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Les Carabins en veulent autant de leur défense, mais plus de leur attaque en 2019

Amani Murura Malinda (no 15) et Marc-Antoine Dequoy (no 24)
Amani Murura Malinda (no 15) et Marc-Antoine Dequoy (no 24) Photo: Carabins de l'Université de Montréal / James Hajjar
Radio-Canada

Les Carabins sont arrivés à court de l'objectif en s'inclinant à la Coupe Dunsmore. Les défenses de grande qualité ne gagnent manifestement pas tous les championnats. L'unité de Danny Maciocia n'a pu faire respecter cet adage à cause d'un manque de soutien offensif.

Un texte de Félix St-Aubin

Jamais deux sans trois. La marche des Carabins vers le titre national a été stoppée en finale provinciale par le Rouge et Or pour une troisième saison d'affilée. Comble de malheur, l'Université Laval a montré sa supériorité sur ses éternels rivaux en enlevant l'entièreté des duels en 2018.

Tant les Bleus que les Rouges analysent particulièrement les confrontations qui les opposent pour dresser leur bilan annuel.

C'est pourquoi la dernière défaite contre Glen Constantin et ses hommes, synonyme d'élimination et de coup de balai, « est un peu plus dure à avaler », comme le fait remarquer le demi défensif Marc-Antoine Dequoy.

L'Université de Montréal a perdu le choc de l'autoroute 40 par des marques de 12-7, 18-15 en prolongation et 14-1 cette année. La défense aurait difficilement pu offrir un meilleur rendement face à une attaque à maturité et rodée au quart de tour.

« Les trois matchs contre l'Université Laval [ont été départagés] par l'exécution et les occasions [réussies et ratées]. Quand c'était le temps de faire de gros jeux, on ne les a pas faits. Ça revient à des rencontres où les détails font la différence », analyse Dequoy.

Christopher Amoah (no 20) et François Hamel (no 15)Christopher Amoah (no 20) et François Hamel (no 15) Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Soutenir l'attaque

Le quart-arrière Hugo Richard et son incroyable bataillon composé de nombreuses vedettes, que ce soit dans le champ arrière ou dans son groupe de receveurs, ont atteint la zone payante une seule fois en trois rencontres face aux Carabins, soit lors du deuxième duel.

Aucune équipe n'a limité le Rouge et Or de cette manière depuis que le programme lavallois s'est hissé parmi l'élite canadienne. Dequoy n'en a toutefois que faire puisqu'au bout du compte, ses coéquipiers et lui n'ont pas su tenir en échec l'attaque du coordonnateur Justin Éthier.

C'est une mission accomplie pour la défense si tu accordes moins de points que tu en marques. Je vois ça comme ça. Notre défense est là pour soutenir notre attaque. Si cette dernière a de la misère à inscrire des points, on va s'assurer de ne pas en laisser un.

Marc-Antoine Dequoy, demi défensif des Carabins de l'Université de Montréal

Les 46 points accordés par l'unité de Maciocia ont constitué un sommet à l'échelle nationale. Au passage, elle a inscrit son nom dans le livre des records du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ). La précédente marque appartenait aux Gee-Gees de l'Université d’Ottawa (52 points en 2000).

Les meilleures défenses au pays en 2018 :

  1. Carabins de l'Université de Montréal : 46 points
  2. Rouge et Or de l'Université Laval : 54 points
  3. Mustangs de l'Université Western : 89 points
  4. Dinos de l'Université de Calgary : 139 points
  5. Huskies de l'Université Saint Mary's : 141 points
  6. Axemen de l'Université Acadia : 146 points
  7. X-Men de l'Université Saint-Francis-Xavier : 156 points
  8. Marauders de l'Université McMaster : 163 points
  9. Huskies de l'Université de la Saskatchewan : 174 points
  10. Gryphons de l'Université Guelph : 175 points

L'entraîneur-chef des Bleus est réputé pour édifier des forteresses défensives.

Celui qui a ajouté à sa charge le poste de coordonnateur défensif afin de pallier le départ de Paul-Eddy Saint-Vilien à l'Université Carleton n'avait jamais vu l'un de ses groupes afficher une telle cohésion avant cette année.

Marc-Antoine DequoyMarc-Antoine Dequoy Photo : James Hajjar

Cette unité défensive s'est manifestée avec 16 revirements, 23 sacs du quart et 6 touchés, dont 4 ont été signés par Dequoy.

On a toujours eu de bonnes défenses, mais celle-là était spéciale puisqu'il y avait du synchronisme depuis le tout début de l'année. On le voyait durant le camp d'entraînement, tout le monde était uni.

Danny Maciocia, entraîneur-chef des Carabins de l'Université de Montréal

« Les instructeurs ont fait un travail exceptionnel avec leur unité respective, continue Maciocia. Quand je regarde tout ça, ce qui m'inspire beaucoup, c'est que la plupart des joueurs seront de retour l'an prochain. Si l'on peut continuer de grandir ensemble, ça promet pour 2019. »

« Depuis combien d'années la défense est-elle reconnue comme étant dominante? On a établi cette année un record qui est le fun. Je suis convaincu qu'on sera capables d'être tout aussi excellents en 2019 parce que c'est un système et une mentalité qu'on applique », ajoute Dequoy.

Des ratés offensifs

L'attaque n'a quant à elle pas su reproduire cette vigueur. Le quart Dimitri Morand a certes présenté un visage différent au fur et à mesure que les semaines se succédaient, mais trop souvent les séquences ont été inachevées.

« Le leadership de Dimitri, en particulier dans la seconde moitié de la saison, nous a énormément aidés. Le fait qu'il ait goûté à tout ça à sa deuxième année, ça peut seulement nous aider, et l'aider lui-même pour la suite. »

Morand et son homologue Gabriel Archambault se sont d'abord partagé les rênes de l'attaque montréalaise lors du premier quart du calendrier. Morand, l'un des joueurs les plus convoités de la cuvée de recrutement 2016, a ensuite été confirmé dans son rôle de pivot partant.

Dimitri MorandDimitri Morand Photo : James Hajjar

L'inexpérience du produit des Géants du Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu l'a parfois forcé à apprendre les rudiments du football universitaire à la dure.

Les demis offensifs, avec Asnnel Robo en tête de liste, lui ont souvent prêté main-forte pour faire avancer les chaîneurs et ainsi atteindre la terre promise.

Les recrues Jean-Clifford Dazouloute (38,2 - 6e), Ryth-Jean Giraud (31,3 - 7e) et Samuel Makwanda (29,2 - 10e) ont combiné leurs efforts à ceux de Robo (80,7 - 2e) pour intégrer à leur tour le top 10 du circuit québécois pour ce qui est de la moyenne de verges parcourues au sol par rencontre.

De la profondeur dans le champ arrière

  • Asnnel Robo : 56 courses pour 484 verges, 12 attrapés pour 157 verges et 6 touchés combinés en 6 matchs
  • Jean-Clifford Dazouloute : 43 courses pour 306 verges, 3 attrapés pour 8 verges et 1 touché au sol en 8 matchs
  • Ryth-Jean Giraud : 32 courses pour 219 verges, 2 attrapés pour 24 verges et 4 touchés au sol en 7 matchs
  • Samuel Makwanda : 18 courses pour 117 verges en 4 matchs

Le champ arrière montréalais demeure entre bonnes mains malgré la fin de la carrière universitaire de Robo.

Les receveurs Régis Cibasu, Frédéric Laplante-Thompson et Guillaume Paquet ainsi que les joueurs de ligne à l'attaque Arnaud Gendron-Dumouchel et Gustave Sylvestre ont également bouclé la boucle le week-end dernier.

Le leadership démontré par Morand sera d'autant plus capital en 2019 avec la perte de quelques rouages offensifs. Maciocia en est bien conscient et ne doute pas du résultat.

« C'est sûr qu'on va perdre des éléments importants en attaque. La progression de Dimitri va nous aider [à surmonter ces départs]. »

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