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La nouvelle saison des bosses en 7 questions

Le Canadien Mikaël Kingsbury réalise un saut à la Coupe du monde de ski acrobatique de Tazawako, au Japon.

Mikaël Kingsbury

Photo : Getty Images / Matt Roberts

Radio-Canada

La saison de ski acrobatique s'amorce vendredi pour les bosseurs avec la Coupe du monde de Ruka en Finlande. Que nous réservent Mikaël Kingsbury et les soeurs Dufour-Lapointe? Philippe Marquis, qui commencera sa saison plus tard, a répondu aux questions de Radio-Canada Sports.

Une entrevue de Michel Chabot

Q. - Tout d’abord, Philippe, parlez-nous de votre rééducation à la suite de l’opération au genou que vous avez subie après les Jeux olympiques de Pyeongchang.

R. Ça va super bien. J’ai fait beaucoup de travail depuis la fin février. L’été a été couci-couça, plus corsé que je l’avais anticipé. Cet automne, ç’a été bien, j’ai même repris l’entraînement sur ski avec l’équipe canadienne, à Zermatt, en Suisse.

En novembre, dans le gym, j’ai augmenté l’intensité, les impacts et tout ce qui était rapidité pour aller chercher les mêmes sensations et les mêmes mouvements qu’on retrouve en ski de bosses.

Dans les prochains jours, je pars dans l’Ouest canadien pour m’entraîner à nouveau sur la neige. L’objectif est de reprendre la compétition en janvier et j’espère être des Championnats du monde en février.


Q. - Ce sera votre dernière saison?

R. Exact. J’y vais vraiment pour un dernier tour de piste, que ça fonctionne ou pas. Même après les mondiaux, je n’ai pas fait trop de plans. Mais c’est certain qu’au mois d’avril, je vais raccrocher mes skis.


Q. - Mikaël Kingsbury aura-t-il de la difficulté à conserver sa couronne?

R. Il faudrait être fou pour gager contre Mikaël. Il est en pleine santé. Je l’ai vu à quelques reprises et je lui ai beaucoup parlé tout au long de l’été. Et contrairement à ce que les gens pourraient penser, malgré sa médaille d’or olympique et sa carrière jusqu’à présent, je peux vous garantir qu’il ne s’est pas assis sur ses lauriers. Il a continué à travailler extrêmement fort sur de nouveaux sauts, sa technique et sa vitesse.

Il y aura toujours deux ou trois athlètes pour le pousser et qui pourront le battre quelques fois, mais je serais très surpris que Mikaël n’aille pas chercher son huitième globe de cristal.

Le Canadien Mikaël Kingsbury soulève ses deux globes de cristal à titre de champion du classement des bosses et du classement général.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le Canadien Mikaël Kingsbury a remporté son septième globe de cristal de suite, tant en bosses qu'au classement général.

Photo : Getty Images / Laurent Salino/Agence Zoom

L’Australien Matt Graham et le Japonais Daichi Hara, médaillés d’argent et de bronze à Pyeongchang, sont encore jeunes et très bons. Ce sont des gars qui poussent beaucoup et qui possèdent l’ensemble de l’oeuvre, soit de bons sauts, la vitesse et une bonne technique.


Q. - Il y aura plusieurs nouveaux visages au sein de l’équipe canadienne.

R. Il y a de la belle relève et quelques jeunes vont côtoyer Mikaël au quotidien. Il y a Laurent Dumais et Kerrian Chunlaud, de Québec, Gabriel Dufresne et Simon Lemieux, qui sont de Montréal, et Brenden Kelly, le seul anglophone du groupe. Et moi, je serai le septième membre de l’équipe en janvier.


Q. - Chez les femmes, quel est le portrait?

R. Sans surprise, les sœurs Justine et Chloé Dufour-Lapointe vont mener le groupe. On n’a pas une grosse équipe. Cette année, ç’a pris un dur coup avec les retraites d’Audrey Robichaud et de Maxime Dufour-Lapointe.

La skieuse acrobatique Justine Dufour-Lapointe sourit en brandissant le drapeau du Canada.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Justine Dufour-Lapointe après sa conquête de la médaille d'argent en bosses aux Jeux olympiques de Pyeongchang

Photo : Getty Images / Ryan Pierse

Il y a aussi Alex-Anne Gagnon qui est retournée aux études, et Andi Naude, une jeune extrêmement talentueuse qui a décidé de prendre une pause d’une année pour aller étudier en médecine vétérinaire à Londres.

Cette année, les sœurs Dufour-Lapointe ne feront équipe qu’avec Sofiane Gagnon, une fille de Whistler qui est bourrée de talent. Donc, il n’y a pas beaucoup de profondeur.

Une autre skieuse de talent, Berkley Brown, de la région de Toronto, devait être là, mais elle s’est blessée à un genou au camp d’entraînement en octobre.


Q. - Quelles seront les autres skieuses à surveiller cette saison?

R. Les Américaines ont plus de jeunesse et les premières Coupes du monde vont nous montrer où elles en sont dans leur développement. On verra si elles peuvent rivaliser avec l’Australienne Britenny Cox, championne du monde.

Il y a aussi la Française Perrine Laffont, gagnante aux Olympiques, qui est encore l’une des trois femmes à battre.


Q. - En matière de sauts, on ne cesse de repousser les limites. Quelles seront les nouvelles tendances?

R. Je pense qu’il va y avoir de plus en plus de grabs (prises de ski). C’est une bonne nouvelle pour notre sport. Il y a certains critères au niveau des degrés de difficultés qui ont changé. Il y aura moins de descentes un peu plates et conformes qu’on voit souvent. Là, je pense qu’il va y avoir un peu plus d’originalité.

Encore là, les premières Coupes du monde nous en diront plus. Les athlètes et les entraîneurs vont s’ajuster en fonction de la façon dont les courses seront perçues et jugées.

Radio-Canada Sports présente en webdiffusion la Coupe du monde de ski acrobatique de Ruka, en Finlande. Cliquez ici pour le détail de notre calendrier de diffusions.

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