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Les grands moments de la carrière d’Erik Guay

Erik Guay

Erik Guay

Photo : Getty Images / Julian Finney

Radio-Canada

À l'occasion de la retraite d'Erik Guay, revisitez les grands moments de la carrière du skieur alpin canadien le plus titré.

Un texte d'Olivier Paradis-Lemieux

29 novembre 2003

Un premier podium. À 21 ans, le jeune skieur surprend le monde du ski à sa première saison complète sur le circuit de la Coupe du monde. En février 2003, il se classe au 6e rang de la descente et du super-G des Championnats du monde.

Puis, le 29 novembre 2003, au tout début de sa deuxième saison, il monte à 22 ans sur le premier de ses 25 podiums sur le circuit de la Coupe du monde avec une 2e place en descente à Lake Louise, en Alberta, de surcroît. Étonnamment, ce sera son seul succès au Canada. L’essentiel de sa récolte future se fera en Europe, sauf pour deux podiums à Beaver Creek aux États-Unis.

Les célébrations sont toutefois de courte durée. Moins d’un mois plus tard, il subit la première blessure grave de sa carrière après une violente chute à Val Gardena. Il se déchire le ligament croisé antérieur du genou gauche. Sa saison est terminée.

Erik Guay (21) aux côtés de l'Autrichien Michael Walchhofer et du Français Antoine Dénériaz sur son premier podium sur le circuit de la Coupe du monde, à Lake Louise, le 29 novembre 2003.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Erik Guay (21) aux côtés de l'Autrichien Michael Walchhofer et du Français Antoine Dénériaz sur son premier podium sur le circuit de la Coupe du monde, à Lake Louise, le 29 novembre 2003.

Photo : Getty Images / DON EMMERT


18 février 2006

Si près à Turin. À ses premiers Jeux olympiques, il finit 4e au super-G, à 10 centièmes de seconde d’une médaille de bronze. Six jours plus tôt, il avait pourtant déclaré forfait pour la descente olympique en raison d’une blessure au mollet gauche. Mais à 24 ans, dans un sport où les athlètes atteignent leur apogée dans la trentaine, Guay fait déjà partie des meilleurs.

Erik Guay aux Jeux olympiques de Turin, à SestrièresAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Erik Guay aux Jeux olympiques de Turin, à Sestrières

Photo : Getty Images / OLIVIER MORIN


24 février 2007

La première victoire. De toutes les pistes qu’affronte chaque saison la crème du ski alpin, la Kandahar de Garmisch-Partenkirchen est peut-être celle qui convient le mieux aux qualités de descendeur du skieur de Mont-Tremblant.

Le 23 février, il monte sur le podium avec une 3e place à 44 centièmes du gagnant, Andrej Jerman. Mais cette année-là, deux descentes sont au programme à Garmisch. Le lendemain, c’est son tour. « Finalement, finalement », dit-il une fois la victoire acquise devant le même Jerman et Didier Cuche, qu’il relègue à une demi-seconde. Quatre autres fois, il remontera sur la plus haute marche d’un podium de Coupe du monde.

Erik Guay exulte en franchissant la ligne d'arrivée de la descente de Garmisch-Partenkirchen le 24 février 2007.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Erik Guay exulte en franchissant la ligne d'arrivée de la descente de Garmisch-Partenkirchen le 24 février 2007.

Photo : Getty Images / TIMM SCHAMBERGER


15 et 19 février 2010

Les poussières de secondes de Vancouver. La piste de Whistler n’est plus au calendrier de la FIS depuis le milieu des années 1980, mais elle effectue un retour pour les plus récents Jeux à se tenir au Canada. La descente masculine est la première épreuve au programme. Guay termine au 5e rang, à 33 centièmes du médaillé d’or Didier Défago et à 24 centièmes de Bode Miller, médaillé de bronze.

Quatre jours plus tard, il prend le 5e rang, cette fois au super-G, mais l’écart qui le sépare d’une première médaille olympique est bien plus cruel : 3 centièmes de seconde. Un battement de cil, encore.

Jamais n’aura-t-il été aussi près de cette médaille qui l’aura toujours fui. Quatre ans plus tard à Sotchi, il prend la 10e place de la descente et il ne finit pas le super-G, puis il déclare forfait pour les Jeux de Pyeongchang quelques jours avant le début des compétitions.

Il conclut néanmoins son excellente saison 2010 avec deux victoires au super-G dans les semaines qui suivent les JO. Il met la main sur le petit globe de cristal de la discipline, son seul trophée du genre de sa carrière.

Erik Guay, un brin déçu en franchissant la ligne d'arrivée de la descente olympique de Vancouver.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Erik Guay, un brin déçu en franchissant la ligne d'arrivée de la descente olympique de Vancouver.

Photo : Getty Images / MICHAEL KAPPELER


12 février 2011

Champion du monde. À Garmisch ce jour de février, Erik Guay porte le dossard numéro 10. Il dévale la Kandahar en 1 min 58 s 41/100 et met 76 centièmes à l’éventuel troisième, Christof Innerhofer, parti tout juste avant lui. Le temps est fameux, mais l’attente est interminable. Il reste les Michael Walchhofer, Bode Miller et autres Aksel Lund Svindal encore à descendre. Et aussi Didier Cuche, qui deux ans plus tôt avait échoué à 4 centièmes de John Kucera, premier Canadien à enlever un titre mondial.

Cuche termine encore 2e, à 3 dixièmes de Guay, qui prend une seconde à tous les autres skieurs ce jour-là, quand il se tient pour la première fois au sommet de la discipline reine du ski alpin.

Dire que quelques jours plus tôt, son dos le faisait encore souffrir…

Erik Guay exhibe sa médaille d'or de la descente des Championnats du monde de 2011.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Erik Guay exhibe sa médaille d'or de la descente des Championnats du monde de 2011.

Photo : Getty Images / Clive Mason


8 et 12 février 2017

La quasi-perfection de Saint-Moritz. À quoi ressemble un skieur en état de grâce? Probablement à Erik Guay aux Championnats du monde disputés en 2017 dans la station suisse. Les blessures récurrentes au genou gauche avaient haché ses saisons depuis son titre de champion du monde, le forçant même à tout stopper en 2015 pour se faire opérer et espérer mettre ses pépins physiques derrière lui.

Depuis ses deux dernières victoires lors de la saison 2013-2014, le skieur de 35 ans n’est monté que sur deux podiums en Coupe du monde, deux 3es places. Rien qui ne présage la récolte de Saint-Moritz.

Le 8 février, Guay devient le skieur le plus âgé à être sacré champion du monde avec sa victoire au super-G devant le favori et grand spécialiste de la discipline Kjetil Jansrud. À ses côtés en 3e place l’accompagne son coéquipier Manuel Osborne-Paradis.

Guay n’est pas complètement redescendu de son nuage pour la descente quatre jours plus tard.

Survolant à nouveau la piste de Saint-Moritz, il ne rate le rare doublé que par 12 centièmes, battu seulement par le Suisse Beat Feuz.

Six ans, jour pour jour, après qu’il a été sacré champion de la descente à Garmisch, Guay monte sur ce qui sera le dernier podium de sa carrière.

Ils lèvent leurs skis dans leurs mains.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Erik Guay entouré de Kjetil Jansrud (gauche) et Manuel Osborne-Paradis sur le podium du super-G des mondiaux de St-Moritz.

Photo : Getty Images / Julian Finney

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