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Le CIO met en garde Taïwan contre un changement de nom

Toile sur laquelle on voit le soleil du drapeau de Taïwan et les anneaux olympiques.
Taïwan veut voir son nom être reconnu aux Jeux olympiques. Photo: Getty Images / Robertus Pudyanto
Agence France-Presse

Taïwan risque de perdre son droit à concourir aux Jeux de Tokyo en cas de changement de nom, a prévenu lundi le Comité international olympique (CIO) en amont d'un référendum sur le sujet qui irrite Pékin.

Les électeurs taïwanais seront appelés samedi à décider si l'île doit participer aux prochains Jeux olympiques d'été, en 2020, sous la bannière Taïwan et non Taipei chinois au cours d'un référendum controversé organisé en même temps que des élections locales.

La Chine revendique la souveraineté sur l'île dirigée par un régime rival et est particulièrement sensible aux questions de nom, d'emblèmes et de drapeaux durant des événements internationaux.

Le CIO a écrit au Comité olympique Taipei chinois (CTOC) et au gouvernement taïwanais vendredi pour expliquer que tout changement de nom « relevait de ses compétences » et pour mettre en garde contre les conséquences en cas d'ingérence.

Le CIO a mis en exergue une disposition de la charte olympique qui lui donne le droit de suspendre un comité national si ses activités sont « entravées » par le gouvernement ou la réglementation.

Le CTOC s'est déjà dit inquiet de perdre sa reconnaissance olympique en cas de changement de nom.

« Le CIO ne se mêle pas des procédures locales et respecte entièrement la liberté d'expression. Toutefois, afin d'éviter des attentes et des spéculations inutiles, le CIO souhaite réitérer que cette question relève de sa compétence conformément à la charte olympique », dit la lettre.

Toute tentative pour faire pression sur le comité local sera considérée comme une ingérence extérieure qui pourrait déboucher sur des « mesures protectrices ».

« Le CIO espère que l'intérêt du mouvement olympique au Taipei chinois prévaudra sur les considérations politiques afin de ne pas perturber la délégation du CTOC et les athlètes. »

La Chine continentale et Taïwan vivent séparément depuis 1949 à la suite d'une guerre civile entre communistes établis à Pékin et nationalistes du Kuomintang (KMT) réfugiés à Taipei. Pékin considère toujours Taïwan comme partie intégrante de son territoire susceptible d'être reprise par la force.

Pékin s'est déjà insurgé contre le référendum. Son Bureau des affaires taïwanaises a prévenu que Taipei « devra avaler ses propres fruits amers » et sacrifier les chances de ses athlètes de concourir dans des arènes internationales.

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