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« J'ai encore ma place parmi l'élite mondiale » - Charles Hamelin

Charles Hamelin
Charles Hamelin Photo: La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Sans médaille à ses deux premières Coupes du monde cette saison, Charles Hamelin garde le moral. Bien sûr, il aimerait de meilleurs résultats, mais il est convaincu que le poids des années ne représente pas encore un boulet.

Un texte d’Antoine Deshaies

En mars dernier, Charles Hamelin devenait champion mondial de patinage de vitesse sur courte piste pour la première fois de sa carrière, quelques semaines avant de célébrer son 34e anniversaire de naissance.

Huit mois plus tard, la locomotive de Sainte-Julie attend toujours avant de remonter sur un podium international. À la première Coupe du monde à Calgary, il a été disqualifié pour un faux départ au 500 m lors des préliminaires et pénalisé au 1000 m en repêchage.

Les choses se sont améliorées à Salt Lake City, la semaine dernière. Hamelin a terminé 5e du 500 m et 3e de la finale B au 1500 m. Au relais, il a commis une erreur de tracé qui a mené à la disqualification du Canada en demi-finales.

« Je me sentais mieux physiquement et mentalement à Salt Lake City qu’à Calgary, confie-t-il à Radio-Canada Sports. J’ai joué de malchance en demi-finale du 1500 m quand un rival coréen a brisé mes lames. Au 500 m, ça allait très, très vite. »

En finale du 500 m, Hamelin partait de l’extérieur. Il n’a jamais été en mesure de placer une attaque.

« J’étais à 100 % de ma vitesse pendant toute la course et il me manque encore un petit quelque chose avant d’être assez à l'aise pour tenter un dépassement à cette vitesse », dit-il.

Hamelin est soumis à un nouveau programme d'entraînement depuis l’arrivée d’Éric Bédard à la tête de l’équipe canadienne cet été. La charge d’entraînement est plus importante qu’avant et le vétéran l’a sentie dans ses jambes lors des premières Coupes du monde.

Les patineurs canadiens sont d’ailleurs un peu en mode rattrapage depuis l’été. La période de flottement qui a suivi le départ de l’ancien entraîneur Derrick Campbell et précédé la nomination de Bédard n’a pas été des plus productives pour les athlètes.

Les gars patinaient juste pour patiner.

« On travaille depuis seulement trois mois avec Éric et on doit se donner le temps, dit Hamelin. À mon âge, les changements majeurs ne sont pas évidents à court terme. La communication est toutefois excellente avec l’entraîneur. »

C’est ce qui lui fait croire que le succès reviendra plus tôt que tard, même si les jeunes patineurs sont de plus en plus rapides.

« Je suis encore convaincu d’être dans l’élite mondiale, je n’ai aucun doute là-dessus, explique-t-il. Avec le temps et l’effort, je suis convaincu que je vais arriver à revenir au sommet. »

Hamelin pourra passer de la parole aux actes à la troisième Coupe du monde de la saison à Almaty, au Kazakhstan, du 7 au 9 décembre.

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