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chronique

Andrew Shaw manque au Canadien

Andrew Shaw marque face à Petr Mrazek des Hurricanes en troisième période.
Andrew Shaw marque face à Petr Mrazek des Hurricanes en troisième période. Photo: Reuters / USA Today Sports
Guy D'Aoust

BILLET - En octobre, on commençait à le trouver lent. On a même entendu certains experts suggérer, du bout des lèvres, qu'on rachète son contrat à la fin de la saison. Et tout à coup, Andrew Shaw a recommencé à jouer comme il le faisait à ses meilleurs jours à Chicago. Jusqu'à ce qu'une blessure le force à s'absenter le 31 décembre.

Depuis, sa présence manque cruellement au Canadien. Shaw provoque les choses. À ses meilleurs moments, il peut lui-même assurer leur conclusion heureuse.

Sa ténacité devant le filet adverse lui vaut du succès en avantage numérique. Il a marqué trois buts en supériorité numérique depuis le début de la campagne. C’est peu, mais le CH en marque si peu que ça lui vaut le 2e rang de l’équipe à égalité avec Max Domi. Trois buts avec l’avantage d’un homme, c’est un de moins que le meneur Tomas Tatar qui en compte quatre. Et surtout, c’est un de plus que Jonathan Drouin dont ça devrait pourtant être le pain et le beurre.

0 en 11

Avant d’affronter les Blues de Saint Louis, jeudi soir, c’était la fiche du Tricolore en supériorité numérique depuis qu’Andrew Shaw a quitté la rencontre du 31 décembre contre les Stars, à Dallas. Aucun but en 11 avantages numériques.

Cet aspect du jeu de l'équipe est pathétique. Et sans Shaw, sans sa ténacité devant le filet adverse, c’est pire encore.

Exécution

Il y a plusieurs années déjà, Steve Shutt, ancien marqueur de 60 buts lui-même, m’avait affirmé que la clé pour l’avantage numérique, la seule, c’est l’exécution. Point final.

Shutt me disait alors qu’on n’avait rien inventé depuis que Wayne Gretzky avait décidé d’utiliser l’arrière du filet pour distribuer les rondelles. Rien.

On aura beau s’entraîner, effectuer des permutations, un avantage numérique, ça reste cinq joueurs qui s’échangent la rondelle pour créer une ouverture autour de quatre joueurs qui forment la boîte pour les en empêcher.

Ovechkin

Tous les rivaux d’Alex Ovechkin connaissent sa tactique, son positionnement et son tir à la réception depuis le haut du cercle d’engagement à la droite du gardien. Tous.

Mais Ovechkin continue de la mettre dedans. C’est en effet son exécution qui fait la différence. La force et la précision de son tir, la vitesse à laquelle il le décoche déjoue toute forme de tactique en défense.

C’est une question d’exécution.

Or, du côté du Canadien, on exécute peu ou mal. Le talent disponible n’a rien à voir avec celui des Penguins ou du Lightning d’ailleurs. Sinon, on n’aurait qu’à regarder les vidéos des meilleurs et à les imiter.

Mais encore faut-il en être capable.

Le CH ne l’est pas. Et il l’est encore moins sans Andrew Shaw.

Gros pari

Un mot sur l’Impact, pour changer.

L’organisation a accepté un pari très risqué pour ne pas jouer de matchs locaux dans la neige et devant des gradins dégarnis. L’Impact jouera ses six premiers matchs de la prochaine saison à l’étranger. Et huit de ses neuf premiers.

La saison dernière, les 23 formations de la MLS ont remporté 97 victoires sur une possibilité de 391 à l’étranger (moyenne d’efficacité de ,248). L’Impact a amassé 11 points sur une possibilité de 51 à l’étranger (efficacité de ,215).

Qui voudra aller voir l’Impact s’il se présente au stade Saputo avec une fiche de 1-7-1 à la fin d’avril?

Un gros pari!

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