•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Dmitry Bivol n'est pas impressionné par Jean Pascal

Dmitry Bivol à l'entraînement
Dmitry Bivol à l'entraînement Photo: The Associated Press / Mary Altaffer

C'est avec toute la candeur de ses 27 ans et l'assurance de celui qui n'a pas encore perdu un combat chez les professionnels que le champion de la WBA des mi-lourds, Dmitry Bivol (14-0, 11 K.-O.), se prépare à affronter Jean Pascal (33-5-1, 20 K.-O.) le 24 novembre à Atlantic City.

Un texte de Jean-François Chabot

Joint au téléphone mardi par Radio-Canada Sports, le Russe, depuis Los Angeles, où il tient son camp, a affirmé que sa préparation suivait le plan établi.

« C’est ici que je prépare tous mes combats. Je suis heureux de la manière dont les choses se passent et de la qualité de mes partenaires d’entraînement. Tout se passe vraiment bien », a indiqué le natif de Tokmak, au Kirghizistan, avec l'aide de son gérant et interprète, Vadim Kornilov.

Pascal, pas un problème

Le changement d’adversaire qui amènera Jean Pascal face à lui à Atlantic City n’est pas source d’inquiétude.

Dmitry Bivol devait affronter Joe Smith fils, qui a fait volte-face en acceptant une offre plus alléchante pour se mesurer à Artur Beterbiev quelque part en décembre. La date reste à être déterminée.

On sait aussi que le Lavallois se préparait à se battre contre Gary Kopas, le 9 novembre, à Sydney, en Nouvelle-Écosse.

Bivol a servi de partenaire d’entraînement à Pascal dans sa préparation pour son deuxième combat contre Sergey Kovalev.

Qu’est-ce que Bivol a retenu de ses rencontres avec l’ancien champion du WBC?

Je sais qu’il est physiquement très fort et qu’il possède une forte personnalité. Il est très solide en contre-attaque. Face à ce genre de boxeur, vous ne vous défendez pas. Il faut attaquer.

Dmitry Bivol, champion WBA des mi-lourds

En réponse à Jean Pascal, qui a parlé de lui comme d’un boxeur encore vert qui a recours à des tactiques d’amateur, Bivol a répliqué qu’il était bien que le Québécois le perçoive encore ainsi.

« Je suis content qu’il pense ainsi. Je suis heureux qu’il vienne pour se battre. En ce qui me concerne, les tactiques amateurs ne sont pas pires que les tactiques professionnelles », a insisté Bivol.

Se méfie-t-il de Pascal à la lumière de ce que ce dernier a fait subir à l’Égyptien Ahmed Elbiali en décembre 2017?

« Je suis enthousiaste à l’idée d’affronter un ancien champion mondial. J’ai vu son combat contre l’Égyptien, mais ce gars-là n’était pas de calibre. C’était un boxeur bien ordinaire », a lancé Bivol.

Dmitry Bivol durant son combat face à Isaac Chilemba, le 4 août dernier, à Atlantic CityDmitry Bivol durant son combat face à Isaac Chilemba, le 4 août dernier, à Atlantic City Photo : The Associated Press / Mel Evans

Préparer l’avenir

Face à la perspective d’un combat qui pourrait se rendre à la limite, Dmitry Bivol affirme avoir livré un bon nombre de rounds d’entraînement pour être prêt à toute éventualité.

À ses 14 premiers combats chez les pros, il n’a totalisé que 82 rounds de boxe pour une moyenne de moins de 6 par combat.

Par contre, ses deux derniers combats, contre Sullivan Barrera et Isaac Chilemba, sont allés à la limite des 12 rounds.

« Il s’agira de la quatrième défense de mon titre. Je vois où je veux aller avec ma carrière et au sein de ma catégorie de poids. Je suis conscient de mon potentiel », a-t-il renchéri.

C’est difficile pour moi de prédire l’issue de ce combat. Mais je peux vous garantir que si je peux y mettre fin rapidement, je le ferai.

Dmitry Bivol

Dmitry Bivol a conclu en parlant de son souhait pour des combats d’unification. Mais il veut d’abord affronter les meilleurs boxeurs et les meilleurs aspirants à sa ceinture au sein de la WBA.

La boxe, une affaire de famille

Dmitry Bivol a enfilé ses premiers gants de boxe à 5 ans et demi.

« Mon père m’a emmené au gymnase. Je voulais apprendre à me défendre face aux autres gamins dans la rue », explique-t-il.

« Ce que j’apprécie dans la boxe, c’est que toutes les parties du corps sont importantes. Ce n’est pas toujours le plus fort, ni le plus vite, ni le plus rusé qui gagne. C’est une combinaison de toutes ces qualités. J’adore le fait que vous êtes à un contre un pour trouver la solution à votre problème », ajoute celui qui réside officiellement à Saint-Pétersbourg, en Russie.

« D’autres sports nécessitent d’autres aptitudes, poursuit-il. Pour la course à pied, vous avez besoin d’un bon conditionnement physique. En haltérophilie, il vous faut la force. La boxe fait appel à un mélange de tout cela pour que vous deveniez l’un des meilleurs. »

Boxe

Sports