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Andy Reid en quête de rédemption

Andy Reid

Andy Reid

Photo : Getty Images / Donald Miralle

Associated Press

Il y a six ans, Andy Reid était assis dans une loge opulente surplombant le terrain du stade Arrowhead, avec une étincelle dans l'œil et un large sourire sous sa moustache rousse.

Il venait tout juste d’être congédié par les Eagles de Philadelphie après 14 saisons couronnées par une place en finale du Super Bowl.

Il aurait normalement dû être fatigué et abattu, mais il était plutôt déterminé et enthousiaste devant le défi colossal que constituait la reconstruction des Chiefs de Kansas City.

Reid voulait répondre aux critiques disant qu’il avait perdu de sa superbe dans ses dernières années à Philadelphie. Il désirait aussi prouver qu’il pouvait remporter les matchs cruciaux.

Or, l’affable entraîneur adepte de l'autodérision a mené les Chiefs à une seule victoire de leur première apparition au Super Bowl en 49 ans. Sur leur route se trouvent les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, une équipe qui a ruiné les rêves de Reid en de multiples occasions. Mais les Pats devront maintenant battre la meilleure équipe de l’Association américaine de la NFL dimanche.

« Je crois que c’est énorme pour nos partisans et nos familles », a dit Reid lundi.

« Tous y mettent beaucoup d’effort, les entraîneurs et les joueurs, a-t-il ajouté. Il y aura beaucoup de distractions ici. C’est important de nous concentrer sur notre travail. »

C’est la tâche que convoitait Reid quand il a signé son contrat en 2013 pour prendre les commandes d’une équipe qui venait de connaître une saison misérable de deux victoires ponctuée de problèmes hors du terrain.

Cinq années de déception à Kansas City

Dans les éliminatoires, ses Chiefs ont perdu par un point deux fois. Ils aussi ont subi une défaite par la marge de deux points contre les Steelers de Pittsburgh dans leur domicile sans même marquer un seul touché.

Ils ont aussi gaspillé des avances de 18 points deux fois, ce qui n’était arrivé dans toute l’histoire de la NFL qu’en deux occasions.

Il y a trois ans, les Chiefs ont remporté leur premier match éliminatoire en plus de deux décennies avant de se faire éliminer par les Patriots en finale d’association.

Ils accusaient un recul de 14 points au quatrième quart, mais ils ont effectué 16 jeux pour inscrire l’un des deux touchés dont ils avaient besoin. Ils ont ensuite manqué de temps.

« Je ne me soucie pas de tout ça », affirme Reid, qui après la victoire de 31-13 sur les Colts samedi n’a tout de même que deux victoires en six matchs éliminatoires à la barre des Chiefs.

Je me passionne pour l’histoire seulement si elle me permet de m’améliorer. Tu apprends comme ça et tu vas de l’avant. C’est ce qui importe le plus.

Andy Reid, entraîneur-chef des Chiefs de Kansas City

Reid a eu de nombreuses occasions de tirer des leçons. Il a pris part à 25 rencontres éliminatoires en 20 saisons comme entraîneur-chef, soit le plus haut total jamais atteint sans gagner le Super Bowl.

En fait, son unique présence dans la grande finale, quand les Eagles ont été battus par les Patriots en 2005, est le plus petit nombre parmi tous les entraîneurs qui ont remporté 20 matchs éliminatoires.

Cette défaite a probablement été la plus démotivante d’entre toutes. Les Eagles avaient un retard de 10 points à combler tard dans la rencontre et ils ont écoulé de précieuses minutes pour enregistrer un touché.

Ils ont ensuite manqué de temps pour obtenir le placement égalisateur et Reid a essuyé de sévères critiques pour sa mauvaise gestion du cadran.

Ses hommes ne s’en sont jamais préoccupés. Reid a toujours été étiqueté comme un entraîneur près de ses joueurs, qui leur donne le mérite après une victoire tout en portant le chapeau à l’issue d’une défaite.

« J’ai appris énormément en côtoyant coach Reid, a déclaré Patrick Mahomes, jeune quart-arrière des Chiefs. Il est l’un des grands artisans de mes succès cette saison. »

Reid a montré face à Indianapolis qu’il avait appris de ses échecs du passé. Il s'est tenu loin de son approche conservatrice pour adopter une mentalité plus audacieuse.

Les Chiefs ont inscrit trois premiers jeux au quatrième essai pour donner le ton à un match qu’ils ont aisément dominé.

« C’est toujours une dure bataille contre Andy, dit Bill Belichick, son homologue des Patriots. Je n’ai jamais eu la chance de l’avoir de mon côté, mais nous nous sommes affrontés souvent. »

« J’ai toujours eu beaucoup de respect pour sa manière de travailler, renchérit Belichick. Il fait de l’aussi bon boulot que n’importe qui dans la NFL et depuis longtemps. Il soutire le maximum de ses joueurs, il les met en bonne position pour qu’ils soient compétitifs, respectueusement, comme il se doit. »

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