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L'Agence antidopage russe plaide sa cause auprès de l'AMA

dopage russie
Des éprouvettes en laboratoire Photo: Radio-Canada
Agence France-Presse

L'Agence antidopage russe (RUSADA) a subi de « profondes transformations » depuis le scandale de dopage institutionnalisé et promeut aujourd'hui « les valeurs d'un sport propre », affirme son directeur Yuri Ganus dans une lettre à l'Agence mondiale (AMA), qui doit statuer mardi sur son sort.

« Notre agence a remplacé plus de 90 % de son personnel et le renvoi de 100 % des agents chargés des contrôles antidopage », explique M. Ganus dans une longue lettre à l'AMA, datée du 18 janvier, où il défend la cause de son organisation.

La lettre, transmise aux médias samedi, explique aussi que la RUSADA n'est pas en cause pour les retards dans les transmissions des données du laboratoire de Moscou à l'Agence mondiale.

« Je vous assure que même si la RUSADA n'a pas l'autorité et les droits pour ouvrir l'accès aux données du laboratoire, l'agence a fait et continue de faire des efforts pour s'assurer que toutes les demandes du comité exécutif de l'AMA du 20 septembre soient satisfaites avant la date limite », poursuit M. Ganus.

Le financement de la RUSADA « a été retiré au ministère des Sports en 2017 », souligne encore M. Ganus, qui assure faire tout ce qu'il peut pour que l'Agence russe se mette en conformité avec les demandes de l'AMA.

Fin décembre, après une première visite avortée de la mission d'experts de l'AMA à Moscou, Yuri Ganus avait en effet pressé le gouvernement russe, jusqu'au président Vladimir Poutine, d'accepter les conditions de l'AMA et d'ouvrir les portes du laboratoire.

L'AMA doit communiquer mardi sa décision concernant la RUSADA dont la fin de la suspension, décidée le 20 septembre, dépendait de plusieurs conditions, notamment l'accès, avant le 31 décembre 2018, aux données de l'ancien laboratoire de Moscou impliqué dans le scandale de dopage institutionnel.

La récupération par l'AMA de ces données, collectées durant la période où la Russie est accusée de dopage systématique (2011-2015), n'a finalement été possible que le 17 janvier, après un premier échec mi-décembre.

Le comité exécutif de l'AMA doit se réunir mardi prochain afin de statuer sur le sort de la RUSADA, et décider donc si ce non-respect de la date limite constitue un motif de sanction.

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