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Le no 2 de la Fédération internationale de biathlon dit avoir été menacé par des officiels russes

Des biathloniens en action aux Jeux olympiques
Des biathloniens en action aux Jeux olympiques Photo: Getty Images / Laurent Salino/Agence Zoom
Radio-Canada

Le vice-président de la Fédération internationale de biathlon (IBU), le Tchèque Jiri Hamza, accuse des officiels russes de l'avoir menacé, ainsi que d'autres dirigeants de la fédération, pour les inciter à ne pas se mêler du scandale de dopage en Russie.

L'IBU a été au centre d'un scandale en 2018 avec la démission en avril de son président norvégien Anders Besseberg.

M. Besseberg est accusé d'avoir touché plusieurs centaines de milliers de dollars en pots-de-vin pour protéger les intérêts russes et cacher des cas de dopage des athlètes russes.

Il a été remplacé en septembre par le Suédois Olle Dahlin.

Voilà que le vice-président de la fédération décide de montrer directement du doigt la Russie.

« Certains officiels russes nous ont menacés, ainsi que nos familles. Ils voulaient nous réduire au silence. C'était une période dure, mais je suis heureux que nous n'ayons pas abandonné », a expliqué Jiri Hamza au journal tchèque Lidove Noviny.

Le vice-président de la Fédération internationale de biathlon (IBU) Jiri Hamza répond aux questions des journalistes.Le vice-président de la Fédération internationale de biathlon (IBU) Jiri Hamza répond aux questions des journalistes. Photo : Czech Biathon Union

Le 10 décembre 2017, à la suite des conclusions des commissions Schmid et Oswald du Comité international olympique (CIO) sur un dopage institutionnalisé en Russie entre 2011 et 2015, la Fédération russe de biathlon (RBU) a été rétrogradée au statut de membre provisoire de l'IBU.

La RBU dispose de droits limités, mais les biathloniens russes peuvent participer aux compétitions internationales.

« Nous ne pouvons pas minimiser l'influence de la Russie sur l'IBU puisque Besseberg l'a aidée durant aussi longtemps en camouflant les problèmes de ses athlètes sous le tapis », a affirmé M.Hamza.

« Mais nous n'avons aucune revanche à prendre, nous voulons instaurer un dialogue. C'est le principal changement. Car au cours des huit dernières années, l'IBU a été gérée par trois personnes et les autres étaient de simples pions déplacés par Besseberg et ses acolytes. »

Avec les informations de Agence France-Presse

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