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Mike Smith se met dans la peau de Carey Price

Photo: Getty Images / Mike Carlson
Radio-Canada

CALGARY - S'il y en a un qui peut comprendre Carey Price ces jours-ci, c'est certainement Mike Smith, gardien des Flames de Calgary.

Un texte d’Alexandre Gascon

Smith traverse lui aussi des moments difficiles cette saison et a confié s’identifier aux déboires de son homologue devant les représentants de la presse montréalaise.

Smith et Price jouent tous les deux dans des marchés canadiens scrutés à la loupe et performent bien en deçà des attentes en 2018.

Il y a certainement des divergences.

Price est perçu comme la pierre angulaire de son équipe, tandis que Smith en est un élément important, sans plus. Le portier des Flames gagne environ la moitié de la rémunération annuelle de Price et les hauts salariés prêtent toujours davantage le flanc à la critique, mais sinon, ils se trouvent dans des situations semblables.

« Carey a été un gardien de classe mondiale pendant presque toute sa carrière. Tout le monde connaît ses exploits. Dès qu’il y a une ombre au tableau, les gens en font tout un plat. Mais quand tu regardes l’ensemble du portrait, il y a plus de bon que de mauvais », a dit Mike Smith après l’entraînement mercredi midi.

Les deux joueurs, dernière ligne de défense de leur équipe, présentent les pires statistiques de leur carrière.

Ils ont chacun obtenu 12 départs et ont maintenu un taux d’efficacité d’au moins ,900 dans seulement quatre d’entre eux.

Quand on sait que les chances de victoire d’une équipe dont le gardien passe sous ce seuil pendant un match sont d’environ 7 %, comme le rappelait encore le collègue Martin Leclerc, il y a de quoi s’étonner que les Flames et le CH soient encore en bonne posture au classement.

Price a expliqué ses récentes difficultés en parlant d’un défi mental la semaine dernière.

« Je sens que ma technique est à point », avait-il précisé.

Mike Smith s’identifie à ce problème.

C’est le bon vieux cliché : le sport c’est 90 % dans la tête et 10 % du côté physique.

Le gardien des Flames Mike Smith

« Quand les choses vont bien, on dirait que les rondelles te frappent toutes seules. Quand ça va mal, elles se faufilent. C’est la même chose pour un joueur. Si tu n’as pas la confiance, tu ne marqueras peut-être pas de but, mais ça paraît un peu moins que dans le cas d’un gardien », a expliqué le vétéran de 36 ans.

Des 27 gardiens qui ont disputé au moins10 rencontres cette saison, Smith est bon dernier pour ce qui est du pourcentage d’arrêts, Price est 25e.

Quand rien ne va plus, parfois il faut simplement essayer de se convaincre du contraire.

« Tu dois faire semblant que ça va bien, juste pour te convaincre que tu es meilleur que tes résultats. Quand tu regardes ta carrière dans son ensemble, tes bons moments dépassent largement tes mauvais. Mais quand tu es dans une mauvaise passe, c’est amplifié », a-t-il ajouté.

T.J. Oshie déjoue le gardien Mike Smith.T.J. Oshie (à gauche) déjoue le gardien Mike Smith. Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Il n’y a pas de solution miracle pour s’extirper d’un marasme du genre selon l’ancien gardien des Coyotes de l’Arizona.

« C’est la préparation et l’entraînement. Ça commence là. Quand j’étais jeune, je me suis toujours fait dire de travailler le plus fort possible quand tu sautes sur la glace et ce conseil est toujours pertinent aujourd’hui », a mentionné Smith.

L’entraîneur des Flames, Bill Peters, a d’ailleurs confirmé que Smith sera devant le filet jeudi soir. Il aura l’occasion de redorer son blason face à une formation contre laquelle il a connu du succès dans le passé, comme en témoignent sa moyenne de 2,39 buts par match et son pourcentage d'arrêts de 92,5 %.

De leur côté, le Canadien et Carey Price ont préféré laisser planer le mystère jusqu'à demain.

En rafale

De retour d’un voyage de trois matchs en Californie (1-2-0), les Flames n’ont plus joué depuis dimanche dernier, ce qui leur a permis de tenir d’intenses séances d’entraînement.

Ils disputeront toutefois leurs quatre prochains duels à domicile et tenteront de se rapprocher du sommet de la Division pacifique. Les Sharks (23 points) et les Canucks (22) détiennent une courte avance sur les Flames (21), mais ont respectivement joué une et deux rencontres de plus.

Fait assez rare, la moitié de la brigade défensive des Flames est composée de joueurs de 22 ans et moins, dont deux recrues. Le Tricolore compte deux jeunes, Noah Juulsen et Victor Mete, et l’on a pu constater à l’occasion le défi que représente l'adaptation aux rigueurs de la LNH.

Avec Juuso Valimaki, Rasmus Andersson et Noah Hanifin, la relève côtoie la vieille garde menée par Mark Giordano à Calgary.

« C’est étrange, c’est assez unique, mais c’est surtout bien. On a un bel avenir avec beaucoup de bons jeunes avec du caractère », a estimé Hanifin.

« Il y a forcément une courbe d’apprentissage. Tu dois acquérir de l’expérience et il y a des aspects du jeu qui sont difficiles. Quand tu es rendu au 60e ou 70e match de l’année, tu es fatigué et tout. Mais on a vraiment un bon mélange de jeunes et de vétérans qui nous aident à faire la transition », a ajouté l’ancien des Hurricanes de la Caroline.

Attention au réveil du trio piloté par Sean Monahan. Le centre et ses ailiers Elias Lindholm et Johnny Gaudreau n’ont récolté que deux points au total pendant leur séjour en Californie. Le trio, qui tournait à pleine vapeur avant ça, ne restera sûrement pas discret bien longtemps.

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