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David Lemieux pense à Adonis Stevenson, mais surtout à son prochain combat

David Lemieux revient sur l'incident touchant Adonis Stevenson
Radio-Canada

Pendant qu'Adonis Stevenson est hospitalisé à Québec après avoir subi un violent K.-O., David Lemieux conserve toute son attention sur sa préparation en vue de son prochain duel.

Un texte de Jean-François Chabot

Lemieux (40-4, 34 K.-O.) doit affronter le Jamaïcain Tureano Johnson (20-2, 14 K.-O.), le 15 décembre, à New York. Avec une victoire, il pourrait vite se retrouver en position de livrer un combat de championnat du monde, cette fois face au puissant Mexicain Canelo Alvarez.

« La préparation a été parfaite. Je me sens à un niveau que je n’ai pas ressenti depuis longtemps. J’ai hâte de retourner au Madison Square Garden et finir ça sur une bonne note contre Johnson », a d’abord indiqué Lemieux.

Quand on lui rappelle les embûches et les accrocs qui ont ralenti sa progression au niveau mondial, Lemieux évite de parler de sa difficulté chronique à respecter la limite des poids moyens à 160 lb.

« Il y a eu des pépins, c’est vrai, concède-t-il. Des fois, la santé n’est pas toujours au mieux, il y a aussi les blessures. Mais là, tout va bien. Mes mains sont parfaites. Je n’en parle pas, mais les gens ne savent pas toujours ce qui se passe derrière la scène. J’ai subi des blessures sérieuses dans ma préparation pour affronter Billy Joe Saunders. Mais pour la première fois depuis longtemps, je vais monter dans le ring avec mes deux jambes et mes deux bras en santé. »

Vous allez voir ce que ça va donner. Je ne parle pas beaucoup, tout le monde sait ça. Mais quand je monte dans le ring, j’en donne plus que le client en demande.

David Lemieux

Comme c’est la coutume, il affirme respecter la valeur de son rival.

« Johnson est un gars que l’on prend très au sérieux, comme on le fait avec chaque adversaire, dit-il. Tureano est un gars qui est très bon, très habile. On l’a bien étudié. Il aime se battre. Il aime foncer. »

L’ombre d'Adonis Stevenson

David Lemieux ne se laisse pas déranger dans sa préparation par le drame qui a frappé Adonis Stevenson.

C’est très malheureux. Je n’ai pas vu le combat parce que je suis en plein camp d’entraînement. Je n’ai vu que les faits saillants. Tout s’est passé tellement vite. On ne peut blâmer personne. On ne souhaite ça à personne, peu importe le sport.

David Lemieux

« On est dans un sport de contact, poursuit-il. Un sport extrêmement agressif. On prie pour Adonis et sa famille. J’espère qu’il s’en sortira. Il a toujours été un guerrier. Il s’est toujours bien battu pour ses fans au Québec. »

Est-ce que l’incident de la fin de semaine rend Lemieux plus sensible face à la possibilité qu’il soit un jour victime d’un malheur semblable?

Je ne pense jamais à ça. Je n’ai jamais la moindre hésitation. Je suis prêt à tout dès que je monte dans le ring. C’est sûr que je ne voudrais pas qu’une telle chose m’arrive. J’ai des enfants moi aussi. C’est le genre de chose qui peut arriver dans d’autres sports, en NASCAR, au hockey ou dans n’importe quoi.

David Lemieux

Lemieux estime-t-il que l’on en fait assez pour protéger les boxeurs?

« Absolument, lance-t-il. Un coup de poing de trop dans ce sport peut tout changer. Mais on est tellement bien entourés. C’est assez difficile d’obtenir un permis de boxeur. Il faut se soumettre à des tests cérébraux, à des analyses sanguines et à toute une batterie de tests. On est entourés par de nombreux médecins spécialistes. On est suivi tout au long de l'année. Et c’est sans compter tout ce à quoi il faut se soumettre durant la semaine précédant le combat. »

Il ajoute que personne ne sait dans quel état général se trouvait Stevenson durant son combat face à Gvozdyk.

« Des fois, on se réhydrate mal après la pesée. On se déshydrate à faire de grosses pertes de poids. Si l'on ne boit pas assez dans les heures qui suivent, ça peut avoir un gros impact même sur le cerveau et sur différents organes. On est suivis, mais ils [les médecins, NDLR] ne sont pas dans notre corps. Mais nous sommes quand même bien protégés », conclut Lemieux.

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