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Glenn Hoag et le volleyball canadien, une affaire de coeur

Glenn Hoag
Glenn Hoag Photo: The Associated Press / Jeff Roberson
Radio-Canada

Glenn Hoag avoue qu'il était passé à autre chose depuis qu'il avait abandonné le poste d'entraîneur-chef de l'équipe canadienne de volleyball masculin après les Olympiques de Rio, il y a deux ans. Mais c'est par passion qu'il a accepté de revenir la diriger.

Un texte de Michel Chabot

Hoag reprend les rênes de la formation sans l’avoir complètement quittée puisqu’il agissait en tant que conseiller technique auprès de l’entraîneur démissionnaire Stéphane Antiga et pour les programmes de développement de Volleyball Canada.

« Stéphane venant d’Europe, il fonctionnait sous un autre système. Pour garder de la continuité dans le système, j’avais accepté de continuer à superviser. Il était l’un de mes anciens athlètes et j’ai continué à faire du mentorat avec lui », raconte-t-il.

L’été dernier, Antiga avait laissé entendre à Hoag qu’il vivait difficilement l’éloignement avec sa famille qui est en France. L’annonce de sa démission en octobre ne l’a donc pas vraiment surpris.

N’empêche, les choses se sont alors bousculées et le Sherbrookois a dû réfléchir avant d’accepter de revenir en poste, à neuf mois du premier tournoi de qualification olympique. Il dirige depuis plus de huit ans une équipe en Turquie et s’accorde ensuite de belles vacances.

C’est un peu pourquoi il a hésité avant de rembarquer dans l’aventure canadienne parce que sa charge de travail allait devenir considérable et que les vacances allaient devoir attendre.

Au début, ça ne me tentait pas trop de revenir. Mais pour garder une continuité, pour ne pas trop perturber le groupe dans cette période très importante, nous avons convenu que ce serait bien que je revienne.

Glenn Hoag, entraîneur-chef de l'équipe canadienne de volleyball masculin

« J’y suis allé avec le cœur, nous avons encore une belle chance de retourner aux Jeux avec le groupe en place, poursuit-il. Pourquoi ne pas pousser? Il nous reste 14 mois pour le faire. On va y aller à fond. Et Stéphane va m’aider avec les joueurs que je connais moins. »

Glenn Hoag continuera toutefois son travail en Turquie, où il est établi depuis plus de huit ans.

« J’en ai parlé avec mes patrons et nous continuerons de la même façon qu’avant Rio, explique-t-il. La compagnie Arkas (propriétaire de l’équipe d’Izmir qu'il dirige) m’a toujours appuyé dans ce genre de décisions là. »

Une saison chargée

Glenn Hoag reviendra au pays après sa saison turque en avril. Après un moment de repos à son camp de pêche, il reprendra le boulot en vue de préparer l’équipe canadienne à la Ligue des nations. Il s’agit d’un tournoi à la ronde entre 16 pays qui se déroule sur cinq week-ends de la fin mai à juillet.

« On s’en va en Argentine au début, après on revient au Canada au mois de juin. On va aller en Iran, aux États-Unis et finir au Brésil. C’est extrêmement épuisant à cause des voyages », lance-t-il.

C’est à Ottawa, du 7 au 9 juin, que se déroulera la deuxième manche. Les Canadiens affronteront les Australiens, les Allemands et les Serbes.

L’année dernière, les représentants de l'unifolié ont terminé au 7e rang du classement général et ont été exclus des finales que les six premières équipes se disputaient en France.

La route vers Tokyo 2020

Le premier tournoi de qualification olympique, à un endroit qui n’est pas encore déterminé, aura lieu au début du mois d’août. Six des 24 équipes accéderont directement aux Jeux de Tokyo. Dans son groupe, le Canada se mesurera à l’Argentine, à la Chine et à la Finlande.

Ce sont les 24 meilleures équipes au monde, alors tous les groupes sont relevés. Le nôtre reste quand même accessible. Nous n’avons pas perdu contre la Chine et la Finlande dans les dernières années. Et avec l’Argentine, c’est toujours assez serré.

Glenn Hoag

Pour les Jeux olympiques de 2016, le Canada avait eu besoin de la dernière épreuve qualificative avant d’obtenir l’une des quatre places disponibles à Rio. Il avait impressionné à ces Jeux avec une très respectable 5e position.

« On avait fait un bon tournoi, se souvient Hoag. Franchement, l’objectif était de sortir de notre poule, soit d’être parmi les quatre premiers. Et finalement, nous avons terminé au 2e rang. Nous sommes arrivés à battre les Américains, c’était la première fois qu’on les battait dans un rendez-vous international aussi important. On avait aussi battu les Italiens. Malheureusement, en quarts de finale, à cause d’une blessure à Gavin (Schmitt), notre match contre la Russie avait été en demi-teinte [défaite en trois manches, NDLR]. »

Glenn Hoag, à gauche, sur le point de serrer la main de son fils Nicolas après un match du Canada aux Jeux de Rio, en 2016.Glenn Hoag, à gauche, sur le point de serrer la main de son fils Nicolas après un match du Canada aux Jeux de Rio, en 2016. Photo : Associated Press / Matt Rourke

En 2020, les Canadiens pourraient être à nouveau de sérieux aspirants au podium.

« Le gros avantage des Jeux, c’est d’y aller une deuxième fois et le groupe principal qui était à Rio sera de retour, se réjouit Hoag. Les gars ont mûri et vont arriver avec un certain bagage qui va leur permettre de bien gérer, on l’espère, la qualif olympique, de se rendre aux Jeux et de peut-être se battre pour une médaille. »

Ce noyau est composé de Nicholas Hoag, son fils, Gord Perrin, Tyler James Sanders, Graham Vigrass, Daniel Janson Vandoorn, Blair Bann et Steve Marshall.

Glenn Hoag identifie également trois nouveaux venus qui pourraient avoir un impact sur les performances de sa formation, soit Sharone Vernon-Evans, Stephen Maar et Arthur Swartz.

L’aventure turque

À sa neuvième saison en Turquie. Hoag dirige l’équipe d’Izmir, une ville de quatre millions d’habitants située au bord de la mer Égée. Il a remporté trois championnats en huit ans et une seule fois son équipe n’a pu participer à la finale.

« On fait beaucoup de développement, c’est très enrichissant et gratifiant comme expérience… et c’est très payant », dit-il.

Cette saison, l’Arkas Spor Külubü pointe au 4e rang de la ligue avec quatre victoires en six matchs.

« Nous sommes jeunes cette année, nous avons un début de saison difficile. Mais j’ai bon espoir que nous serons prêts quand nous serons dans la phase éliminatoire », conclut-il.

Sa formation est majoritairement composée de Turcs, mais aussi de quelques joueurs étrangers. Contrairement aux années précédentes, Hoag n’a aucun Canadien sous sa gouverne.

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