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Yvon Michel rêve des quatre as des mi-lourds dans sa cour

Ils sont tout sourire.
Yvon Michel et Eleider Alvarez Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz
Radio-Canada

Le Groupe Yvon Michel (GYM) se retrouve aujourd'hui face à une perspective nettement plus reluisante grâce aux trois champions mi-lourds dont il assure la promotion dans le marché québécois.

Un texte de Jean-François Chabot

Il est vrai que les grandes décisions qui touchent la présentation, au Québec, des combats d’Adonis Stevenson, champion du WBC, d'Artur Beterbiev, champion de l'IBF, et d'Eleider Alvarez, champion de la WBO, se prennent en partenariat avec l’Américain Al Haymon et son groupe Premier Boxing Champions (PBC).

La perspective de voir Jean Pascal ravir la ceinture de la WBA au Russe Dmitry Bivol pour compléter le carré d’as fait saliver Yvon Michel.

Je rêve à ça tous les jours. C’est sûr que l’on n’ira pas ailleurs pour une unification si jamais on réussissait ça.

Yvon Michel

« Avoir un champion du monde dans une organisation, c’est déjà exceptionnel. En avoir deux, c’est incroyable. En avoir trois, c’est phénoménal. Un quatrième, même s’il n’était pas dans notre organisation, ça serait au-delà de toute attente », dit-il.

À l’écouter, Yvon Michel a bon espoir de convaincre Pascal d'adhérer au groupe dans le but ultime de mettre sur pied un tournoi d’unification des quatre ceintures, ici même au Québec, entre les quatre boxeurs qui y ont pris racine.

« Si Jean Pascal, avec qui j’ai encore une très bonne relation, gagne son combat contre Dmitry Bivol, on va tout faire pour que l’industrie de la boxe au Québec en profite au maximum », explique Michel.

« Le plus intéressant, s’il gagne, est que Jean Pascal sera un agent libre. Étant donné que le réseau américain HBO ne sera bientôt plus diffuseur de boxe, Jean va se tourner vers plus offrant. Si cette situation se réalise, il ne sera pas capable de passer à côté. Personnellement, je lui ferais une offre qu’il ne pourrait pas refuser. »

Sortir de l’ombre

L’absence d’un champion du monde dans ses rangs a placé GYM dans une situation délicate il y a un peu plus d’un an. Le promoteur n’avait plus les cartes en main pour influencer le cours des choses.

Cette absence de levier est ce qui a peut-être coûté à Eleider Alvarez plus de deux ans d’attente avant d’obtenir un duel de championnat du monde. Et ce rendez-vous tant souhaité ne l’a pas opposé au champion du WBC pour lequel il avait pourtant acquis, deux fois plutôt qu’une, le statut d’aspirant obligatoire.

Six mois en boxe, c’est une autre vie. On a traversé une période creuse quand Eleider Alvarez est devenu aspirant obligatoire et qu’on n’a pas pu faire en sorte qu’il affronte Adonis Stevenson. On a perdu un peu de crédibilité à travers ça. Mais j’ai assez d’expérience pour savoir que ça peut changer très vite.

Yvon Michel
Adonis Stevenson, à droite, échange des coups avec son adversaire, Badou Jack.Adonis Stevenson, à droite, échange des coups avec son adversaire, Badou Jack. Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Yvon Michel se souvient du moment précis où il a su que les choses venaient de changer pour son entreprise qui venait de perdre beaucoup de son lustre en l’espace de quelques mois.

« Le vent a tourné à partir du 10e round du combat de Stevenson contre Badou Jack. Après le 9e, je pensais que l’on allait perdre notre champion. Il a ressuscité après le 10e et il a redonné en même temps un élan à notre compagnie. Ensuite, Alvarez a gagné. Beterbiev est champion. On va prendre la belle séquence actuelle avec humilité, tout comme on a été capables de ne pas se décourager dans la période plus creuse. »

Le téléphone sonne

Avec trois champions dans son jardin et la perspective d’un grand chelem dans la catégorie des mi-lourds, le téléphone a recommencé à sonner dans les bureaux de GYM dans le Vieux-Montréal. Les appels ne viennent pas que des États-Unis.

Il n’y a pas que les Américains qui appellent. On cherche à entrer en contact avec nous de partout dans le monde. On veut faire des affaires avec nous ou participer avec nous dans notre marché.

Yvon Michel

Visiblement regaillardi par la tournure des événements, Yvon Michel souhaite en faire bénéficier le maximum d’intervenants du milieu de la boxe dans la province.

« L’impact sur notre compagnie, sur tous nos boxeurs et sur l’industrie au Québec est phénoménal. Le public pourra s’en rendre compte très bientôt quand on annoncera des choses au début de 2019. L’intérêt des autres promoteurs et des dirigeants de réseaux de télévision est décuplé. Ils reconnaissent qu’il y a ici une pépinière en savoir-faire et en connaissances comme il s’en fait peu dans le monde. »

Et Yvon Michel a encore de l’appétit. Il suffit d’évoquer avec lui les chances d’avoir une première femme championne du monde, au soir du 1er décembre à Québec. Ses yeux s’allument et il s’enflamme de plus belle.

« Ahhhh… ce serait, ça aussi, extraordinaire. Ça nous coûte cher. Mais j’ai beaucoup d’espoir, beaucoup de confiance en Marie-Ève Dicaire. »

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