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« Ce n'est pas demain que ça va changer » - Gilles Courteau

Gilles Courteau en entrevue et il est souriant
Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau Photo: Radio-Canada / Guillaume Aubut

Des échanges, il y en aura toujours beaucoup dans la LHJMQ. Le commissaire Gilles Courteau estime que les joueurs de son circuit ne sont pas à la merci d'un système qui leur est défavorable.

Un texte de Jean-François Poirier

« Pour évaluer si c'est trop, pas assez ou correct, il faut prendre le temps de décortiquer comme il faut pour arriver à des justifications », dit-il à propos de la statistique qui démontre que 105 joueurs d'âge junior ont été échangés dans la LHJMQ depuis l'ouverture des camps.

« Ce qui a amené un nombre d'échanges aussi important durant la période des fêtes, c'est que la ligue accueille le tournoi de la coupe Memorial. Halifax sera l'équipe hôtesse. Exceptionnellement, plusieurs clubs aspirent à devenir la deuxième équipe de la LHJMQ à ce tournoi cette année et pensent avoir une chance d'y participer. »

La LHJMQ célèbre en 2019 ses 50 ans. Sous la gouvernance de 33 ans de Gilles Courteau, les équipes ont déployé de nombreux efforts pour encadrer leurs hockeyeurs sur le plan des études, mais le modèle qui permet un nombre illimité d'échanges n'a pas été modifié.

C'est la réalité à laquelle font face ces adolescents qui réclament parfois eux-mêmes un déménagement. Le commissaire n'a pas l'intention de mettre un frein à cette pratique.

« Ce n'est pas demain que ça va changer. Les échanges sont conclus selon les besoins et les aspirations des équipes. Imposer des quotas n'est pas une avenue. »

Et la réussite scolaire du joueur échangé? Est-ce qu'un mouvement de parents insatisfaits de cette instabilité pourrait surgir?

« Je ne pense pas, affirme Gilles Courteau sans hésitation. Chaque année, on a des demandes de parents qui veulent que leur garçon soit échangé. Je n'ai pas de statistiques là-dessus, mais il faut prendre cela en considération pour faire une évaluation du nombre d'échanges. Mais bien sûr que des gens vivent une déception lors d'un échange parce qu'ils adorent leur encadrement. Ce n'est pas toujours évident... »

Gilles Courteau précise que les déménagements se font à des périodes précises de l'année afin de faciliter la transition du jeune vers un nouvel établissement scolaire durant une pause.

« Notre ligue a des règlements en fonction des études. Il y a quatre périodes d'échanges par année. À la période des fêtes, c'est le moment durant lequel le joueur est en arrêt et qu'il peut changer d'école. Nos équipes offrent un encadrement au joueur. Tout est en place pour lui permettre de bien s'intégrer. »

Un règne de 33 ans qui amène un lot de souvenirs impérissables

« Ça a passé très vite et je vois ça comme un signe positif. La conquête de la Coupe Memorial par les Prédateurs de Granby en 1996 et le premier match à Halifax lors de l'expansion de LHJMQ dans les Maritimes restent des moments marquants. La ligue a connu une évolution phénoménale en 50 ans. Tout ce qu'on a fait a été centré sur le joueur pour s'assurer qu'il obtienne le meilleur encadrement possible à l'extérieur et sur la glace. »

Le traitement réservé sur les réseaux sociaux à l'attaquant Maxime Comtois des Voltigeurs de Drummondville, capitaine de la formation canadienne lors du Championnat du monde de hockey junior, a profondément choqué le commissaire Courteau.

« C'est inexcusable. Rien ne peut justifier une utilisation des réseaux sociaux pour déblatérer ainsi sur quelqu'un. C'est malheureux que tu puisses dire n'importe quoi sans être identifié et éviter des conséquences. Nous offrons un encadrement aux joueurs pour qu'ils utilisent les réseaux sociaux à bon escient et qu'ils apprennent à bien réagir lorsqu'ils font face au négatif. »

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