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« Le genre de match qui te mène jusqu'aux séries » - Max Domi

Le Canadien a vaincu les Sénateurs pour une deuxième fois en 48 heures.
Le Canadien a vaincu les Sénateurs pour une deuxième fois en 48 heures. Photo: The Canadian Press / Sean Kilpatrick
Radio-Canada

OTTAWA - C'était le 29e match de la saison du Canadien et le mot séries a été prononcé. Pas parce qu'on y entrevoit déjà une participation, évidemment, mais parce qu'il y a de ces moments dans une saison qui ont un impact majeur sur une qualification ou non.

Un texte d’Alexandre Gascon

Et Max Domi a eu l’impression que cette série aller-retour contre les Sénateurs, un rival de division, représentait l’un de ceux-là.

« C’est le genre de matchs qui te permet de participer aux séries [...] quand tu réussis à aller chercher les deux points », a lancé sans ambages le centre du Tricolore.

« Ils ont joué avec intensité, sans relâche, ils ont sonné la cloche après leur défaite de mardi. Ils nous ont donné le meilleur d’eux-mêmes au début, mais on a été capables de répondre », a-t-il enchaîné.

À quoi fallait-il répondre? Aux assauts des Sens qui souffraient encore de l’humiliation que leur ont fait subir Domi et Jonathan Drouin mardi soir. Aux percées inspirées de leurs jeunes attaquants qui ont buté contre Carey Price dans les premières minutes.

Arsène Lupin n’aurait pas eu à rougir du larcin du gardien contre Magnus Paajarvi et aurait certainement approuvé celui réussi de la mitaine devant Brady Tkachuk.

N’empêche, le plan de match ne pouvait être plus clair : harceler leurs deux bourreaux, Drouin et Domi, pour les déconcentrer et les rendre inefficaces.

Le compte des mises en échec a été presque égal au bout du compte (37-36 en faveur du CH), mais Ottawa frappait tout ce qui bougeait au premier vingt pendant lequel les Sénateurs ont distribué 17 coups d’épaule contre 11.

Après un bout, tu le sais qu’ils essaient de nous débarquer de notre game. Ça n’a pas vraiment marché.

Jonathan Drouin

« Ça nous fait pas grand-chose s’ils veulent frapper. On a des gros gars aussi et on est capables de patiner. Tu te mets ça dans la tête au début. C’était une mentalité de match 2-1. Robuste, pas beaucoup d’espace. On est capables de jouer ces matchs-là maintenant », a ajouté le numéro 92, auteur d’un point dans un quatrième match de suite.

Le retour de Nicolas Deslauriers dans la formation à la place de Matthew Peca, le plus petit joueur de la troupe, prenait tout son sens.

« Quand tu joues deux matchs en trois soirs contre la même équipe avec une certaine rivalité, tu le voyais à la fin du dernier match, ça devenait physique. C'était important d'insérer un gabarit avec une bonne grosseur. Pendant cinq à sept minutes, on n'était pas tout à fait là. Les Sens ont essayé d'être physiques, ça nous a peut-être réveillés », a estimé Claude Julien.

Profondeur et robustesse

Il convient néanmoins de tempérer l’enthousiasme du groupe. Certes, ces deux victoires de 5-2 contre un adversaire qui lui soufflait dans le coup offrent un moment de répit au Tricolore.

Rappelons tout de même que les Sénateurs ont la plus jeune brigade défensive du circuit et, bien qu’elle soit prometteuse – c’est à vous qu’on pense principalement M. Chabot – elle a accordé 119 buts en 29 matchs, de loin la pire performance dans la LNH.

Le Canadien s’est toutefois montré à la hauteur de tous les défis qu’on lui a proposés jeudi soir.

Quand les Sens ont pris l'avance 1-0, Julien a immédiatement renvoyé son quatrième trio sur la glace.

L’unité composée de Kenny Agostino, Michael Chaput et Deslauriers a bourdonné dans le territoire offensif jusqu’à ce que Chaput provoque un revirement et remette la rondelle à Jeff Petry qui a créé l’égalité.

« Après chaque but, tu vas chercher beaucoup de momentum ou tu en perds beaucoup. Il fallait avoir un bon shift. On sait qu’on n’est pas là pour scorer des buts, mais apporter un bon échec avant et jouer en zone offensive. Ça a aidé », a expliqué Deslauriers.

Julien semble aimer son quatrième trio. Il le lui a témoigné en donnant de 12 à 14 minutes de glace à chacun de ses membres.

Cette victoire a aussi été celle de la profondeur grâce à deux buts de Paul Byron, un de Shaw, un d’un défenseur. D’autres joueurs sont venus prendre la relève pendant que les deux premiers trios étaient étroitement surveillés.

Si bien que l’on se demande sincèrement où se situe Charles Hudon dans l’organigramme montréalais. Et que faire de Joel Armia lorsqu’il sera rétabli?

Avant tout cela, il y a Noah Juulsen qui pourrait revenir au jeu dès dimanche à Chicago. Et comme la limite des 23 joueurs est déjà atteinte, il y aura un homme en trop…

Ce sont beaucoup de questions et pour l’heure, franchement, elles sont surtout la cause des maux de tête.

En rafale

Avec une passe sur le but de Shaw et désormais 14 points, Jesperi Kotkaniemi a rejoint Alfie Turcotte au 3e rang des marqueurs de 18 ans dans l’histoire du CH. Seuls Mario Tremblay (39) et Petr Svoboda (21) le devancent chez les patineurs de moins de 19 ans.

Mine de rien, Carey Price a retrouvé un peu de son aplomb dans les derniers matchs. Il a accordé 11 buts à ses 5 derniers matchs. Le gardien a été particulièrement brillant en première période devant Chabot, Tkachuk et Paajarvi, ainsi que face à Chris Tierney en désavantage numérique.

Au cours de ces cinq mêmes rencontres, le Canadien a décoché 215 tirs sur le gardien adverse. Au volume, vous savez…

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