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Moscou veut éviter de nouvelles sanctions et invoque un problème logistique

Une enseigne devant le siège de l'Agence russe antidopage (RUSADA) à Moscou
L'Agence russe antidopage Photo: Reuters / Maxim Shemetov
Radio-Canada

La Russie a expliqué mercredi que ce sont des problèmes « logistiques » qui ont empêché l'Agence mondiale antidopage (AMA) de récupérer des données de l'ancien laboratoire de Moscou.

« Les données comme telles étaient prêtes à être remises [à l'AMA] déjà la fois précédente. Mais il y a eu en effet certains désaccords de travail concernant les supports de données », a précisé à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

« Ce sont donc plutôt des questions [...] logistiques », a-t-il assuré, en soulignant que des « contacts intenses » entre les organismes sportifs russes et l'AMA étaient en cours.

Cette déclaration intervient alors qu'une équipe de trois experts de l'AMA est arrivée mercredi en Russie pour avoir accès aux données de l'ancien laboratoire de Moscou et les extraire, selon l'AMA, une opération qui peut durer trois jours.

« Les membres de l'équipe sont arrivés à Moscou, et comptent commencer leur travail demain (jeudi) », a indiqué à l'AFP une source au sein de l'AMA.

La précédente visite des experts de la lutte antidopage à Moscou, à la mi-décembre, s'était soldée par un échec, les Russes remettant en cause la conformité de l'équipement utilisé, selon l'AMA.

Le comité exécutif de l'AMA ne prendra pas de décision sur de possibles sanctions avant sa réunion prévue les 14 et 15 janvier, ce qui ouvre la voie à de nouveaux rebondissements, surtout si la nouvelle mission dans la capitale russe est couronnée de succès.

L'AMA a exigé de l'Agence russe antidopage (RUSADA) la remise de ces données avant le 31 décembre. Le délai n'a pas été respecté, et la Russie, accusée de dopage d'État entre 2011 et 2015, risque désormais en théorie de nouvelles sanctions.

La Russie a été bannie depuis novembre 2015 de toute compétition par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF).

Lors de sa dernière réunion le 4 décembre, l'IAAF, qui autorise néanmoins des athlètes russes triés sur le volet et sous bannière neutre, avait maintenu les sanctions, en réclamant à nouveau les données des contrôles de l'ancien laboratoire de Moscou.

De son côté, l'AMA s'était montrée plus indulgente en acceptant, le 20 septembre 2018, de lever la suspension de la RUSADA.

Avec les informations de Agence France-Presse

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