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Deux semaines après les violences, River Plate gagne la Copa Libertadores

Des joueurs de River Plate sautent sur le buteur Gonzalo Martinez lors de la finale de la Copa Libertadores contre Boca Juniors.
Des joueurs de River Plate sautent sur le buteur Gonzalo Martinez lors de la finale de la Copa Libertadores contre Boca Juniors. Photo: Getty Images / JAVIER SORIANO
Agence France-Presse

Une finale éternelle... qui s'est éternisée. Au bout de l'attente, River Plate a renversé son rival Boca Juniors 3-1, en prolongation, pour s'adjuger sa quatrième Copa Libertadores, dimanche. Et aucun incident n'a terni cette rencontre aseptisée, organisée à Madrid après des violences en Argentine.

Un mois après des pluies diluviennes ayant perturbé le match aller (2-2), deux semaines après des débordements et le report du match retour, le duel entre les rivaux éternels de Buenos Aires a fini par trouver son dénouement au stade Santiago-Bernabeu.

En prolongation, le Colombien Juan Fernando Quintero (109e) et Pity Martinez (120e+2) ont sacré River, alors que Boca jouait en infériorité numérique après l'exclusion de Wilmar Barrios (91e).

Est-ce vraiment fini? Il pourrait y avoir une troisième manche juridique puisque le Tribunal arbitral du sport (TAS) a été saisi par le club perdant, qui a réclamé de l'emporter sur tapis vert après l'attaque de son autocar par des ultras de River Plate le 24 novembre.

En attendant, ce dénouement sportif met un terme à un long feuilleton qui a durablement entaché l'image de l'Argentine, apparue incapable d'organiser sur son sol la « finale du siècle » entre les deux clubs les plus populaires du pays.

Habitué à plus de pondération, le vénérable stade Bernabeu a retenti dimanche d'une ferveur bouillonnante et bon enfant, entre tambours, chants, confettis et ballons de baudruche multicolores.

Rien n'est venu gâcher la fête, même si l'enceinte de 81 000 places sonnait un peu creux en raison du prix élevé des places et des vols transatlantiques. Seulement 62 200 spectateurs étaient présents.

Parmi eux, des grands noms de la planète soccer : l'entraîneur de l'Atlético Madrid Diego Simeone, le milieu offensif colombien James Rodriguez... mais aussi et surtout l'Argentin Lionel Messi, venu de Barcelone, et l'attaquant français Antoine Griezmann, revêtu d'un maillot de Boca.

Autour du stade aussi, cette finale historique a été finalement sans histoires.

Dans le calme, les partisans argentins se sont rassemblés au sein des deux zones pour supporteurs établies sur le Paseo de la Castellana, grande artère madrilène qui était fermée à la circulation, dans une ambiance familiale avec poussettes et bambins.

Pour cette rencontre classée à haut risque, les autorités espagnoles avaient déployé un dispositif sans précédent avec quelque 4000 policiers et agents privés. Et après les incidents du 24 novembre autour du stade de River Plate, les deux équipes ont pu cette fois accéder au stade sans aucun incident, s'est félicité la police espagnole.

L'Espagne a saisi l'occasion de montrer son savoir-faire dans l'organisation de rencontres sportives risquées. De quoi marquer des points dans l'optique d'une possible candidature conjointe pour l'organisation du Mondial 2030 avec le Maroc et le Portugal. Un tournoi que vise aussi... l'Argentine.

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