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Un ancien enquêteur de l’AMA se vide le cœur dans un éditorial incendiaire

Rencontre des dirigeants de l'Agence mondiale antidopage, à Bakou, en Azerbaïdjan.
Rencontre des dirigeants de l'Agence mondiale antidopage, à Bakou, en Azerbaïdjan. Photo: AFP/Getty Images / TOFIK BABAYEV
Radio-Canada

L'ancien enquêteur en chef de l'Agence mondiale antidopage, Jack Robertson, a qualifié la décision de réintégrer l'Agence antidopage russe (RUSADA) de « lâche ».

Robertson a vilipendé les dirigeants de l’AMA dans un éditorial publié samedi sur le site d’ITV News. Il préconise de remplacer toutes les têtes dirigeantes de l’organisme en raison de leur trahison envers les athlètes propres.

Le seul mandat qui justifie l’existence de l’AMA est de protéger le droit des athlètes propres à une compétition juste et, pourtant, ce mandat est relégué au second plan et même parfois complètement ignoré.

Jack Robertson

L’enquêteur a quitté l’AMA en janvier 2016. Il a été un témoin privilégié des agissements des dirigeants au moment où les premières indications du scandale russe ont émergé. Robertson affirme que la décision de réintégrer la RUSADA est cohérente avec la culture de l’AMA prônée au cours des dernières années.

Comme d’habitude, l’AMA a pris la décision lâche en se basant sur l’analyse d’un soi-disant comité expert qui n’était pas indépendant et dont la recommandation était prévisible.

Jack Robertson

Dans une déclaration à la BBC, l’AMA a discrédité l’éditorial de Robertson en lui reprochant des allégations déjà entendues et non fondées.

Tous les dirigeants de l’AMA sont réunis à Bakou, en Azerbaïdjan, pour la révision des structures organisationnelles de l’organisme. Entre autres, l’assemblée a approuvé la création d’un comité d’éthique indépendant auquel au moins un athlète devra participer.

Les détracteurs de l’AMA soutiennent que les changements apportés ne sont pas suffisants et souhaitent que les dirigeants liés au Comité international olympique et aux grandes fédérations sportives n’aient plus de pouvoirs décisionnels au sein de l’agence.

La no 2 de l'AMA, Linda Helleland, qui a elle-même critiqué la gestion du scandale de dopage en Russie, a l’intention de se porter candidate à la présidence lorsque le mandat de l’actuel président, Craig Reedie, viendra à échéance l’an prochain.

Avec les informations de Associated Press

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