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Football universitaire : des billets trop chers à la Coupe Vanier?

Chris Merchant, Hugo Richard et les autres ont offert un grand spectacle en finale de la Coupe Vanier 2018

Chris Merchant, Hugo Richard et les autres ont offert un grand spectacle en finale de la Coupe Vanier 2018.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le match s’annonçait des plus enlevants et il n’a pas déçu. Pourtant, à peine 12 380 personnes étaient présentes samedi au Stade Telus-UL pour assister à la victoire de 34-20 du Rouge et Or de l’Université Laval contre les Mustangs de l’Université de Western Ontario en finale de la Coupe Vanier.

Un texte de Jean-Philippe Martin

À titre de comparaison, c’est 177 spectateurs de moins que lors de la dernière finale présentée à Québec, en 2015, alors que le Rouge et Or n'était même pas du rendez-vous.

« C’est sûr que quand tu regardes ça au début de l’année et tu te dis qu’on a une Coupe Vanier, Western et Laval, à Québec, tu te demandes comment tu vas faire pour ne pas avoir 16 000 personnes [dans le stade] », a commenté le président du comité organisateur, Christian Côté.

Des spectateurs dans les estrades à la finale de la Coupe Vanier.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un peu plus de 12 300 spectateurs ont assisté à la finale de la Coupe Vanier au Stade Telus-UL entre le Rouge et Or et les Mustangs de l'Université Western.

Photo : Radio-Canada

Ce dernier se dit tout de même satisfait de l’assistance au match de samedi. Il estime que plusieurs facteurs ont ralenti la vente de billets pour cette rencontre.

« On n’est pas déçus parce qu’on a vu les assistances chuter au fil des ans. Le Rouge et Or est pris dans le même engrenage que l’ensemble des clubs sportifs. C’est une réalité que l'on connaît, dit-il. Et il y a la température. Dans les semaines précédentes, ç'a été atroce. »

Prix élevé du billet

Le prix du billet, avoisinant les 80 $, n'expliquerait-il pas aussi que certains amateurs ont choisi de demeurer à la maison alors qu’on ne pouvait demander un meilleur duel que celui entre les deux meilleures formations de football universitaire au pays?

« On comprend qu’à 77 $ le billet et 50 $ pour les étudiants, c’est quand même assez élevé », avoue Christian Côté. Mais les droits pour acheter ce championnat-là sont de plus en plus importants et on doit aussi partager les revenus de commandites avec U SPORTS. Ce sont des défis au niveau du budget », explique-t-il.

On veut permettre à plus de monde possible d’assister au match, mais on doit le faire en s’assurant d’un succès financier pour réinvestir dans nos programmes d’excellence dans l’ensemble des sports, dont le football.

Une citation de : Christian Côté, président du comité organisateur, Coupe Vanier 2018

Le prix d’entrée pour la Coupe Vanier 2019, qui sera aussi présentée à Québec, risque d’être semblable à celui de 2018, mais M. Côté prévoit quand même apporter quelques améliorations.

« Ça va être difficile de baisser le prix unitaire, mais on est peut-être capables de faire une structure de forfaits qui vont faciliter l’achat de billets familiaux et de billets de groupe. »

Succès malgré le court délai

Au final, Christian Côté estime que son équipe a livré un bel événement, surtout si on considère que le comité a hérité du mandat au printemps dernier, ce qui a laissé peu de temps pour la réalisation du projet.

Il n’est pas en mesure de dresser un portrait précis des retombées économiques liées à la finale de la Coupe Vanier, mais elles sont considérables, à son avis.

« On n’a jamais calculé les retombées, mais c’est sûr qu’elles sont importantes. Ça représente peut-être 700 nuitées dans les hôtels de la région. Juste l’équipe télévision de Sportsnet, ils étaient 60 qui sont débarqués 4-5 jours. En plus des retombées pour les restaurants, pour les chauffeurs de taxi, etc. C’est sûr que ça crée une effervescence. »

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