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Eugenie Bouchard et la méthode Michael Joyce

L'entraîneur parle à la Montréalaise entre deux jeux.
Michael Joyce et Eugenie Bouchard Photo: Getty Images / Dave Rowland
Radio-Canada

C'est avec un nouvel entraîneur et une lucidité certaine qu'Eugenie Bouchard aborde cette nouvelle saison, qui se met véritablement en branle aux Internationaux d'Australie lundi.

Un texte d'Alexandre Couture

La Montréalaise de 24 ans ne s'en cache pas, ses relations avec ses anciens entraîneurs n’ont pas toujours été au beau fixe.

Avec Michael Joyce, l’ancien conseiller de Maria Sharapova et de Victoria Azarenka avec qui elle travaille depuis octobre, Bouchard est convaincue d’avoir trouvé la recette gagnante.

« On travaille surtout sur les aspects de mon jeu qui ont été des forces pour moi dans le passé. Il (Michael Joyce) n’essaie pas de changer mon jeu […] ce que des entraîneurs ont essayé de faire dans le passé. Une autre chose que je remarque, c’est son attitude, sa personnalité. Il est vraiment relax, mais en même temps vraiment direct. C’est nécessaire pour une joueuse comme moi. »

En 2018 seulement, Bouchard a eu des essais infructueux avec les entraîneurs Harold Solomon, Robert Lansdorp et Martin Sinner.

Sofia Kenin et Eugenie Bouchard célèbrent leur titre en double avec leur entraîneur.Sofia Kenin et Eugenie Bouchard célèbrent leur titre en double avec leur entraîneur. Photo : Getty Images / Hannah Peters

Quelqu’un qui me surprotège (sugarcoat things for me), c’est une perte de temps. Mais en même temps, c’est stressant être sur le circuit. Il a tellement une attitude décontractée. On peut juste passer du temps ensemble hors du terrain, on s’entend bien.

Eugenie Bouchard

Au tournoi d’Auckland, le public a eu droit à un aperçu de cette nouvelle dynamique. Pendant un match de deuxième tour face à la Néerlandaise Bibiane Schoofs, les caméras ont capté un échange corsé entre Joyce et Bouchard.

  • Tous les points que tu as perdus c'est parce que... elle n'a pratiquement pas gagné un point par elle-même - Joyce
  • O.K., il y a un problème, le problème c'est que je ne suis pas capable de finir mes jeux - Bouchard
  • Non, le véritable problème Genie, c’est ton attitude - Joyce

(extrait en anglais)

Force est d’admettre que les effets bénéfiques de cette nouvelle relation professionnelle n’ont pas tardé à se faire sentir.

Depuis octobre dernier, Bouchard a atteint les demi-finales au Luxembourg, la finale du tournoi d’exhibition à Hawaï et les quarts de finale à Auckland. Elle a également remporté un premier titre en double avec Sofia Kenin en Nouvelle-Zélande.

Refaire ses classes

Bouchard, 79e à la WTA, l’admet sans retenue : les dernières années ont été éprouvantes sur le plan physique et mental. Les blessures et les mauvais résultats sur le terrain ont miné sa confiance.

Après un début de carrière fulgurant, la Québécoise a dû repasser par des étapes qu’elle avait pu éviter. Les qualifications, loin du prestige des courts centraux, ont fait partie de ce « retour du balancier ».

Un exercice difficile pour l’estime de soi, mais nécessaire selon elle.

C’est drôle, parce que, dans mes premières années sur le circuit, j’ai comme sauté toutes ces étapes. Je me rendais dans le tableau principal tout de suite. Je vois ça comme, je refais les étapes que j’ai manquées. J’apprends de tout ça. Je dois travailler très fort pour me retrouver là où j’étais avant.

Eugenie Bouchard

Entourée de sa nouvelle équipe, elle dit avoir retrouvé le plaisir de jouer.

« Avec l’équipe autour de moi, ça fait une grosse différence. Avec Mike et son attitude, j’adore. On travaille très fort, mais c’est relax. On peut avoir du plaisir en même temps que de travailler. Je pense qu’il faut trouver le moyen de s’amuser dans tout ça. »

Surfer sur ses récents succès

Même si les succès éclatants de sa jeune coéquipière Bianca Andreescu ont retenu l’attention dans les dernières semaines, Bouchard débarque en Australie avec le vent dans les voiles.

« Je suis une joueuse qui a besoin de jouer beaucoup. Il y a encore beaucoup de travail à faire, mais avoir gagné ses matchs, d’avoir bien performé dans les derniers tournois, ça me donne de la confiance. »

Eugenie Bouchard célèbre un point.Eugenie Bouchard défait l'Espagnole Carla Suarez Navarro en deux manches de 6-1 et 6-0. Photo : @WTA/Twitter

Au premier tour des Internationaux d’Australie, la Westmountaise croisera le fer avec la Chinoise Peng Shuai, 129e du monde. Les deux joueuses se sont déjà affrontées sur le même terrain en 2017.

« J’ai joué contre elle ici il y a deux ans. J’avais gagné, mais elle est une adversaire difficile. Elle a un très bon revers, elle frappe très plat et profond. Je veux prendre le contrôle du match dès le départ. »

Bouchard voudra éviter une sortie hâtive comme l’an dernier. Le parcours de la Québécoise s’était abruptement terminé au deuxième tour contre la Roumaine Simona Halep, première raquette mondiale.

Pourtant, au cours de sa carrière, Bouchard a connu de beaux moments sur les terrains australiens. En 2014 et 2015, elle avait atteint respectivement les demi-finales et les quarts de ce tournoi du grand chelem. Des résultats qui l'avaient propulsée au rang de super vedette, avec toute la pression que cela pouvait comporter.

Avec les informations de Carole Bouchard

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