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L'expérience de Brady et Brees, la fougue de Goff et Mahomes

Jared Goff (no 16), Drew Brees (no 9), Tom Brady (no 12) et Patrick Mahomes (no 15)

Jared Goff (no 16), Drew Brees (no 9), Tom Brady (no 12) et Patrick Mahomes (no 15)

Photo : Getty Images

Félix St-Aubin

La passation des pouvoirs forme la trame de fond des finales d'association dans la Ligue nationale de football (NFL). Les légendaires Tom Brady et Drew Brees tentent d'ajouter à leur renommée, tandis que les jeunots Jared Goff et Patrick Mahomes sont en quête de notoriété en éliminatoires.

Misant sur des attaques explosives, les Chiefs de Kansas City, les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, les Rams de Los Angeles et les Saints de La Nouvelle-Orléans ont obtenu leur qualification pour le carré d’as dont les matchs seront disputés dimanche.

Le quatuor a terrorisé les défenses adverses cette saison, si bien qu’il a occupé les quatre premiers rangs du circuit Goodell en ce qui a trait aux points marqués, une première dans l'ère du Super Bowl.

Brady, Brees, Goff et Mahomes ont pratiquement élu domicile dans la zone payante lors des derniers mois.

L’unité défensive qui saura calmer les ardeurs du bataillon offensif rival, deux fois plutôt qu’une, devrait permettre à sa formation de conclure la campagne, le 3 février prochain à Atlanta, sous les confettis.

La tâche s’annonce toutefois colossale, titanesque, pour tout un chacun.

Des points à la tonne

  1. Chiefs : 35,3 points par match (66 touchés offensifs; 1er)
  2. Rams : 32,9 points par match (55 touchés offensifs; 3e)
  3. Saints : 31,5 points par match (59 touchés offensifs; 2e)
  4. Patriots : 27,2 points par match (47 touchés offensifs; 8e)

La sagesse contre la jeunesse

Lorsque Mahomes sera acclamé par ses supporteurs et goûtera du bout des lèvres à sa première finale d’association, à son deuxième départ en éliminatoires, un peu plus loin sur le terrain du stade Arrowhead se trouvera le monument Brady.

Le célèbre no 12 sera d’office derrière le centre des Patriots pour la 13e fois de sa carrière à cette étape des séries, dont 8 consécutives depuis 2012.

À titre indicatif, peu importe le duo de quarts-arrières ayant foulé un terrain de la NFL, qu'il soit composé de Terry Bradshaw et de Peyton Manning ou bien de John Elway et de Joe Montana, par exemple, aucun ne compte davantage de présences en finale d’association. Aucun.

D'ailleurs, si l'on poursuit cette comparaison en intégrant des organisations plutôt que des tandems de pivots et en écartant les Patriots de l'équation, Brady est classé au 4e échelon derrière les Cowboys de Dallas (14), les 49ers de San Francisco (15) et les Steelers de Pittsburgh (16).

Pour certaines organisations, une participation à une finale d'association est rarissime et synonyme de succès. Pour les Patriots, c'est la norme.

Tom Brady (no 12)

Tom Brady (no 12)

Photo : La Presse canadienne / Michael Dwyer

Si les Chiefs ont l'ascendant dans pratiquement toutes les sphères de l'attaque, notamment grâce à leur spectaculaire jeu aérien, les Patriots ont quant à eux le net avantage de pouvoir compter sur un quart qui a bâti sa légende lorsque les réflecteurs sont braqués sur lui.

Les finalistes du Super Bowl LII sont plus doués que quiconque pour empêcher leurs adversaires d'exploiter leur force de frappe. Les Chargers de Los Angeles sont les derniers à avoir été ajoutés à cette liste.

L'entraîneur-chef Andy Reid devra donc avoir plus d'un tour dans son sac pour contrecarrer les plans de son homologue Bill Belichick, ce qu'il n'a fait qu'à deux occasions en huit affrontements.

Bon an, mal an, les Patriots présentent une défense réputée pour s'élever lorsque l'enjeu atteint son paroxysme. Auteur de 50 passes de touché durant le calendrier, Mahomes devra se méfier du bataillon de la Nouvelle-Angleterre, doté d'un sixième sens pour les revirements.

Le successeur d'Alex Smith avait justement été victime de deux interceptions, en première demie, lors du rendez-vous avec les Patriots à la mi-octobre. Il s'était retroussé les manches après la mi-temps en décochant quatre relais payants, sans toutefois parvenir à conserver le dossier immaculé des Chiefs.

Brady et ses troupiers avaient remporté cette confrontation par la marque de 43-30, à la suite d'un placement de 28 verges de Stephen Gostkowski sur le dernier jeu de la rencontre.

Gronkowski en perte de vitesse

Le porteur de ballon Sony Michel, qui avait mis son empreinte sur ce festival offensif, sera l'un des rouages importants du plan de match des Patriots à Kansas City.

La recrue est désormais le cheval de bataille de Belichick dans le champ arrière en ce qui a trait au jeu au sol, tandis que James White le seconde allègrement par la passe.

Son apport est devenu d'une importance plus capitale encore à la réussite des Patriots avec l'effacement de Rob Gronkowski depuis un mois. Il n'a capté que 5 ballons pour des gains minimes de 70 verges au cours des 4 derniers affrontements.

Une passation des pouvoirs se dessine également au poste d'ailier rapproché. Travis Kelce, en constante ascension, est sorti de l'ombre de Gronkowski. Le rendement de l'un est en hausse, celui de l'autre en baisse.

Des rumeurs de retraite planent de nouveau autour de Gronkowski, sévèrement blessé à maintes reprises dans la NFL.

Sur la touche depuis le 7 octobre en raison d'une fracture du péroné gauche, le joueur de ligne à l'attaque Laurent Duvernay-Tardif a obtenu le feu vert des médecins cette semaine pour renouer avec la compétition.

Le garde à droite ne sait pas encore s'il amorcera le match. Son remplaçant Andrew Wylie pourrait conserver le statut de partant dimanche.

Le nom de Duvernay-Tardif a été retiré de la liste des blessés mardi, Le Québécois de 27 ans a pris part à des répétitions avec la première unité à l'entraînement.

Les Chiefs pourraient aussi saluer le retour au jeu du demi de sûreté Eric Berry, touché à un talon. Cette blessure l'a contraint à rater 15 confrontations, dont celle en séries face aux Colts d'Indianapolis.

Laurent Duvernay-Tardif (no 76)

Laurent Duvernay-Tardif (no 76)

Photo : Getty Images / Peter Aiken

La sagesse contre la jeunesse (bis)

La finale de l'Association nationale, mettant également aux prises les détenteurs d'un laissez-passer au tour initial des éliminatoires, se jouera entre les Rams et les Saints, à La Nouvelle-Orléans.

Cette affiche s'apparente drôlement à la précédente, où un quadragénaire, Brees, rencontrera un vingtenaire, Goff, pour l'obtention d'un billet pour le Super Bowl.

D'un côté comme de l'autre, l'attaque terrestre occupe une place prépondérante dans les schémas offensifs. Mark Ingram et Alvin Kamara n'ont certes pas besoin de présentation, ce qui n'est pas tout à fait le cas du nouveau substitut de Todd Gurley.

Libéré par trois équipes en 2018, soit les Broncos de Denver, les Panthers de la Caroline et les Raiders d'Oakland, C.J. Anderson est débarqué à Los Angeles une semaine avant Noël pour pallier l'absence de Gurley, blessé à un genou.

Anderson a si bien remplacé Gurley au cours des 16e et 17e semaines d'activités que l'entraîneur-chef Sean McVay lui a confié 23 portées contre 16 pour la vedette au deuxième tour du bal hivernal contre les Cowboys de Dallas.

Le choc opposant Brees, Ingram et Kamara au plaqueur défensif Aaron Donald dictera l'allure du duel. L'auteur de 20,5 sacs et 59 plaqués cette saison, qui lui ont permis d'être nommé sur la première équipe d'étoiles pour une 4e saison d'affilée, peut faire dérailler un plan à lui seul.

Le vétéran quart-arrière peut s'en remettre à son jeu au sol s'il désire faire avancer les chaîneurs. La voie aérienne, avec comme cible de prédilection Michael Thomas, est une autre solution au taux de réussite élevé.

Au même titre que l'affrontement Chiefs-Patriots qui s'est déroulé à l'automne, le rendez-vous du 4 novembre entre les Rams et les Saints, à La Nouvelle-Orléans, a donné lieu à un festin offensif. Les champions de la Nationale l'ont emporté 45-35.

Adeptes du jeu agressif, McVay et Sean Payton ne sont pas le moindrement apeurés d'effectuer des bottés de dégagement truqués ou de déployer leur attaque sur le terrain en situation de 4e essai. Les unités spéciales de part et d'autre devront être sur un pied d'alerte en tout temps.

Rappelons la décision osée, mais fructueuse, de Payton au Super Bowl XLIV, en 2010, lorsqu'il a demandé à la recrue Thomas Morstead de réaliser un botté court surprise pour amorcer le troisième quart.

La Nouvelle-Orléans a plus tard célébré sa première, et seule, conquête du trophée Vince-Lombardi. Les Chiefs et les Rams comptent aussi un triomphe, loin derrière les Patriots, sacrés cinq fois et à une longueur du sommet détenu par les Steelers de Pittsburgh.

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