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Bon départ pour Simon Després avec le Rocket

Simon Després (no 37) et Jack Rodewald (no 12)
Simon Després (no 37) et Jack Rodewald (no 12) Photo: Rocket de Laval
Radio-Canada

Simon Després est rentré au bercail dans son patelin lavallois la semaine dernière après deux mois loin du hockey nord-américain. Le défenseur ne pense qu'au Rocket, sa nouvelle équipe, et à rien d'autre. Il y aura bien d'autres occasions plus tard, mais il les évaluera en temps et lieu.

Un texte de Félix St-Aubin

Desprès a aidé le Rocket à amasser deux précieux points samedi. Le Québécois a touché la cible en prolongation d’un tir frappé. La veille, à son baptême du feu avec l'équipe lavalloise, il avait récolté une aide.

Ce nouveau départ, qui pourrait le mener à la Coupe Spengler entre Noël et le jour de l’An, voire lui rouvrir les portes du circuit Bettman à plus long terme si les nombreuses pièces du casse-tête tombent en place, s’est amorcé d’une manière favorable sur le plan personnel pour l’arrière de 27 ans.

« Les entraîneurs me placent dans une position pour performer, ils me font travailler fort durant les pratiques, raconte le choix de premier tour des Penguins de Pittsburgh en 2009. Je continue de donner le meilleur de moi-même, [d’afficher] une bonne attitude au travail et d’aider l’équipe du mieux que je peux pour gagner. »

Seule ombre au tableau, sa forme physique fait défaut en raison de la pause qu’il s’est accordée après avoir terminé son essai professionnel avec le Canadien et refusé un contrat de la Ligue américaine de hockey (AHL) au début du mois d'octobre.

[J’ai du travail à faire] au niveau cardiovasculaire. Ça faisait deux mois que je n’avais pas joué un match de hockey, ça prend du temps pour se remettre dedans. D’habitude, ça prend deux semaines à ton corps pour s’habituer à ça. Donc, d’ici cinq jours, je devrais être correct.

Le défenseur Simon Després
Michael McNiven (no 40), Colin Greening (no 10), Simon Després (no 37) et Jake Evans (no 10)Michael McNiven (no 40), Colin Greening (no 10), Simon Després (no 37) et Jake Evans (no 10) Photo : Rocket de Laval

Le produit des Sea Dogs de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick, s’est exilé en Europe pendant quelques semaines afin de prendre du temps pour lui. Il a du même coup soigné des blessures en attendant une occasion pour replonger dans le hockey professionnel.

« Aujourd’hui, je suis avec le Rocket et je me concentre là-dessus. Une journée à la fois. J’essaie de ne pas penser trop loin. Mon objectif, c’est d’aider l’équipe à gagner le prochain match mercredi contre [les Senators de] Belleville. On leur en doit une, ils nous ont donnés une volée lors de la dernière rencontre. »

Simon Després est conscient des ouvertures sur le flanc gauche à la ligne bleue montréalaise, mais garde les pieds sur terre. Il ne se projette pas trop loin en avant.

« Honnêtement, je ne pense pas à ça. Je pense à où je suis en ce moment avec le Rocket. Si je me concentre là-dessus, habituellement les choses débouchent par elles-mêmes. Je focalise sur ce que je peux faire et […] j’essaie de ne pas penser trop loin dans l’avenir. »

Une défense rehaussée

L’arrivée de Després avec le Rocket a été précédée de celles de ses homologues Karl Alzner et Victor Mete. Xavier Ouellet s’est également ajouté à la brigade défensive à l’entraînement matinal de lundi.

Ces trois arrières ont commencé la saison à Montréal avant d’emprunter la ligne orange jusqu’à Laval. Joël Bouchard a désormais sous la main une unité du calibre de la LNH.

Karl Alzner (no 16)Karl Alzner (no 16) Photo : Rocket de Laval

« En ayant Alzner, Mete, maintenant Després, et Ouellet, ça nous amène plus de profondeur à la défense, affirme l’entraîneur-chef. Ce sont de bonnes personnes, des gars qui sont proches de la LNH, mais il y a une raison pour laquelle ils sont ici : c’est pour travailler et s’améliorer. »

Cédé au Rocket il y a deux semaines exactement, Alzner impressionne Bouchard par son engagement. Le vétéran du groupe, et d’ailleurs le seul trentenaire dans la formation, peut en inspirer plus d’un, indique Bouchard.

Beaucoup de personnes pourraient penser qu’un gars qui vient ici avec son contrat, son salaire et l’argent qu’il a fait pourrait simplement se présenter et mettre un effort moindre ou faire le minimum. Je le sens vraiment engagé avec les joueurs, on a mis une lettre sur son chandail parce qu’il le mérite, mais aussi parce qu’il réalise qu’il est ici et veut jouer tous les jours.

Joël Bouchard, entraîneur-chef du Rocket de Laval

« On le met dans des situations peut-être plus importantes que ce à quoi il a été habitué dans les dernières années. On le voit avec le sourire […] Son attitude, c’est un gars extrêmement calme, donc c’est bon pour certains de nos jeunes défenseurs. »

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