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Le CIO veut de la boxe à Tokyo en 2020

Les deux boxeurs s'échangent des coups lors d'un combat aux Jeux olympiques de 2016, à Rio
Un match de boxe aux Jeux olympiques de 2016, à Rio Photo: Reuters
Radio-Canada

Le président Thomas Bach a dit samedi que le Comité international olympique (CIO) allait « travailler dur » pour maintenir la boxe aux Jeux de 2020, à Tokyo, malgré sa décision de suspendre le tournoi olympique.

Le CIO a décidé vendredi de « suspendre l'organisation du tournoi de boxe », le temps de mener l'enquête sur la très controversée Association internationale de boxe amateur (AIBA).

Au cours d'une conférence de presse organisée samedi, M. Bach a refusé de promettre que ce sport de combat serait admis aux prochains Jeux.

« Nous ferons tous les efforts nécessaires pour protéger les athlètes comme nous le faisons toujours », a-t-il précisé.

Il a ajouté que le CIO avait « reçu une demande de la fédération nationale japonaise de boxe plaidant pour l'organisation d'un tournoi olympique de boxe ».

« Nous sommes totalement en accord avec cette requête, a dit le président du CIO. Nous voulons qu'il y en ait un, et c'est pourquoi nous allons travailler dur ».

Le président du comité organisateur des Jeux de 2020, Toshiro Muto, a expliqué plus tôt samedi que bien que « les contacts officiels » soient interrompus sur décision du CIO, les relations de travail étaient maintenues avec l'AIBA.

« Les contacts sur le plan opérationnel sont autorisés, c'est ce que nous avons compris. Nous allons donc être en relation, continuer de collaborer et de nous coordonner », a mentionné M. Muto à la presse après une réunion du conseil exécutif du CIO.

« Nous allons faire en sorte de nous préparer afin de pouvoir réagir sans retard à une décision de maintien de cette compétition », a déclaré le responsable japonais, précisant que le site serait aménagé.

La décision du CIO ne devrait pas intervenir avant juin 2019. « Mais en ce qui concerne les préparatifs, il n'y a aucune inquiétude à avoir, c'est ce que nous voulons dire aux athlètes », a-t-il conclu.

Le CIO a signalé vendredi « plusieurs motifs d'inquiétude majeure » au sujet des finances, de la gouvernance et de l'éthique de l'organisation.

La boxe, discipline historique des Jeux, avait déjà suscité l'ire du CIO en 2016 à Rio, où 36 responsables et arbitres avaient été suspendus sur fond de rumeurs de combats truqués.

Et les relations ne se sont pas améliorées avec l'élection de l'homme d'affaires ouzbek Gafur Rakhimov, au début de novembre, à la tête de l'AIBA. Il est accusé d'être un « criminel majeur » dans son pays par le Trésor américain, ce qu'il nie vigoureusement.

Avant la décision de vendredi, le CIO avait déjà gelé ses relations avec l'AIBA et arrêté les aides financières qu'il lui versait.

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