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Revoici Shea Weber

Shea Weber
Shea Weber Photo: Getty Images / Bruce Bennett
Radio-Canada

EDMONTON - La traversée du désert de Shea Weber achève. Près d'un an après avoir disputé son dernier match avec le Canadien, le défenseur a pris part à un premier entraînement complet avec ses coéquipiers lundi.

Un texte d’Alexandre Gascon

Weber est unique, irremplaçable. C’est Brendan Gallagher qui le dit.

Lui-même un des meneurs d’hommes de cette équipe, le petit attaquant le reconnaît volontiers, « tu ne peux pas remplacer un Shea Weber ».

Pour ses retrouvailles sur la glace avec ses coéquipiers, Weber n’y est pas exactement allé de main morte.

L’arrière de Sicamous en Colombie-Britannique a participé à tous les exercices sans hésiter à plonger dans l’action.

« On est content de le voir même s’il fait mal, a dit en plaisantant Phillip Danault, qui a reçu un petit double-échec inoffensif du défenseur pendant la séance.

« Pour vrai, on est vraiment content de le voir. Ça fait un an qu'il est out. C’est quand même long. Il avait l’air prêt aujourd’hui », a ajouté le Québécois.

Le grand numéro 6 a disputé son dernier match à Ottawa le 16 décembre 2017. Il jouait alors avec une douleur lancinante au pied gauche qui l’ennuyait depuis le tout premier match de la saison à Buffalo.

Depuis qu’il a été nommé capitaine du CH, Weber s’est attiré un concert d’éloges de ses coéquipiers. Sa simple présence insuffle un esprit d’équipe et un peu de courage à la bande, à en croire les joueurs.

« Il n’a pas changé, il est resté lui-même (depuis qu’il est devenu capitaine de l’équipe), c’est ce qui m’impressionne le plus, a raconté Gallagher. Tout le monde sait ce qu’il est capable de faire comme joueur, mais ses qualités hors glace. Il a cette capacité de rassembler le groupe et c’est ce dont on a besoin. Il sait ce qui est bon et moins bon et il peut aiguiller les gars. »

Il a la même attitude, même réputation que l’an dernier, la seule différence c’est qu’il porte maintenant la lettre, mais il a toujours eu beaucoup de respect envers lui. Et lui a toujours respecté ses coéquipiers aussi, c’est ce qui fait de lui un bon capitaine.

Claude Julien à propos de Shea Weber

Bien qu’inactif il n’y a pas si longtemps, le capitaine est demeuré dans l’entourage de l’équipe. Il avait même accompagné le Tricolore pendant son premier voyage à Toronto et à Pittsburgh.

« Les gars aiment l’avoir autour de l’équipe », a expliqué Claude Julien après l’entraînement pour justifier sa présence.

« Il est ici parce que ça fait partie de son conditionnement. Même mentalement, pour aider sa récupération, être autour de l’équipe et patiner avec des coéquipiers de temps en temps et participer à certains exercices sur la patinoire », a fait valoir l’entraîneur.

Une année de misère

Rappelons que Weber a subi deux opérations en à peine trois mois au cours de la première moitié de l’année 2018.

Le défenseur a été opéré une première fois le 13 mars pour réparer des tendons de son pied gauche. Il croyait ensuite devoir se soumettre à une simple arthroscopie du genou droit, une chirurgie relativement mineure, dont la convalescence n’aurait pas dû empiéter sur la rééducation qu’il avait déjà entreprise.

Weber s’est finalement réveillé avec un problème beaucoup plus grave sur les bras. Les médecins avaient décelé une déchirure au ménisque du genou droit, qui a entraîné une période de rééducation de cinq à six mois.

Tout bien compté, le 19 novembre, ça fera cinq mois. Mais le CH s'en est toujours tenu à sa planification d'origine, soit mi-décembre, et les perspectives n'ont pas encore changé.

Julien a donc tenu à mettre en garde les âmes optimistes.

« Il n’est pas prêt à jouer », a-t-il simplement dit.

« Il patine bien, mais il n’est pas censé s’entraîner avec du contact. Mais côté patin, il paraissait bien pour une première journée », a spécifié Julien.

À 33 ans, difficile de prédire exactement combien de temps il lui faudra pour se sentir à l’aise à nouveau et assumer ses responsabilités habituelles.

Nicolas Deslauriers, par exemple, qui a manqué le camp d’entraînement, commence à retrouver son rythme. Dans le cas de Paul Byron, avant qu’il se blesse à nouveau, cela a été instantané.

« Ça, on ne le sait pas. Ça diffère selon les joueurs. Ça peut être instantané, ça peut prendre des semaines, des mois. On a vu toutes sortes de choses. On est mal placé pour juger », a estimé le pilote du Tricolore.

En rafale

De ce qu’on a pu observer sur la glace de la Place Rogers, il n’y avait pas de changement dans les trios et les duos de défenseurs. C’est donc dire qu’Andrew Shaw cimente tranquillement sa place à la droite de Jonathan Drouin et de Max Domi.

« Il fait le travail qu’il doit faire avec un duo comme celui-là. Ils patinent bien, ils font de bons jeux, mais c’est lui qui va au filet. Tu regardes son but égalisateur, le quatrième but [contre Vegas, NDLR], ils ont fait des jeux, mais c’est lui qui est allé au filet. S’il n’y va pas, il n’y a pas de but. Il va dans les coins de la patinoire, il s’implique, il se salit le nez et il leur donne de l’espace qui leur permet de faire des jeux », a expliqué Julien.

« Il saisit son occasion présentement. La saisir c’est une chose, la garder c’en est une autre. La saison est longue, beaucoup de choses arrivent, mais j’aime la façon dont ce trio-là se comporte », a-t-il ajouté.

Le CH tentera d’entamer du bon pied, mardi soir, son voyage de trois matchs dans l’Ouest canadien, un territoire qui lui est souvent hostile.

À ses 10 derniers matchs dans la capitale albertaine, le Tricolore montre une fiche de 3-7-0. Il croisera toutefois le fer avec une bête blessée. Les Oilers ont, en effet, perdu leurs quatre derniers duels en temps réglementaire. Dimanche soir, on entendait des huées dans les hauteurs de la Place Rogers. Comme quoi, Montréal n’est pas si unique.

Julien n’a pas voulu dévoiler l’identité de son gardien de but partant contre Edmonton parce qu’il n’avait pas encore pris sa décision. La seule nouvelle concernant les portiers donc : Carey Price a retrouvé ses jambières rouges à l’entraînement.

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