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Courtney Sarault dans le sillon de Kim Boutin

La patineuse de vitesse Courtney Sarault en pleine action sur la glace

Courtney Sarault

Photo : Patinage de vitesse Canada

Félix St-Aubin

Marianne St-Gelais a longtemps été le visage de la sélection canadienne féminine de patinage de vitesse sur courte piste. Maintenant qu'elle a raccroché ses patins, le flambeau a été transmis à Kim Boutin. Courtney Sarault pourrait assurer cette continuité dans quelques années.

L'aréna Maurice-Richard de Montréal sera le théâtre des Championnats du monde juniors du 25 au 27 janvier. Huit espoirs, divisés équitablement entre les femmes et les hommes, représenteront l'unifolié à l'endroit même où ils s'exercent à longueur d'année.

Sacrée vice-championne mondiale en 2018 à Tomaszow Mazowiecki, en Pologne, après avoir mis le grappin sur quatre médailles, soit deux d'or et d'argent, Sarault a sans surprise obtenu sa qualification pour cette nouvelle édition qui commencera vendredi.

« Il y a toujours un peu plus de pression lorsque la compétition se déroule à domicile puisque nous sommes sur notre territoire, avoue Sarault. Mais il y a évidemment aussi plusieurs points positifs, dont la foule partisane qui nous énergise et aide à enregistrer de meilleures performances. »

Équipes canadiennes féminine et masculine aux mondiaux de Montréal

  • Juliette Brindamour (Ontario)
  • Claudia Heeney (Ontario)
  • Courtney Sarault (Nouveau-Brunswick)
  • Hee-Won Son (Alberta)
  • William Dandjinou (Québec)
  • Matej Pederson (Alberta)
  • Nicolas Perreault (Québec)
  • Félix Pigeon (Québec)

La patineuse néo-brunswickoise, qui a célébré sa majorité au printemps dernier, est attendue de pied ferme par ses rivales. Et pour cause, ses débuts dans la formation nationale senior cet automne ont confirmé les grandes attentes à son endroit.

Sarault s'est hissée sur la deuxième marche du podium au 1500 m à son baptême du feu à la Coupe du monde de Calgary, en novembre. La recrue a renoué avec la tribune au relais sur 3000 m en décrochant le bronze en compagnie d'Alyson Charles, de Claudia Gagnon et de Camille de Serres-Rainville.

« Je ne veux pas me fixer d'objectifs de classement parce que je n'ai pas envie de me concentrer là-dessus pendant la compétition, affirme Sarault. Cela pourrait augmenter mon niveau de stress et me faire oublier de penser aux petites choses que je dois faire pour réaliser de bons résultats. »

« Mon but est d'être focalisée pour chacune des courses et de donner le meilleur de moi-même sur toutes les distances, poursuit-elle. Je veux être agressive, comme je le suis habituellement. Si je fais ça, tout ira bien. »

Cette agressivité sur l'ovale dont fait mention Sarault ne passe pas inaperçue aux yeux de ses coéquipières.

J'ai juste un mot en tête parce qu'on n'arrête pas de le dire, mais elle a des balls. C'est comme ça que je la caractérise.

La patineuse de vitesse sur courte piste Kim Boutin

« C'est une fille qui va pousser, qui n'arrêtera pas. Il y a une patineuse sur le circuit qui se nomme Suzanne Schulting; elle est hyper, hyper forte sur la glace et très intelligente dans tous les aspects tactiques. Je pense que Courtney a la possibilité d'être aussi forte et d'aller chercher des podiums de cette façon. »

La comparaison n'est pas banale. Nommée l'athlète féminine par excellence aux Pays-Bas en 2018, tous sports confondus, Schulting a permis à sa nation de récolter la première médaille d'or olympique de son histoire en courte piste.

En plus d'être couronnée de manière individuelle sur 1000 m, devant Boutin d'ailleurs, elle a remporté le bronze au relais sur 3000 m, établissant au passage un record mondial avec ses trois compatriotes.

Suzanne Schulting (gauche) et Kim Boutin (droite)Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Suzanne Schulting (gauche) et Kim Boutin (droite)

Photo : Getty Images / Aris Messinis

Les gènes d'un patineur

Le public montréalais aura également l'occasion de voir à l'œuvre Nicolas Perreault, champion canadien junior au classement général grâce à ses triomphes sur 1000 m et 1500 m.

« Ça démontre que j'ai du potentiel et ça me met plus en confiance pour les mondiaux juniors, indique Perreault. Notre équipe junior est quand même assez forte, je suis donc plutôt fier de mes performances. »

Issu d'une famille de patineurs, Perreault baigne dans cet environnement depuis sa tendre enfance. Son père Sylvain Perreault ainsi que ses tantes Annie et Maryse Perreault ont jadis intégré les rangs de l'équipe nationale de patinage de vitesse sur courte ou longue piste.

La deuxième a participé aux Jeux d'Albertville (1992), de Nagano (1998) et de Salt Lake City (2002) et a récolté trois médailles, dont deux d'or. La troisième, décorée d'un titre de championne du monde au cumulatif à Moncton (1982), a quant à elle pris part aux Jeux de Calgary (1988), où elle a gagné le bronze.

Le chemin était tout tracé pour que Perreault leur emboîte le pas et intègre les rangs de Patinage de vitesse Canada.

Le principal intéressé doit se pincer lorsqu'il porte le regard sur ses partenaires d'entraînement, notamment Charles Hamelin et Samuel Girard, avec qui il partage la glace de l'aréna Maurice-Richard depuis peu.

Je m'entraîne avec eux et je me dis : “Wow, lui, il a gagné une médaille d'or olympique.” C'est incroyable. Le fait de m'exercer avec des gens qui ont vraiment plus d'expérience que moi, c'est sûr que c'est un petit plus. Pouvoir patiner avec eux, c'est un cadeau.

Le patineur de vitesse sur courte piste Nicolas Perreault
Nicolas PerreaultAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Nicolas Perreault

Photo : Patinage de vitesse Canada

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