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Le sportif pacifique, pour un comportement sain dans un corps sain

Plusieurs personnalités sportives comme Karell Émard, des Canadiennes de Montréal, Khadim Mbaye, des Alouettes de Montréal et Luc Gélinas de RDS prêtent leur soutien au sportif pacifique.
Plusieurs personnalités sportives comme Karell Émard, des Canadiennes de Montréal, Khadim Mbaye, des Alouettes de Montréal et Luc Gélinas, de RDS, prêtent leur soutien au sportif pacifique. Photo: Radio-Canada / Jean-Francois Chabot

Fondé par l'UNESCO il y a plus de 40 ans, l'Institut pacifique a récemment donné naissance au cadet de la famille. Son nouveau programme « Le sportif pacifique », lancé mercredi, fait la promotion d'un comportement moins agressif et plus conciliant, tant sur les terrains qu'autour.

Un texte de Jean-François Chabot

Déjà reconnu pour son expertise dans le domaine de la conciliation, l’Institut pacifique a déjà rejoint plus d’un million de jeunes au Québec, au Canada et dans le monde.

Mercredi, à l’aréna Ahuntsic, dans le nord de l’île de Montréal, le nouveau volet sportif a été présenté en présence de trois parrains d’honneur, Karell Émard, des Canadiennes de Montréal, Khadim Mbaye, des Alouettes de Montréal, et le journaliste Luc Gélinas, du Réseau des Sports.

Retenu par une urgence, le combattant d’arts martiaux mixtes Georges St-Pierre a également témoigné lors d’un bref appel téléphonique.

Travail d’éducation

Ceux qui ont gravité autour des organisations de sports et de loisirs au sein de leur communauté ont souvent été témoins de comportements, d’attitudes ou de commentaires déplorables.

Il peut s’agir d’un geste antisportif de la part d’un jeune, d’un excès de colère de la part d’un entraîneur envers un arbitre ou de propos malveillants venant de parents dans les estrades.

Karell Émard souhaite que le terme « esprit sportif » dépasse le cadre de l’équipe et de la surface de jeu.

Elle a parlé avec émotion de l'épisode qu’elle a vécu en tant que jeune joueuse de hockey quand elle n’avait que 13 ans.

« Je jouais dans une équipe de garçons, comme je l’ai d’ailleurs fait jusqu’à l’âge de 17 ans. Je jouais avec les Blizzards du Richelieu. Ça s’est passé à La Prairie durant un match contre les Pirates du Saint-Laurent. Je venais de marquer un but. Quand les applaudissements se sont tus, un homme s’est levé de son siège en me criant de retourner dans ma cuisine pour faire la vaisselle », a raconté la jeune femme qui a aujourd’hui 30 ans.

Elle parle dans un micro.Karell Émard Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Chabot

Ce qui l’avait choquée était que ce commentaire gratuit venait d’un adulte, d’un père de famille, qui avait peut-être lui-même une fille.

S’il s’agissait d’un événement isolé, elle n’en conserve pas moins un souvenir amer. Heureusement, dit-elle, ses coéquipiers et son entraîneur de l’époque s’étaient rangés derrière elle.

J’avais aussi un fort caractère qui m'a permis de transformer ce genre de propos stupides en énergie sur la patinoire. Je jouais avec encore plus de hargne pour leur prouver que j’étais là parce que j’avais un talent. Je me servais de tout cela comme motivation.

Karell Émard

Le sportif pacifique propose des services de formation, d’accompagnement et de consultation, de résolution de conflits et de médiation.

Athlètes, parents, dirigeants, entraîneurs, arbitres et spectateurs ont accès à des ateliers traitant, entre autres, d’esprit sportif, de gestion de la colère et du stress, de la collaboration parent-entraîneur, et même de la manière de devenir un pacificateur d’estrade.

Il y a peut-être loin de la coupe aux lèvres. Mais à force d’en parler, le message finira par passer afin de faire de toutes les expériences sportives des moments positifs et constructifs.

Le code de conduite du sportif pacifiqueLe code de conduite du sportif pacifique Photo : Radio-Canada / Jean-Francois Chabot

Pendant ce temps, chez les Canadiennes…

Karell Émard a bien voulu aborder la question du poste d’entraîneur-chef des Canadiennes de Montréal.

L’équipe de la Canadian Women Hockey League (CWHL) se retrouve sans pilote depuis la démission surprise, la semaine dernière, de Dany Brunet.

Aux dires d'Émard, personne à la direction de l’équipe ou dans le vestiaire n’avait vu venir le coup.

Caroline Ouellette s’est amenée d’urgence pour prendre place derrière le banc pour le voyage éclair de deux matchs à Calgary au cours du week-end. L’équipe montréalaise y a subi des défaites de 4-2 et de 3-2 contre l’Inferno.

La quête d’un nouvel entraîneur-chef se poursuit. La directrice générale, Meg Hewings, a laissé entendre aux joueuses qu’elle espérait régler ce dossier avant Noël.

Après leurs deux prochains matchs locaux des 1er et 2 décembre à la Place Bell contre les Blades de Worcester, les Canadiennes s’envoleront pour la Chine afin d’y disputer trois rencontres face à la formation de Shenzhen, les 12, 14 et 15 décembre.

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