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Dick Pound ne s'inquiète pas du retard de Moscou

Dick Pound
Dick Pound Photo: AFP / Photo/Andres Leighton
AFP

L'un des fondateurs de l'Agence mondiale antidopage (AMA), Dick Pound, n'est pas favorable à de nouvelles sanctions contre la Russie, si l'AMA parvient à obtenir les données des contrôles de l'ancien laboratoire de Moscou.

« Ce n'est pas la fin du monde s'ils ont quelques jours de retard. »

Cette mission de récupération des données est en cours et pourrait se terminer ce week-end, mais la question de nouvelles sanctions du gendarme mondial antidopage se pose, car la Russie n'a pas respecté la date limite du 31 décembre fixée par l'AMA.

« L'objectif principal, c'est d'avoir accès au laboratoire et aux données, si c'est avec quelques jours de retard, ce n'est pas la fin du monde, a déclaré le premier président de l'AMA (1999-2007), dans un entretien téléphonique avec l'AFP.

« C'est plus important de se concentrer sur les informations, de les évaluer pour être sûr qu'elles sont complètes, qu'elles n'ont pas été altérées, et de voir s'il y a des cas de dopage qui doivent être poursuivis. »

L'authenticité des données « est la grande question », selon l'avocat canadien, « cela prendra probablement un mois ou deux ».

L'AMA a été vivement critiquée pour avoir levé en septembre les sanctions contre la Russie, accusée de dopage institutionnel, sans obtenir les données de l'ancien laboratoire de Moscou, l'une des conditions qu'elle avait pourtant fixées.

« Nous étions bloqués auparavant (...) la décision de septembre était un moyen de progresser », a-t-il expliqué.

« La menace de non-conformité » avec de nouvelles règles, « c'est ce qui les a amenés à finalement fournir les informations ».

Dick Pound a rappelé que, désormais, l'AMA était dotée d'un arsenal plus solide pour les organisations non conformes au Code mondial antidopage.

En septembre, « tout le monde a pensé que l'on disait : "Bienvenue à la Russie." Mais pas du tout », a-t-il ajouté.

Dick Pound a évoqué que si l'AMA avait suspendu l'Agence antidopage russe (RUSADA) pendant trois ans, « les fédérations sportives internationales, elles, n'ont rien fait, à part la fédération d'athlétisme » (IAAF), qui a banni le drapeau et l'hymne russes de ses compétitions depuis novembre 2015 et n'accepte que des sélections d'athlètes triés sur le volet, sous bannière neutre.

Depuis le 1er avril 2018, l'AMA dispose de règles qui lui permettent, en dernier recours et avec un droit d'appel devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), de priver un pays de Jeux olympiques si son organisation nationale antidopage est déclarée non conforme au Code mondial antidopage.

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