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chronique

Bianca Andreescu, comme une promesse

La Canadienne Bianca Andreescu renvoie la balle à la Lettone Anastasija Sevastova au deuxième tour des Internationaux d'Australie.
Malgré sa défaite au deuxième tour des Internationaux d'Australie, Bianca Andreescu percera le top 100 du classement de la WTA. Photo: Associated Press / Aaron Favila
Guy D'Aoust

BILLET - Vainqueurs ou perdants, les Canadiens et Canadiennes inscrits aux Internationaux de tennis d'Australie ont livré des performances encourageantes jusqu'ici. Mais du nombre, c'est Bianca Andreescu qui m'a le plus impressionné.

Il y a une semaine encore, je ne savais pas écrire son nom.

Elle a 18 ans. Elle a eu du succès en double sur le circuit junior, deux titres majeurs en Australie et à Roland-Garros avec sa coéquipière Carson Branstine en 2017. Mais en simple, tout reste à faire. En fait, pas exactement tout. Depuis un mois, elle a sérieusement entamé cette totalité.

Surcharge

Andreescu a dû traverser les qualifications à Melbourne. Jeudi, elle a joué son cinquième match en huit jours. Sa rivale, Anastasija Sevastova, en était à un deuxième seulement. Au-delà de son 12e rang au classement mondial, cette relative fraîcheur a été un net avantage pour la Lettone qui a eu besoin de trois manches pour venir à bout d’Andreescu.

La Canadienne était visiblement à bout de souffle dans la dernière manche. Et elle jouait en dépit de douleurs aux jambes. Malgré sa défaite au deuxième tour, Andreescu repart de Melbourne avec un classement dans le top 100. Et elle s’approche d’une position qui lui permettra d’éviter les qualifications. Ce sera un pas énorme.

Un conseil d’Halep

Elle a fait la rencontre de la première joueuse mondiale, Simona Halep, l’été dernier à la Coupe Rogers. Halep lui a parlé, l’a conseillée. La Roumaine estime avoir passé trop de temps sur le circuit junior. Elle croit qu’elle aurait bénéficié de matchs contre des rivales plus aguerries quand elle avait 18 ans. Elle l’a dit à Andreescu et lui a conseillé de foncer et de passer résolument chez les pros. Elle a été entendue.

Combative

Andreescu est combative, court pour toutes les balles. Elle n’a peut-être pas la puissance qu’elle aura dans trois ou quatre ans, mais cette attitude la sert bien. Et depuis le début de l’année, elle commet peu de fautes directes. Elle a atteint la finale du tournoi d’Auckland il y a deux semaines en battant notamment Caroline Wozniacki (3e au classement mondial) et Venus Williams.

Eugenie aura bientôt de la compagnie au sommet du tennis féminin canadien.

Elle renvoie la balle vers son adversaire Madison Brengle.Eugenie Bouchard Photo : Getty Images / Dave Rowland

Parlant d’Eugenie…

Elle a été dominante à son match de premier tour, puissante, incisive, audacieuse, précise. L’Eugenie des beaux jours. Puis elle est tombée sur Serena Williams : une défaite sans appel de 6-2 et 6-2. Surveillons le reste du parcours de Williams à Melbourne. Si elle collectionne les « écrapous » en route vers le titre, on remettra la déconvenue de Bouchard en perspective.

Raonic

Mercredi soir, pendant le match de Milos Raonic, un collègue disait à la blague que son surnom est « Tiebreaker » (bris d’égalité). Raonic ayant recours au bris la plupart du temps, le surnom ne serait peut-être pas mal choisi. Mais au moment d’écrire ces lignes, il est en vie et se dirige vers un tête-à-tête avec l’Allemand Alexander Zverev au quatrième tour. Voyons jusqu’où son service le conduira.

Au moins, il n’a pas la malchance de tomber sur Novak Djokovic dès le troisième tour. C’est le sort qui attend Denis Shapovalov.

Comme test, c’est très relevé. Djokovic semble intouchable.

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