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Le Canadien garde le moral malgré la mauvaise passe

Photo : Getty Images / Minas Panagiotakis

Radio-Canada

On assiste à des scènes cette saison qui auraient été impensables du côté du Canadien l'année dernière après une telle série de défaites.

Un texte d’Alexandre Gascon

Le CH vient de subir cinq revers d’affilée (0-3-2) et navigue en eaux houleuses pour la première fois de la campagne.

N’empêche, les joueurs gardent le cap et l’ambiance semble au beau fixe dans le vestiaire à quelques heures du programme double de la fin de semaine (New York samedi et San José dimanche).

« C’est encore solide. La chimie est encore bonne », a assuré Phillip Danault, qui avait parlé d’une ambiance « mille fois meilleure » que l’année précédente pendant le camp d’entraînement.

« C’est pas en perdant un match qu’il faut changer notre attitude ou notre système. On n’a pas eu des mauvais matchs, on n’a pas joué extrêmement mal, on a des choses à travailler, c’est sûr, mais on a fait de bonnes choses aussi. Il faut construire là-dessus », a-t-il renchéri.

Les nombreux gestes amicaux qu’on observe pendant les entraînements renforcent l’assertion du Québécois.

Aux mines basses s’est substituée la franche camaraderie qui serait sans doute mise à rude épreuve si les défaites s’accumulent.

Jordie Benn qui aide Nicolas Deslauriers à retrouver sa touche de pugiliste dans un combat factice vendredi midi, sourire aux lèvres. Ce même Deslauriers qui va placer sa petite statuette d’oiseau dans le casier de Noah Juulsen qui vient d’hériter de sa grille.

Brendan Gallagher qui donne une longue entrevue seul à seul dans le vestiaire, en culottes courtes, presque affalé sur le banc.

C’est sûr que c’est une période plus difficile, mais j’aime quand même l’énergie qu’on a.

Phillip Danault

« On a eu la chance de se regrouper et d’avoir deux bonnes pratiques hier et aujourd’hui. On n’a pas eu la chance de pratiquer beaucoup pendant le dernier mois. C’était très important. C’est un gros défi pour nous en fin de semaine. New York et San José, ce sont deux grosses games. Contre New York, on a une revanche à prendre. Ils travaillent extrêmement fort et c’est une équipe sous-estimée un peu », a ajouté le centre de 25 ans.

Le Tricolore n’apparaît plus dans le portrait éliminatoire depuis sa défaite aux mains des Hurricanes mardi, mais demeure au plus fort de la lutte en raison d’un bon rendement en octobre (6-3-2).

« C’est une situation qu’on doit corriger rapidement. On se répète sans cesse. On fait beaucoup de bonnes choses, mais on perd quand même. Il faut trouver une façon d’aller chercher ces victoires », a dit Shea Weber.

Il s’agira surtout d’éviter les séquences malheureuses comme celle qu’il traverse en ce moment. En 2017-2018, Montréal a connu cinq segments d’au moins cinq défaites de suite, dont deux de six et un de sept.

Drouin remporte la Coupe Molson

Jonathan Drouin connaît ses meilleurs moments dans la LNH. L’ailier gauche a été récompensé au mois de novembre avec la Coupe Molson.

Drouin a obtenu ce titre pour la deuxième fois de sa carrière, après octobre 2017. Le Québécois a été nommé la première étoile d'un match en deux occasions (le 5 novembre, contre les Islanders de New York et le 17 contre les Canucks à Vancouver). Il a devancé ses coéquipiers Jesperi Kotkaniemi et Carey Price au scrutin.

Jonathan Drouin (92) tente de passer Charlie McAvoy des Bruins de Boston.

Jonathan Drouin (92) tente de passer Charlie McAvoy des Bruins de Boston.

Photo : Reuters / USA Today Sports

En 14 matchs en novembre, Drouin a terminé au 2e rang des marqueurs du CH avec six buts et six mentions d'aide, son deuxième mois en ce qui a trait à la production au cours de sa carrière.

Le joueur originaire de Sainte-Agathe a aussi égalé un sommet personnel avec une séquence de cinq matchs avec au moins un point, durant laquelle il a amassé trois buts et quatre passes.

Drouin avait une explication bien simple pour expliquer son rendement ces derniers temps.

« Je suis plus agressif et je lance un peu plus, plutôt que de chercher la passe parfaite, a-t-il mentionné. Parfois, même si ton tir n'est pas très bon, il peut y avoir un retour, une occasion de marquer. Et je pense que nous avons compris ça avec Andrew [Shaw], qui est sur notre trio. »

Quant à savoir ce qui doit permettre au Tricolore de mettre un terme à sa série de cinq revers, Drouin a indiqué qu'il avait sa petite idée.

« Je l'ai dit plusieurs fois : ce sont les unités spéciales qui feront la différence, parce que le jeu à cinq contre cinq, c'est un peu comme un jeu d'échecs. Si ton avantage numérique peut marquer un but ou ton désavantage numérique peut en empêcher un, alors c'est ce qui peut te permettre de gagner des matchs. »

En rafale

Le Canadien croupit toujours dans les bas-fonds du circuit Bettman en avantage numérique. Son efficacité de 14,4 % lui vaut le 29e rang à égalité avec les Predators de Nashville.

Or, au cours de la dernière tranche de cinq matchs, cinq défaites, Montréal a quelque peu redressé la barre grâce à 3 buts en 16 occasions (18,8 %).

Drouin a bon espoir que l’attaque à cinq retrouvera de sa superbe lorsque tout le monde se sera habitué au retour de Weber.

Par ailleurs, l'entraîneur-chef Claude Julien n'a pas rencontré les membres des médias. On ignore donc toujours si l'attaquant Paul Byron sera en uniforme samedi soir contre les Rangers de New York.

Les signes sont encourageants, car pour une deuxième journée d'affilée, Byron s'est entraîné avec les Finlandais Jesperi Kotkaniemi et Artturi Lehkonen.

Le Franco-Ontarien n'a pas joué depuis le 30 octobre contre les Stars de Dallas, après avoir subi une blessure au bas du corps en deuxième période.

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