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Laurent Dubreuil à la recherche d'un toit pour les mondiaux

Laurent Dubreuil au 500m du patinage de vitesse sur longue piste

Laurent Dubreuil au 500m du patinage de vitesse sur longue piste. (Photo: Getty Images/AFP/Aris Messinis)

Photo: Radio-Canada

Pour la deuxième année d'affilée, Laurent Dubreuil tente de trouver un bon samaritain pour l'héberger durant les Championnats du monde de sprint, aux Pays-Bas. Patinage de vitesse Canada n'a pas d'argent pour lui payer l'hôtel et le patineur de Lévis devra débourser de sa poche s'il ne se trouve pas un toit.

C’est sûr que c’est un peu frustrant. Idéalement, je n’aurais pas à me préoccuper de ces affaires-là. Mais on fait avec ce qu’on a. Si je n’avançais pas du tout, probablement que j’irais pas à un Championnat du monde à mes frais pour me faire planter. Mais là, je ne suis pas loin d’être un prétendant au podium, donc il n’y a aucune chance que je rate ça, même si ça me coûte un peu d’argent.

En grande forme

C’est que Dubreuil est en pleine possession de ses moyens depuis quelque temps. Il y a à peine une semaine, à la Coupe Canada, il a signé le cinquième temps de l’histoire sur 500 mètres, évidemment un record personnel.

Mais voilà, le budget de la fédération canadienne est limité, peu importe les performances du Québécois.

C’est pourquoi il s’y est pris un mois à l’avance pour lancer un appel à tous sur Facebook, vendredi, afin de trouver quelqu’un pouvant l’héberger à Heerenveen, en février. En échange d'un lit pour une dizaine de jours, il promet des billets pour assister aux mondiaux et même du sirop d'érable.

C'est absolument incroyable sur des poffertjes (crêpes hollandaises), argue-t-il.

Plus facile à Heerenveen

L’an dernier, les Championnats du monde de sprint étaient en Chine, donc j’étais resté en Asie après les Olympiques. Évidemment, Facebook étant banni en Chine, ce n’était pas vraiment une option de lancer un appel comme je l’ai fait aujourd’hui. On est donc resté à l’hôtel et ça a coûté un peu plus cher.

Cette fois, par contre, le patineur a bon espoir de se trouver un toit. « Je suis un peu chanceux que ce soit à Heerenveen. Ce n’est pas une métropole, mais c’est la ville du patinage de vitesse dans le monde. Le pourcentage de personnes qui sont amateurs de patin et qui suivent ça est très élevé. »

Pas question de trop se tracasser, donc, alors que sur la glace tout semble tomber en place pour lui.

Mon temps record, la semaine dernière, m’a vraiment surpris. Je ne m’attendais pas du tout à ça. Cet automne, en Coupe du monde, il me manquait juste un peu de force. J’ai eu un petit deux semaines d’entraînement avant de partir à Calgary. Ça peut sembler peu, mais j’ai eu le temps de corriger certaines lacunes que j’avais physiquement.

Dubreuil a bien l’intention de construire sur ce résultat.La prochaine fois que je vais me pointer sur la ligne, je sais que je suis capable de faire ce temps et que je l’ai fait. Il y a une grosse différence entre rester en terrain connu et essayer de faire quelque chose qu’on n'a jamais fait.

Québec

Patinage de vitesse