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Fatigue et frustration

Carey Price fait le grand écart et réalise un arrêt spectaculaire de la mitaine sur un tir d'Alexander Ovechkin.
Malgré la défaite de 5-4 en prolongation contre les Capitals de Washington, Carey Price a réalisé plusieurs bons arrêts, dont un en toute fin de troisième période contre Alexander Ovechkin. Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz
Radio-Canada

Claude Julien craignait les effets néfastes du décalage horaire au retour de son équipe de l'ouest du pays. Or, il s'est avéré que les jambes de ses hommes poussaient moins en troisième période et n'eût été le brio de Carey Price, jamais le Canadien n'aurait pu récolter un point de son effort contre les Capitals.

Un texte de Michel Chabot

Après la rencontre, l’entraîneur-chef a expliqué qu’en plus il avait dû raccourcir son banc en fin de match.

« Nous étions fatigués. Nous avons dû jouer avec trois trios en troisième période, ce qui nous a fait un peu de tort. Le quatrième trio a eu des difficultés. »

Et avec la perte de Noah Juulsen, atteint par des rondelles au visage deux fois en première période, Julien a dû se débrouiller avec cinq défenseurs.

Heureusement, Carey Price était en grande forme et ses arrêts spectaculaires ont permis aux siens de ne pas perdre la face.

« Carey a tout fait pour nous garder dans le match, reconnaissait Julien. Il y a peut-être eu cinq buts, mais c’est grâce à lui que nous sommes restés dans le match. »

« Il a été fantastique, mais nous ne l’avons pas aidé, estime pour sa part Tomas Tatar. C’est grâce à lui si nous sommes allés chercher un point. »

Pour sa part, Price était frustré de la tournure de cette rencontre.

« J’aurais pu arrêter plus de rondelles, essentiellement, s’est-il d’abord contenté de dire. C’est toujours frustrant de perdre. »

Un duel d’anthologie

La belle lutte qu’il a livrée à Alexander Ovechkin ne semble pas l’avoir ému outre mesure. Price dit toutefois avoir apprécié le geste du franc-tireur russe qui a applaudi son arrêt en toute fin de troisième période.

« C’est plutôt chouette, a-t-il répondu. C’est un grand joueur et il a mon numéro depuis un bout de temps. C’est bon de pouvoir lui rendre la pareille pour une fois. »

« Je ne l’ai pas vu... a d’abord dit Julien au sujet du geste d’Ovechkin. Mais je nous ai bien vus commettre un revirement par contre », a-t-il ajouté, mi-blagueur.

L'absence du coup de grâce

Le Tricolore aura ultimement perdu la bataille des unités spéciales. Il a entre autres été inefficace pendant un surnombre de quatre minutes en deuxième période. Il aurait alors pu accroître son avance à trois buts. Et en accordant un désavantage numérique de deux hommes, l’équipe s’est tirée dans le pied. Ovechkin n’a pas tardé à faire 4-4.

« Nous étions en bonne posture avec la remontée de la deuxième période, a ajouté Julien. C’est dommage, les punitions sont devenues coûteuses. Nous leur avons donné la chance de revenir dans le match. »

Le Canadien quittera Montréal mardi à destination du New Jersey en vue du match du lendemain contre les Devils. Puis, après une escale à Buffalo vendredi, il rentrera au bercail pour affronter les Bruins de Boston samedi.

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