la direction des Blue Jays

« Ça s’est terminé en bons termes avec les Jays, c’est sûr. Et en plus, ils m’envoient dans une équipe qui a des chances de gagner. Pas que les Jays n’en ont pas, mais avec des jeunes, c’est toujours plus difficile de savoir. Ils ont vraiment des bons jeunes, je pense à [Vladimir] Guerrero [fils], [Bo] Bichette. Ces gars-là vont devenir des vedettes. Guerrero est tellement bon, je crois qu’il pourrait être nommé joueur par excellence dès sa première année! »

« J’ai hâte de retourner avec les Dodgers, sur la côte ouest. J’en garde de bons souvenirs, j’ai hâte de me remettre au travail », a-t-il conclu.

Les choses ont beaucoup changé à Los Angeles depuis la dernière fois que Martin a mis l’uniforme des Dodgers. « Je vais revoir du monde que j’ai vu dans le temps… sans doute que certains de mes coéquipiers ont depuis fondé une famille.

« Je me souviens d’être le receveur de Clayton Kershaw à ses débuts. Maintenant, c’est quasi une certitude qu’il sera au Temple de la renommée. »

Sur le terrain, Martin a une attitude digne des meilleurs vétérans : de l’optimisme et un esprit ouvert. « Je ne sais pas combien de matchs je vais jouer. On va en discuter au camp. Mon objectif c’est de leur rendre la tâche difficile et de leur donner le goût de me faire jouer le plus possible. »

« Ça fait longtemps que je ne suis pas à 100 %. Dans une saison de base, t’es à 100 % pour le premier match. Après, tu commences à souffrir. Mais je me sens bien, je n’ai pas de blessures. »

Boucler la boucle

Martin le dit lui-même : son retour à Los Angeles est digne de Hollywood. « On dirait que c’est presque un script de film. Je commence, je passe huit ans avec cette équipe-là. Je me blesse. Ils pensent que je ne suis plus capable de jouer. Ils ne m’aiment plus. Je m’en vais ailleurs – les Yankees, quand même, on fait les séries deux ans.

« Je vais à Pittsburgh, les Pirates ne sont pas bons. On fait les séries deux années de suite quand même. Après ça, un gros contrat à Toronto, on participe aux séries deux ans de suite… la troisième on perd des joueurs et ça dégringole.

« Maintenant, j’ai une autre chance… J’aurais vraiment aimé gagner avec n’importe quelle équipe, mais là, ce sont les Dodgers. Je trouve qu’il y a du travail qui n’a pas été terminé. »

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