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Andrew Shaw, dans l’ombre du duo de l’heure

Andrew Shaw
Andrew Shaw Photo: Getty Images / Minas Panagiotakis
Radio-Canada

Sous les feux de la rampe, Jonathan Drouin et Max Domi attirent tous les regards. Dans leur sillage, à pas feutrés, Andrew Shaw renaît après avoir vécu deux années professionnelles très éprouvantes.

Un texte d’Alexandre Gascon

Claude Julien a eu la main heureuse, a-t-on entendu, lorsqu’il a lancé Paul Byron avec le tandem Domi-Drouin le temps d’une période et demie contre les Sénateurs d’Ottawa mardi soir.

Il a sorti un as de son jeu et nul doute que son flair l’a bien servi. Mais son brelan, c’est le 8 novembre dernier qu’il l’a étalé.

Alors, à Buffalo, l’entraîneur a décidé d’unir Shaw aux deux talents. Le résultat a été instantané. Le trio a récolté six points contre les Sabres et l’ailier droit a marqué le premier de quatre buts en trois matchs.

Leur complicité n’a fait que croître depuis. Au cours des 13 matchs disputés par le CH depuis le 8 novembre, les trois joueurs viennent en tête de lice de l’équipe avec respectivement 15 (Drouin), 14 (Domi) et 13 points (Shaw).

Avant cette séquence, il avait été blanchi pendant neuf rencontres consécutives.

« J’essaie de repousser les défenseurs pour eux, de créer de l’espace, d’aller au filet et dans les endroits difficiles. Ils sont toujours là pour m’aider à maintenir la rondelle dans le territoire », a avancé Shaw pour expliquer leurs succès.

L’échantillon est encore faible, mais jusqu’à présent, jamais le petit no 65 n’a été aussi efficace dans sa carrière, particulièrement lorsque les équipes évoluent à égalité numérique.

Photo : La Presse canadienne / Graham Hughes

En 2015-2016, à Chicago, l’Ontarien de 27 ans avait eu droit à d’illustres compagnons de trio en Jonathan Toews et Marian Hossa.

À l’époque, le trio avait passé quelque 263 minutes à cinq contre cinq, avait réussi 10 buts et en avait permis 5 à l’adversaire.

Shaw a déjà dépassé ce total cette saison avec Domi et Drouin à ses côtés. La combinaison était sur la glace pour 13 filets contre seulement 5 accordés.

Revenu de loin

Quand il s’est effondré sur la glace le 13 mars 2018, affalé de tout son long, immobile et frappé par un Greg Pateryn vindicatif, il y avait toutes les raisons de s’inquiéter pour l’avenir du joueur.

Shaw venait de subir une troisième commotion cérébrale en 15 mois et revenait tout juste d’un été infernal pendant lequel il avait admis avoir ressenti les symptômes de ces coups à la tête pendant plusieurs semaines.

« Je n’ai repris l’entraînement qu’à la mi-juillet », confiait-il alors.

L’été dernier, plus que le choc à la tête, c’est son opération au genou gauche qui l’a fait enrager.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

« C’était épuisant mentalement d’aller en rééducation du lundi au vendredi. D’aller au gym, du lundi au vendredi. Je devais me tenir loin de l’alcool, bien manger, me détendre et me préparer.

« Parce que si je ne mangeais pas bien ou si je me laissais aller la fin de semaine, ça m’aurait rattrapé. Mentalement, c’était épuisant. Mais je suis arrivé au bout et ça fait de moi un meilleur joueur aujourd’hui », a estimé Andrew Shaw.

Quand on lui demande s’il a l’impression de revenir de loin, il ne se met pas la tête dans le sable. « Oui un peu, commence-t-il.

« Mais je m’attendais à ça, ajoute-t-il aussitôt. Je m’attendais à me pousser aussi fort. Cette saison morte a été difficile, mais j’ai travaillé fort et j’ai fait ce que j’ai pu. J’avais besoin de retrouver mon jeu. D’avoir huit ou neuf mois où, je ne relaxais pas nécessairement, mais je récupérais, j’ai laissé le corps guérir… C’est la première fois que j’ai une aussi longue période loin du hockey et tu réalises à quel point tu adores ce sport quand tu en es loin. »

Shaw saisit cette deuxième chance à bras le corps.

En rafale

Mercredi à l’entraînement, Shaw était de retour dans le premier trio et Byron avait retrouvé Artturi Lehkonen et Jesperi Kotkaniemi au sein de la troisième unité. Claude Julien n’a pas confirmé l’identité de sa formation à 24 heures du duel contre les Sénateurs à Ottawa.

Un dernier mot sur Andrew qui atteindra le plateau des 100 buts à sa prochaine réussite.

« J’y ai pensé évidemment. Je suis à 99 depuis un moment maintenant. Je continue de jouer de la bonne façon. Les chances vont venir, ça va rentrer », a-t-il fait valoir.

Noah Juulsen a rencontré les médias pour la première fois depuis le 19 novembre. Le défenseur de 21 ans a reçu deux rondelles au visage en moins de 10 minutes contre les Capitals et s’est fracturé l’os de la joue.

« C'est bizarre ce qui est arrivé. C'est rare que vous soyez atteint par une rondelle au visage. D'être frappé deux fois en moins de 10 minutes, c'est quelque chose d'autre. Je suis chanceux de ne pas avoir eu à subir une opération et je me porte bien en ce moment. »

Juulsen s’entraîne sans aucune restriction, mais n’a pas encore reçu le feu vert des médecins pour revenir au jeu. Il espère être disponible pour le match contre les Blackhawks, à Chicago, dimanche.

Jeudi, le CH tentera de balayer sa courte série de deux matchs contre les Sénateurs. Ce devrait être une autre paire de manches au Centre Canadian Tire, là où les jeunes Sénateurs excellent depuis le début de l’année avec une fiche de 9-4-2.

« Il y a des équipes qui sont très confiantes à la maison. Dans leur cas, même si on les a battus (mardi), c'est une équipe qui joue du bon hockey. [Les Sénateurs] ont de bons jeunes joueurs qui ont la chance de continuer à se développer, car c'est leur but cette année. Ces jeunes-là travaillent fort et quand tu travailles fort, tu te donnes une chance de gagner. Ils jouent du bon hockey et ils ont battu plusieurs bonnes équipes. On a gagné un match et le défi, maintenant, c'est d'aller à Ottawa et d'en gagner un autre qui va être encore plus difficile. »

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