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Longue piste : David La Rue ambitionne d'être parmi les meilleurs cette saison

David La Rue en patinage longue piste

David La Rue en patinage longue piste

Photo : Twitter / David La Rue

Radio-Canada

David La Rue participera ce week-end à la Coupe du monde d'Obihiro, au Japon, première étape d'une nouvelle saison de patinage de vitesse sur longue piste dans laquelle il veut se faire un nom. Le Québécois de 20 ans a parlé à Radio-Canada Sports de ses ambitions et de sa transition en longue piste.

David La Rue a fait sa première course de longue piste le 3 janvier 2017. Et dès ses premiers tours sur l'ovale de Calgary, il a enregistré des chronos à une seconde du top 3 canadien. Les sensations étaient déjà très bonnes.

Il a pourtant commencé par le courte piste à Longueuil. Il en a fait pendant six ans, mais sa morphologie (il fait 1,88 m) faisait de lui un candidat intéressant pour le longue piste.

Son coéquipier Alex Boisvert-Lacroix, qui a fait le même cheminement, le lui a d'ailleurs fait remarquer.

« Les résultats ont été instantanés. Je me suis habitué rapidement », explique l’athlète de Saint-Lambert.

Le 3 janvier 2017, à la Coupe Canada de Calgary, à sa première course sur longue piste, il a enregistré le 8e chrono du jour.

« Alex (Boisvert-Lacroix) a été un facteur, car avec mes entraîneurs de courte piste, ils ont bien vu que j'avais une shape de gars de longue piste. Dans ma tête, j'étais vraiment un gars de courte piste. J'étais un peu fermé à l'idée d'essayer le longue piste. Mais quand j'ai eu ma hernie, je me suis dit, je vais essayer le longue piste, savoir ça ressemble à quoi », dit-il.

David La Rue a souffert d’une hernie discale en 2016, qui l’a forcé à faire une pause de trois mois, et qui a mis fin à ses ambitions en courte piste.

Dans le courte piste, comme le virage est plus serré, le fait d'être plus grand, plus massif, ça fait que la glace casse en dessous de toi, ça te désavantage quand même. Je ne pouvais pas utiliser mon plein potentiel.

David La Rue

Il ne s’est pas éloigné du courte piste pour autant.

« Je m'entraîne à Montréal, j'habite à Montréal, rappelle-t-il, du moment que je ne suis pas en camp d'entraînement longue piste ou en compétition, je m'entraîne en courte piste au CRCE, le Centre régional canadien d'entraînement, et c'est Marc Gagnon qui est mon entraîneur là-bas. »

L’année 2017 lui a permis de réaliser qu’il pouvait aller très loin en longue piste.

Il est passé à deux dixièmes de seconde de se qualifier en longue piste pour les Jeux olympiques de 2018, en Corée du Sud, pour lesquels il tentait sa chance aux 1000 et 1500 m. Puis en mars, à Salt Lake City, il a remporté l’argent au 1500 m et l’or au départ groupé aux Championnats du monde juniors.

Ces résultats l’ont motivé à nous donner rendez-vous à Pékin en Chine, aux Jeux de 2022, si son corps tient le coup.

Mieux s'entraîner pour moins souffrir

Une hernie discale l'a encore embêté cette année.

« J'ai dû m'arrêter deux-trois mois à cause d'une hernie, et faire beaucoup de travail, beaucoup d'exercices de physio, beaucoup d'étirements pour m'assurer que ce soit réglé. Je ne faisais pas ça nécessairement avant, mais ça m'a obligé d'avoir une certaine discipline face à ça, révèle le Québécois.

« Tout est pas mal réglé. Je n'ai plus de problèmes avec mon dos maintenant. C'est vraiment bon signe. Juste avec les étirements que je fais, je suis capable d'être à mon plein potentiel. »

David La Rue a décroché son premier titre canadien aux Championnats nationaux de distances individuelles, le 28 octobre dernier à Calgary. Il a remporté le 1500 m avec un temps de 1 min 45 s 20/100.

C’est ma meilleure distance. Et j'ai environ 3 secondes d'écart avec le meilleur au monde, mais l'écart avec le top 10, c'est une demi-seconde.

David La Rue

« J'aimerais faire des tops 10, tops 15, au niveau mondial. La saison passée, j'ai réussi à faire des tops 25, ce qui était satisfaisant pour mes premières Coupes du monde alors que j'étais encore junior », rappelle-t-il.

Lors de la saison 2017-2018, il a terminé deux fois dans le top 10 à la Coupe du monde junior de Salt Lake City en mars 2018 : 5e au 500 m et 3e à la poursuite par équipe.

« J'ai envie d'être parmi les meilleurs au monde. C'est mon objectif, je pense que j'ai ma place », croit l'athlète de Saint-Lambert.

À Obihiro pour se situer

On verra dès ce week-end si David La Rue fait partie des meilleurs. Il participe à la première étape du circuit Coupe du monde, à Obihiro, au Japon.

« Je ne vise pas une position en tant que telle, mais faire le meilleur effort que je peux », dit-il prudemment.

« Jusqu'à présent, je me suis bien adapté, constate-t-il depuis son arrivée en Asie. Je ne souffre aucunement du décalage horaire, les entraînements sur glace vont bien. Je pense que je vais être capable de sortir une bonne performance. »

Il aura l’occasion de côtoyer dans l’équipe canadienne Ted-Jan Bloemen, le champion olympique en titre au 10 000 m et le meilleur patineur de fond sur le circuit de la Coupe du monde la saison dernière, mais aussi le Québécois Laurent Dubreuil, de Lévis, inscrit aux 500 et 1000 m.

Laurent DubreuilAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Laurent Dubreuil

Photo : Getty Images / Dean Mouhtaropoulos

Dubreuil sera un bon baromètre pour l’athlète de Saint-Lambert, qui est lui aussi inscrit aux 500, 1000 et 1500 m.

Il fait clairement partie des plans de Patinage de vitesse Canada pour la relève, comme en fait foi le communiqué publié jeudi : « Bloemen et Dubreuil seront accompagnés d'un trio de jeunes patineurs mené par David La Rue de Saint-Lambert. »

Radio-Canada Sports présente en webdiffusion la Coupe du monde d'Obihiro, au Japon. Cliquez ici pour le détail de notre calendrier de diffusions.

(Avec les informations d'Olivier Paradis-Lemieux et d'Olivier Pellerin)

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