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Mathieu Betts dans l’antichambre de la NFL en Floride

Mathieu Betts dans l’antichambre de la NFL en Floride

ST. PETERSBURG - Mathieu Betts a réussi à faire briller le casque doré du Rouge et Or de l'Université Laval en Floride lors du premier entraînement de la semaine au East-West Shrine game. Ce match des étoiles, prévu samedi, réunit annuellement une centaine des meilleurs espoirs américains en vue du repêchage de la NFL.

Un texte d'Antoine Deshaies

Mathieu Betts avoue qu’il manquait un peu d'agilité au début de l’entraînement sur le terrain du Tropicana Field de Saint Petersburg. Après tout, le joueur de ligne défensive n’avait pas enfilé ses épaulettes en situation de jeu depuis la conquête de la Coupe Vanier par le Rouge et Or à la fin du mois de novembre.

« J’étais rouillé, mais j’ai bien progressé pendant l’entraînement, a expliqué le joueur de 23 ans. J’estime avoir dominé la majorité de mes confrontations individuelles et j’étais de plus en plus à l’aise dans les jeux à 11 contre 11. »

Betts a notamment réussi à rabattre une passe du quart en fin de séance en plus d’appliquer une pression constante. Tout ça contre des joueurs de ligne provenant des plus grands programmes de football universitaire américains, comme Florida State, Georgia ou encore Mississippi.

« Notre coordonnateur défensif ici nous a dit que les sacs du quart, c’était très bien, mais il voulait surtout qu’on trouve une façon de déranger le quart pour aider nos demis défensifs, explique Betts. Je sens que j’ai ma place avec ces joueurs-là. Il y a certes des gabarits impressionnants, mais rien de hors norme. »

Lui-même s’est présenté en grande forme. Le colosse de 1,92 m (6 pi 3 po) s’est présenté en Floride à 117 kg (258 lb), plus lourd que lors de ses quatre années avec le Rouge et Or.

« J’ai déjà pesé ce poids, mais au cégep quand j’avais découvert les bagels du Vieux-Montréal », a dit à la blague le rapide colosse.

Avant de mettre les pieds sur la côte du golfe du Mexique, Betts a passé une quinzaine de jours à Knoxville, au Tennessee, au gymnase de Charlie Petrone, un préparateur physique qui a notamment guidé Laurent Duvernay-Tardif et Antony Auclair à la même étape de leur parcours vers la NFL.

Les trois Québécois sont représentés par le même agent, le Montréalais Sasha Ghavami.

Auclair, ailier rapproché des Buccaneers de Tampa, est même allé à la rencontre de Betts au Tennessee.

« Il m’a bien expliqué ce qui m’attendait ici cette semaine, ajoute Betts. C’est agréable de me sentir appuyé. C’est une semaine importante pour moi. Le match de samedi n’est pas une finalité en soi, mais je veux m’améliorer tout au long de la semaine et prouver que j’ai ma place dans la NFL. Je ne suis pas en vacances ici. »

Des rencontres avec les Niners, les Titans et les Colts

Toutes les équipes de la NFL ont envoyé leurs émissaires en Floride pour la semaine. Des équipes de la Ligue canadienne sont aussi présentes. Radio-Canada Sports a notamment croisé Jim Popp, le directeur général des Argonauts de Toronto.

À la fin des entraînements, les recruteurs des différentes équipes abordent les joueurs sur le terrain pour en savoir plus sur leur parcours.

Dès la conclusion de l’entraînement de lundi, Betts a discuté avec des recruteurs de San Francisco, du Tennessee et d’Indianapolis.

« Les conversations varient, mais généralement ils veulent simplement apprendre à te connaître, explique Betts. Ils veulent savoir d’où tu viens, les autres sports que tu as pratiqués, ton historique de blessures ou encore un historique familial. »

Les conversations sur ses performances sont plus rares. La plupart des recruteurs ont déjà pu évaluer ses prouesses sur bandes vidéo. Betts a notamment remporté trois fois le titre de joueur de ligne par excellence au football universitaire canadien.

Il a l’occasion, cette semaine, de prouver qu’il peut faire sa place au sud de la frontière, dans un sport un peu différent du sien au Canada. Il a la plateforme idéale pour le faire.

De la centaine de joueurs l’an dernier au East-West Shrine Game, 70 ont réussi à se tailler une place dans l’une des 32 équipes de la NFL.

Le seul Québécois présent en 2018, Régis Cibasu des Carabins de l’Université de Montréal, n’a pas réussi à impressionner suffisamment une équipe de la NFL pour obtenir un contrat.

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