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La commission des athlètes du CIO appuie de nouvelles sanctions contre la Russie

La présidente de la commission des athlètes du Comité international olympique, Kirsty Coventry, lors d'une conférence.

La présidente de la commission des athlètes du Comité international olympique, Kirsty Coventry.

Photo : Getty Images / Matt Roberts

Radio-Canada

La commission des athlètes du Comité international olympique (CIO) a annoncé vendredi qu'elle appuierait de nouvelles sanctions de l'Agence mondiale antidopage (AMA) contre la Russie, qui n'a pas fourni les données du laboratoire de Moscou avant la date butoir du 31 décembre 2018.

Le Comité de révision de la conformité (CRC) de l'AMA se réunira à Montréal les 14 et 15 janvier pour entendre la mission d’experts dépêchée à Moscou qui s’est vu refuser l’accès aux données du laboratoire moscovite.

Le CRC présentera ensuite un rapport au Comité exécutif de l’AMA, qui, lui, jugera de la conformité ou non de l’Agence russe antidopage (RUSADA) et de sanctions possibles à imposer à la Russie.

La commission des athlètes du CIO avait défendu, en septembre, la décision de l’AMA de lever partiellement les sanctions ciblant la RUSADA depuis novembre 2015 après le scandale de dopage étatisé en Russie.

Des regroupements d’athlètes et des organisations antidopage s’y étaient fortement opposés, alors que la suspension de la Fédération russe d’athlétisme avait été maintenue par la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF).

En faveur de la ligne dure

« En tant que membre de la commission d’athlètes du CIO, nous sommes extrêmement déçus que la RUSADA n’ait pas respecté la date limite », peut-on lire dans un communiqué de la commission.

« Nous souhaitons que le Comité de révision de la conformité soumette des recommandations appropriées au Comité exécutif de l’AMA à la lumière de sa décision de septembre 2018. »

Sans donner plus de détails sur ce qui est entendu par « recommandations appropriées », le communiqué soutient que la levée de la suspension visant la RUSADA prévoyait des « sanctions plus sévères et plus concrètes » en cas de non-respect des délais fixés.

La présidente de la commission des athlètes, Kirsty Coventry, ex-championne de natation et actuelle ministre zimbabwéenne des Sports, avait déclaré à Reuters, en octobre dernier, que « si [la commission] n’obten[ait] pas ce qu'[elle voulait, elle devrait] prendre des décisions difficiles ».

« Une immense plaisanterie »

Le patron de l'Agence américaine antidopage (USADA) avait jeudi réclamé une réponse rapide de l’AMA.

« Voyons si une décision pourra être prise le 14 janvier, mais n’oublions pas que ce ne sont que des recommandations qui seront soumises au Comité exécutif de l’Agence mondiale antidopage », avait déclaré Travis Tygart.

« Organiseront-ils une réunion d’urgence le 15 janvier, alors que c’est ce qu’ils devraient faire? C’est le flou entourant ce processus qui est frustrant pour les athlètes propres. »

Cela dit, le président du CRC, Jonathan Taylor, avait appuyé l’idée de reporter la décision à la mi-janvier.

« En cas de non-conformité, le CRC considère que les procédures extraordinaires nécessitent tout de même que l’AMA accorde un droit de réponse légitime aux autorités russes », a déclaré l’avocat britannique à la BBC.

« Certains peuvent prétendre qu’il n’y a rien à considérer, que la non-conformité est évidente, que les explications ne sont pas pertinentes, et donc que ce processus est superflu et par le fait même inutile », a-t-il ajouté.

« La cour ne tient pas compte de tels arguments, et les risques de succès d’une contestation sont importants, ce que personne ne souhaite. »

Avec les informations de Reuters

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