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« Mon but cette année, c’est de m’amuser » - Ivanie Blondin

Ivanie Blondin
Ivanie Blondin Photo: Associated Press / Sergei Grits
Radio-Canada

Ivanie Blondin lance ce week-end à Obihiro, au Japon, sa nouvelle saison sur longue piste, la première d'un nouveau cycle olympique qu'elle veut amorcer en douceur après des Jeux en deçà de ses attentes. « Mon but cette année, c'est de m'amuser », confie la patineuse d'Ottawa en entretien avec Radio-Canada Sports.

Q. - Comment te sens-tu en ce début de saison?

R. Je me sens bien. Je me pose toujours la question de si je vais être capable de monter sur le podium et de performer comme j’aimerais le faire.

Après les Jeux, j’ai pris un peu plus de temps pour moi-même, ç’a été une saison difficile. J’ai exploré d’autres options, mais je suis revenue au patin. On va voir comment ça va aller, mais je pense que mon but cette année, c’est de m’amuser.

Ivanie Blondin a un programme chargé à la Coupe du monde d’Obihiro : 1000 m, 1500 m, 3000 m et départ groupé, épreuves que Radio-Canada Sports webdiffusera. Cliquez ici pour le détail de notre calendrier de diffusions.


Q. - Qu’avais-tu envisagé comme autres options que le patin?

R. J’avais besoin de prendre un pas de recul. Je me suis concentrée sur le patin dans les quatre dernières années, plus que sur ma vie privée. J’ai passé un mois en Hongrie avec mon copain et c’était le fun de faire autre chose.


Q. - Est-ce que tu trouves ça difficile de ne pas pouvoir prendre plus de temps pour toi comme tu le souhaiterais?

R. C’est très difficile d’être une athlète et de mettre tout ton temps sur le patinage de vitesse. Après quatre années à ne faire que ça et d’avoir seulement deux semaines à toi-même par année pour faire ce que tu veux, c’est difficile physiquement et mentalement.

Si j’avais eu le choix, je pense que j’aurais pris encore plus de temps avant de revenir au patin. Peut-être pas une année complète, mais au moins un autre mois ou deux pour faire autre chose. Mais notre système ne nous le permet pas. Donc, j’ai repris l’entraînement. Je pense que j’étais prête mentalement à ce moment-là.

Je n’ai pas de grandes attentes pour cette année, mais on verra.


Q. - Est-ce que tu vois la prochaine saison comme une transition entre le cycle olympique précédent et le prochain?

R. Oui, un peu. Une année post-olympique, c’est un peu plus relax. On a un peu plus de temps pour penser à nos choses. Je n’ai aucune idée ce qui va se passer ce week-end. Je sais que je suis quand même forte, mais aussi forte que l’année passée, ça, je ne le sais pas.

Ivanie BlondinIvanie Blondin Photo : Associated Press / Peter Dejong

Q. - Tu t’entraînes maintenant avec un groupe de femmes, plutôt qu’avec des hommes. Qu’est-ce que ça change pour toi?

R. C’est un style d’entraînement différent. La transition était plus facile que je le pensais. Ça m’a vraiment aidée d’être avec Valérie Maltais, mon ancienne coéquipière en courte piste. On s’entend super bien ensemble et, sans elle, ça aurait été plus difficile.


Q. - Tu es passée très près de monter sur le podium aux Jeux de Pyeongchang. Est-ce que la quête d’une médaille olympique te motive à continuer pour les quatre prochaines années?

R. C’est sûr que c’est une défaite que j’ai ressentie. J’ai fini 4e (poursuite par équipe), 5e (5000 m) et 6e (3000 m). C’est difficile de penser à ça pendant la saison morte.

En même temps, si j’avais gagné une médaille, je ne suis pas certaine que j’aurais gardé la même motivation que j’ai en ce moment. Aussitôt que j’embarque sur la glace, j’ai le même feu.

(Avec les informations d'Olivier Paradis-Lemieux et Olivier Pellerin)

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