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Sept matchs plus tard, Brett Kulak y est toujours

Photo: Getty Images / Minas Panagiotakis

Une hirondelle ne fait pas le printemps. N'empêche, Brett Kulak est en train de faire mentir bien des observateurs et, en attendant la belle saison justement, le Canadien compte sur lui pour passer l'hiver.

Un texte d’Alexandre Gascon

Quand Claude Julien l’a associé à Shea Weber le 1er décembre, qui aurait parié sur sa présence à la gauche du capitaine sept rencontres plus tard?

L’échantillon est encore mince, mais son ratio défensif de +4 et sa bonne tenue en général, en dépit du fait qu’il n’a pas encore de point à sa fiche, ont impressionné l’état-major.

C'est le même gars qu’on voyait à Laval. Il patine bien avec la rondelle, il referme rapidement le jeu.

Claude Julien à propos de Brett Kulak

Jusqu’à présent, le défenseur d’Edmonton comble une lacune qui a engendré d’innombrables discussions au cours de la dernière année, soit dénicher un partenaire pour Weber.

Celui à qui l’on promettait le poste, David Schlemko, n’aura pas fait long feu. L’expérience n'aura duré qu'un match.

Puis, l’entraîneur a eu cette révélation de jumeler Kulak au numéro 6. Depuis, l’arrière de 24 ans a dépassé quantités de rivaux dans l’organigramme du CH comme Schlemko, Victor Mete, Karl Alzner, Xavier Ouellet et alouette.

Avant son séjour avec le Canadien, Kulak avait déjà disputé 101 matchs dans la LNH, tous avec les Flames, mais jamais ses responsabilités ne s’étaient apparentées à ce qui lui est demandé actuellement.

En 71 matchs en Alberta l’année dernière, il jouait en moyenne 12 min 59 s par match. À Montréal, son utilisation a grimpé à 19:28, faisant de lui le quatrième arrière pour le temps de glace.

Comme il ne joue pratiquement pas dans les unités spéciales, le bond est encore plus spectaculaire à forces égales. Seul Weber joue davantage en ces circonstances (19:28 contre 18:27 en moyenne).

Discret et efficace

« C’est vraiment un bon professionnel. Il est ici très tôt tous les jours. Il fait sa petite affaire. Tu le vois dans son attitude. Il fait les bonnes choses, il se prépare bien, il se repose suffisamment. C’était un bon professionnel à Laval, il était un bon exemple là-bas et il continue à le faire ici », a dit son entraîneur.

Efficace à court terme, il est permis de douter que Kulak devienne une solution permanente au sein du premier duo d'arrières. Rares sont les septièmes défenseurs qui se transforment en joueur de premier duo défensif à la mi-vingtaine.

Même si Kulak a bien paru lorsqu’il s’est mesuré au trio de Patrick Kane ou Matt Duchene par exemple, le duel contre les Hurricanes, jeudi soir, a montré les premiers signes de ralentissement.

Il s’est fait déborder aisément par Sebastian Aho qui en avait alors profité pour resserrer l’écart. Un peu plus tôt, il avait commis deux revirements au profit de Justin Williams. L’attaquant de la Caroline avait failli porter un dur coup au Tricolore.

« Aho m’a surpris avec beaucoup de vitesse sur son but. À quelques reprises, je n’ai pas pris la bonne décision, ce sont des choses qui arrivent. C’est une bonne ligue. Tu dois être la meilleure version de toi-même, chaque présence, chaque soir », a avoué Kulak après l'entraînement des siens vendredi.

« Je sais qu’il n’a pas eu son meilleur match hier soir, il a eu des moments difficiles, ce qui arrive à tout le monde, a reconnu Claude Julien.

Brett Kulak célèbre un but en compagnie de Phillip Danault et Jeff Petry.Brett Kulak célèbre un but en compagnie de Phillip Danault et Jeff Petry. Photo : Getty Images / Jana Chytilova/Freestyle Photo

« Mais il joue sur le bout des orteils, il transporte la rondelle. Parfois, il a besoin de simplifier les jeux. Hier, il forçait peut-être un peu. Mais à part ça, il compétitionne, peu importe qui est dans le coin, il y va, il se bat. Parfois, il gagne grâce à son agressivité, parfois, en raison de son engagement, même contre des joueurs plus gros. »

« Un joueur comme ça maintient son niveau de jeu d’habitude. Même s’il a des creux de vague ici et là, c’est le genre de gars qui te donne de la constance », a-t-il enchaîné.

Constance. Voilà le mot-clé. La mère de toutes les qualités dans la LNH. Parlez-en à Mike Reilly, il se le fait reprocher presque tous les jours par son patron. C’est probablement pour ça d’ailleurs qu’il n’a pas eu droit à une audition avec Weber.

Alors que Reilly se met parfois martel en tête et tente de traverser la patinoire pour créer des occasions de marquer, Kulak, lui, se contente d’une bonne première passe et de peaufiner son positionnement sur la glace.

Il ressent peut-être la pression de jouer en compagnie du meilleur défenseur du club, mais, pour l’instant, il n’en laisse rien transparaître.

En rafale

Trois joueurs du Canadien, dont le gardien Carey Price et le défenseur Shea Weber, ont bénéficié d'un congé d'entraînement au lendemain de la victoire de 6-4 sur les Hurricanes de la Caroline pour des traitements.

Price, Weber et l’attaquant Michael Chaput n’étaient pas de la séance vendredi matin à Brossard.

La troupe de Claude Julien se prépare à affronter les Sénateurs d’Ottawa (13-15-4) pour la dernière fois de la saison. Le match aura lieu samedi soir au Centre Bell.

Le CH (16-11-5) a vaincu les Sénateurs deux fois en 48 heures, les 4 et 6 décembre, chaque fois par la marque de 5-2.

Ottawa avait remporté le premier affrontement, 4-3 en prolongation, le 20 octobre, au Centre Canadian Tire.

Les Sénateurs ont perdu quatre de leurs cinq derniers matchs. Ils seront les visiteurs à Détroit vendredi soir.

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