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Coupe Vanier : le Rouge et Or veut « remettre les pendules à l'heure »

L'entraîneur-chef du Rouge et Or, Glen Constantin.
Glen Constantin a « une crotte sur le coeur » depuis la défaite des siens 39-17 l'an dernier face aux Mustangs de l'Université de Western Ontario. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Le Rouge et Or est gonflé à bloc à deux jours de la Coupe Vanier, qui l'opposera aux Mustangs de l'Université de Western Ontario samedi. À commencer par l'entraîneur-chef, Glen Constantin. « On voulait jouer contre eux, on les a, maintenant c'est à nous de répondre. »

Un texte de David Rémillard

« Fais attention à ce que tu souhaites », disent les Anglais, a rappelé Constantin, jeudi, en conférence de presse en vue de la 54e Coupe Vanier. Car il pourrait y avoir des conséquences indésirables, comme une deuxième défaite douloureuse en grande finale.

Mais le Rouge et Or ne s'en fait pas. Affronter les Mustangs pour un match numéro deux était le scénario rêvé par tout le monde dans le vestiaire de l'Université Laval depuis le mois d'août.

Mais la revanche ne doit pas alimenter trop d'émotivité chez les joueurs, prévient-on chez le Rouge et Or. « Si tu penses à la revanche, ton intensité mentale n'est pas à la bonne place. Les émotions grugent beaucoup d'énergie », a expliqué Glen Constantin.

Pour être champions, tu dois battre les champions en titre. On a notre chance de remettre les pendules à l'heure

Glen Constantin, entraîneur-chef du Rouge et Or

Le bon dosage

Avant de penser à Western, l'équipe d'entraîneurs a travaillé très fort à maintenir des objectifs à court terme pour ses troupes. « Pour se rendre là, il fallait battre Montréal, au moins une fois. La bonne fois [à la Coupe Dunsmore] », a précisé le pilote lavallois.

Maintenant qu'une participation à la finale est acquise, que l'équipe est préparée, on se permet un peu plus de parler de la finale 2017. « C'est certain qu'on va ajouter les pistes de la revanche dans les prochaines heures », a dit Constantin.

Laval n'avait tout simplement pas fait le poids l'an dernier, dominé 39-17 par les Mustangs à Hamilton. De l'aveu de Glen Constantin, « l'une des meilleures équipes » de l'histoire du football universitaire canadien s'était présentée sur le terrain.

Ce dernier a regardé les enregistrements de la défaite dès décembre, l'hiver dernier. « Pour aller de l'avant, faut que tu regardes en arrière, a-t-il dit. Il faut que tu vois ce que tu as fait de bien, ce que tu as fait de mal. »

La déception se lit sur le visage des joueurs du Rouge et Or alors que la défaite est inévitable face aux Mustangs de l'Université Western en finale de la Coupe Vanier 2017 à HamiltonLa déception se lit sur le visage des joueurs du Rouge et Or alors que la défaite est inévitable face aux Mustangs de l'Université Western en finale de la Coupe Vanier 2017 à Hamilton. Photo : Radio-Canada / Peter Power

Jouer la « tête claire »

Le souvenir amer ne doit pas embrouiller l'esprit des joueurs le jour du match, selon le quart-arrière Hugo Richard, qui enfilera l'uniforme du Rouge et Or pour une dernière fois.

« Il faut jouer avec la tête claire », a-t-il dit. Si l'émotion venait à gagner l'équipe, il dit craindre des erreurs d'exécution. « L'esprit revanche, oui on le veut, mais on ne veut pas nécessairement le côté émotionnel qui vient avec. »

D'un point de vue plus personnel, Richard veut terminer sa carrière universitaire « sur une bonne note », comme les autres vétérans. Peu importe le résultat, il se dit déjà fier d'avoir atteint la finale à sa dernière saison.

La mentalité de l'équipe demeure d'obtenir un couronnement, a-t-il pris soin d'ajouter.

Hugo RichardHugo Richard Photo : The Canadian Press / Peter Power

Malgré les apparences, le contexte dans lequel se déroulera la finale de samedi n'a rien à voir avec l'an dernier.

« Ce n'est pas Laval 2017 contre Western 2017. Ce sont les versions des deux équipes en 2018 », a affirmé Mathieu Betts, capitaine de la défense du Rouge et Or. Pour le numéro 9, la mission défensive sera de bloquer le jeu au sol, ce que l'équipe n'avait pas réussi à faire l'année dernière.

« Home sweet home »

L'Université Laval jouera également devant ses partisans, au Stade Telus-UL, où l'on attend plus de 10 000 spectateurs.

Le Rouge et Or l'a eu plus facile sur le plan des blessures cette année. Selon Glen Constantin, l'équipe est plus en santé et reposée, n'ayant pas eu à voyager en Alberta en demi-finale cette saison.

Constantin n'en est pas à une première revanche à la Coupe Vanier. Après une défaite crève-coeur en 2011 à Vancouver face aux Marauders de l'Université McMaster, en deuxième prolongation, le Rouge et Or avait retrouvé ces mêmes Marauders à Toronto l'année suivante.

Laval leur avait alors « botté le derrière », avait déclaré Constantin après le match. D'autant plus que les Ontariens avaient fait preuve d'un brin d'arrogance, s'entraînant en robes de chambre la veille du match.

Accessoirement, rappelons que le Rouge et Or tentera de décrocher la dixième coupe Vanier de son histoire.

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