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Le cri du cœur des joueuses sud-coréennes de curling, vice-championnes olympiques

L'équipe sud-coréenne de curling féminin
L'équipe sud-coréenne de curling féminin Photo: Getty Images / Chris Graythen
Radio-Canada

« Les droits de la personne des athlètes sont bafoués », ont écrit lundi les joueuses de curling sud-coréennes, médaillées d'argent à Pyeongchang, dans une lettre au Comité olympique et sportif coréen (KSOC). Elles disent avoir été exploitées et dénoncent les abus verbaux qu'elles ont subis de leurs supérieurs, et précisent que la situation est devenue « insupportable ».

On avait affectueusement surnommé l'équipe « The Garlic Team » (l'équipe des gousses d'ail), car les cinq joueuses étaient originaires d'une petite ville rurale, Uiseong, réputée pour la culture de l'ail.

Négligées au début des Jeux en février, elles avaient fait sensation en battant le Canada et la Suisse. Une fierté pour leur entraîneur canadien, Peter Gallant, de l'Île-du-Prince-Édouard. (Nouvelle fenêtre)

Ces prouesses, arrachées malgré le sous-financement octroyé à leur sport méconnu, ont fait d'elles des célébrités dans leur pays.

Mais quelques mois après leur remarquable parcours olympique, les premières athlètes asiatiques à réaliser un tel exploit se disent « malheureuses, dans une situation désespérée ».

Elles accusent l'ancien vice-président de la Fédération coréenne de curling (KCF), Kim Kyung-doo, de les avoir soumises « à des abus verbaux innombrables ».

Leurs entraîneurs imposaient un contrôle excessif de leur vie privée, disent-elles.

L'équipe révèle en particulier que l'encadrement a voulu ostraciser la capitaine Kim Eung-jung, dont les grandes lunettes rondes avaient enchanté le monde aux Jeux, après qu'elle se fut mariée et eut annoncé son projet de devenir mère.

Elles ajoutent que les entraîneurs ont conservé l'argent gagné lors de plusieurs compétitions internationales. Des dizaines de milliers de dollars depuis 2015, selon les médias spécialisés.

Le système sportif sud-coréen est très hiérarchisé, et les entraîneurs disposent d'un pouvoir énorme, celui de dicter le déroulement de la carrière d'un athlète dans un climat où les relations personnelles comptent presque plus que le talent, précise l'agence AFP.

Avec les informations de Agence France-Presse

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