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L’Alliance américaine de football prend forme, la LCF doit-elle s'inquiéter?

John Johnson, le premier quart retenu par l'Alliance américaine de football reçoit un veston de l'équipe de San Diego lors du repêchage
John Johnson, le premier quart retenu par l'Alliance américaine de football Photo: Courtoisie : AAF
Radio-Canada

L'Alliance américaine de football (AAF), la nouvelle ligue professionnelle printanière, a commencé à prendre forme avec l'embauche de plus de 600 joueurs.

Un texte de Jean St-Onge

Ils étaient nombreux à auditionner pour l’AAF.

Des anciens de la NFL qui tentent de s’accrocher, comme Josh Johnson et Trent Richardson, ou des choix au repêchage, comme Aaron Murray, qui n’ont jamais eu la chance de se faire valoir dans le circuit Goodell.

Plus de 1100 joueurs ont participé aux camps d’essais régionaux de la nouvelle ligue qui lancera ses activités en février 2019.

Le nouveau circuit a été créé par Charles Ebersol et Bill Polian. Ebersol est un producteur de télévision et le fils de Dick Ebersol, qui a longtemps dirigé NBC Sports.

Polian a travaillé pendant une vingtaine de saisons dans la NFL. Il a notamment été directeur général des Bills de Buffalo et des Panthers de la Caroline, avant de se joindre aux Colts d’Indianapolis, où il a été DG et président.

Huit équipes formeront le nouveau circuit :

  • Hotshots de l'Arizona
  • Legends d'Atlanta
  • Iron de Birmingham
  • Express de Memphis
  • Apollos d'Orlando
  • Stallions de Salt Lake
  • Commanders de San Antonio
  • Fleet de San Diego
Uniforme des Hotshots de l'Arizona de l'Alliance américaine de footballUniforme des Hotshots de l'Arizona de l'Alliance américaine de football Photo : Courtoisie : AAF

L’objectif de la nouvelle ligue est de remplir le vide printanier auprès des amateurs de football en présentant des talents locaux en développement.

Par exemple, l’Iron de Birmingham pourra compter sur l’ancienne vedette de l’équipe universitaire locale Trent Richardson.

Premier choix des Browns de Cleveland (3e au total) en 2012, Richardson n’a jamais répondu aux énormes attentes après une première saison intéressante (12 touchés). Il a tenté de relancer sa carrière avec les Roughriders de la Saskatchewan l’an dernier.

Les anciens de la NFL sont nombreux autour des équipes, que ce soit des entraîneurs comme Mike Martz, Mike Singletary et Mike Riley, ou des vedettes telles Hines Ward et Troy Polamalu, qui s’occuperont des relations avec les joueurs.

L’ancien quart Michael Vick sera le coordonnateur à l’attaque de son équipe locale, les Legends d’Atlanta.

La LCF épargnée, pour le moment...

La Ligue canadienne n’a pas perdu de tête d’affiche au profit de ce nouveau circuit pour le moment, mais ça pourrait changer.

Il y a bien le premier choix du dernier repêchage, le receveur de passes Mark Chapman, qui a préféré se joindre aux Stallions de Salt Lake, plutôt que de signer avec les Tiger-Cats de Hamilton.

Il y a aussi le jeune vétéran Khalil Bass, candidat au titre de recrue de l’année en 2015 grâce à 99 plaqués avec les Blue Bombers et gagnant de la Coupe Grey avec les Argos l’an dernier, qui se retrouve à Atlanta avec les Legends.

Les Alouettes ne semblent pas avoir été touchées par des départs, même si l'on retrouve plusieurs acteurs de soutien des dernières saisons sur les listes de l’AAF. Les secondeurs Anthony Sarao et Reggie Northtrup et les joueurs de ligne offensive Ruben Carter et Cory Tucker se sont tous trouvé des emplois dans le nouveau circuit.

Il faut dire que les joueurs de la LCF ne décrochent leur autonomie qu’en février, une fois la saison commencée dans l’AAF. Il faudra donc voir ce qui arrivera au cours des prochaines saisons.

L’AAF accorde des contrats de 250 000 $ pour trois ans, une rémunération qui ressemble à celle de la Ligue canadienne. Ainsi, pour le même salaire ou à peu près, les joueurs américains n’auront que 10 matchs à jouer plutôt que 18 et pourront rester à la maison.

Imaginez un joueur comme l'ancienne étoile de Texas A&M Johnny Manziel. Il pourrait revenir là où tout a commencé pour lui et tirer profit de sa grande popularité.

Kavis Reed et ses homologues de la LCF vont devoir travailler fort pour convaincre certains joueurs d’aller se chercher un passeport.

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