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Nathan MacKinnon porte le chapeau

Photo: Getty Images / Matthew Stockman

Nathan MacKinnon n'a pas fait l'autruche devant la multitude de journalistes qui l'attendaient à sa sortie de l'entraînement de l'Avalanche du Colorado au Centre Bell, vendredi.

Un texte d’Alexandre Gascon

Il y a deux jours, la sainte colère qu’il a piquée envers son entraîneur, Jared Bednar, a fait grand bruit et a laissé planer le doute sur l’ambiance qui prévaut dans le vestiaire des représentants des Rocheuses.

Pourtant, à regarder l’entraînement intense et l’ambiance de franche camaraderie qui régnait entre les joueurs vendredi midi, il aurait été impossible de dire qu’on avait sous les yeux une équipe qui a perdu 8 de ses 9 derniers matchs (1-6-2).

La frustration de la défaite de mercredi maintenant ravalée, MacKinnon a bravé la tempête.

« C’est inacceptable de ma part. Je ne peux pas faire ça. Ils ont marqué dans un filet désert et j’étais frustré. J’aime jouer pour Bednar, tout le monde aime jouer pour lui. C’est ma faute et je prends mes responsabilités », a expliqué la jeune vedette de l’Avalanche.

En furie sur le banc des visiteurs à Calgary, MacKinnon a joyeusement invectivé l’entraîneur, tout simplement parce que « je trouvais qu'on aurait dû retirer le gardien [avant]. C’est tout. C’était stupide. », a-t-il spécifié.

L’Avalanche a entamé la saison sur les chapeaux de roue avec une fiche de 16-6-5. Depuis ce temps, les défaites se sont accumulées (4-10-3), le moral s’est assombri, ce qui a eu un effet boule de neige sur l’humeur de l’adjoint au capitaine, entre autres.

« Aussitôt que je marchais vers le vestiaire, j’avais déjà oublié », a assuré Bednar.

« Ça ne m’a pas du tout dérangé. Voilà la chose que j’aime à propos de Nathan et certains joueurs du club, c’est le feu, la passion et les émotions avec lesquelles ils jouent. C’est de ça que tu as besoin dans ce sport. Voilà ce qui le rend si bon. Je ne voudrais jamais freiner ça », a reconnu l’entraîneur-chef.

Les deux hommes ont d'ailleurs mis les choses au clair dès le lendemain. Pas besoin d'attendre l'entraînement à Montréal, dans un marché où l'histoire allait assurément faire couler beaucoup d'encre.

Photo : Getty Images / Matthew Stockman

« Il n’y a pas de doute qu’il grandira de cet incident. Comme je l’ai entendu le dire, c’est inacceptable et il n’avait pas à agir de la sorte. Mais nous sommes tous humains et nous avons des émotions. Je peux comprendre sa réaction. Quand tu traverses une période creuse, tu te fâches plus rapidement. Mais en même temps, tu n’envoies pas le bon message au reste de l’équipe quand tu perds patience », a avoué son capitaine, Gabriel Landeskog.

D’ailleurs, Landeskog, bon samaritain, l’a aidé à se relever quand le jeune centre a perdu pied au beau milieu de sa diatribe.

À bien y penser…

« J’aurais dû le laisser à terre, mais je suis un bon gars. »

Aux gardiens de se lever

Malgré ses récents déboires, l’Avalanche (20-16-8) s’accroche toujours à sa 7e place au classement de l’Ouest. Et sa disette actuelle n’a rien à voir avec une quelconque sécheresse offensive de ses meilleurs éléments.

Landeskog, MacKinnon et Mikko Rantanen forment toujours le trio le plus prolifique de la LNH. Les trois complices ont compilé 30 points pendant ce mauvais segment de neuf matchs et ont réussi près de la moitié des buts de toute l’équipe (48,3 %) depuis le début de l’année.

L’absence de production secondaire de qualité a étonnamment un effet limité sur le mauvais rendement de l’équipe, qui pointe d’ailleurs au 5e rang de la ligue avec 151 buts marqués.

Non, le problème se trouve davantage devant le filet.

C’est en bas de la moyenne ces temps-ci. Il faut qu’ils soient meilleurs.

L'entraîneur-chef de l'Avalanche, Jared Bednar, à propos de la tenue de ses gardiens

En quatre matchs en 2019, l’Avalanche a dominé outrageusement en obtenant 158 tirs au but contre seulement 89 pour l’adversaire. Pourtant, les hommes de Bednar ont accordé plus de buts qu’ils n'en ont inscrits (18 contre 17).

Ce qui représente un inquiétant pourcentage d’arrêts de 79,8 % pour les gardiens Phillip Grubauer, Semyon Varlamov et Pavel Francouz.

« On doit aider nos gardiens un peu plus » a estimé MacKinnon.

« On a marqué des buts, on a retrouvé notre confiance de ce côté. Notre avantage numérique peut être meilleur aussi », a-t-il enchaîné.

Leur désavantage aussi. Le Colorado détient le 26e rang avec une efficacité de 75,5 % avec un homme en moins.

Remarquez, avec le Canadien comme adversaire samedi soir, les joueurs peuvent dormir tranquille.

En rafale

Rantanen et Tyson Barrie étaient absents de l’entraînement vendredi profitant d’une journée de traitements. L’entraîneur-chef s’est montré très optimiste quant à la possibilité qu’ils soient en uniforme face au Tricolore.

L’Avalanche est une des jeunes équipes de la LNH avec une moyenne d’âge de 26,3 ans. Landeskog a admis que cette inexpérience peut parfois jouer de vilains tours lorsque vient le temps de se sortir d’une léthargie.

« C’est un peu plus difficile. Il y a des joueurs qui ont moins d’expérience dans ce vestiaire. Tu ne sais pas comment ils réagiront dans l’adversité. Mais ce n’est pas plus facile pour les vétérans. Nous devons rester positifs et solidaires. Nous savons que nous méritons mieux. Si nous continuons à jouer ainsi, nous aurons de meilleurs résultats », a fait valoir le capitaine.

Il s’agira du second et dernier affrontement entre les deux équipes cette saison. Montréal s’était incliné 2-1 lors de sa visite à Denver le 19 décembre.

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