•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Les Carabins misent sur leur défense pour ravir la Coupe Dunsmore au Rouge et Or

Marc-Antoine Dequoy

Marc-Antoine Dequoy

Photo : James Hajjar

Radio-Canada

Une finale de la Coupe Dunsmore entre les Carabins et le Rouge et Or est devenue une certitude, comme la mort et les impôts. Comme tout le monde s'y attendait, l'Université de Montréal et l'Université Laval lutteront encore pour le titre provincial, samedi après-midi, à Québec.

Un texte d’Antoine Deshaies

L’affiche de cette finale provinciale sera la même pour une sixième année de suite et pour une septième fois en neuf ans. Seuls les parieurs les plus téméraires ou les plus mal informés auraient osé prédire une finale différente.

Prédire l’issue du match s’avère toutefois un peu plus complexe. Lors des cinq dernières finales entre les deux équipes, l’écart au pointage final n’a jamais été de plus de trois points. Laval a gagné la Coupe au cours des deux dernières saisons. Les Carabins avaient fait de même en 2014 et 2015.

Cette saison, le Rouge et Or a remporté les deux duels entre les deux équipes par cinq et trois points. C’est le même refrain chaque fois : le match se jouera sur les détails.

« Ce sont toujours de 10 à 12 jeux qui vont faire la différence, estime l’entraîneur-chef des Carabins, Danny Maciocia. On connaît probablement 80 % des jeux qu’ils vont tenter et c’est la même chose pour eux. Il faudra être extrêmement concentrés, surtout pour les jeux qu’on ne connaîtra pas. Notre gestion de ces moments clés déterminera le résultat final. »

Les joueurs du Rouge et Or célèbrent leur victoire.

Les joueurs du Rouge et Or célèbrent leur victoire.

Photo : Radio-Canada / Daniel Coulombe

Le jeune quart-arrière des Carabins Dimitri Morand a gagné deux Bols d’or en deuxième division au collégial. Des championnats qui, selon lui, n’ont rien à avoir avec la Coupe Dunsmore. Après avoir été substitut l’an passé, il devrait être partant samedi.

« La Coupe Dunsmore fait partie de la culture du football québécois, explique-t-il. Chaque jeune homme qui joue au football dans la province a déjà aspiré à soulever ce trophée. Je suis super motivé et le fait d’être épaulé par une aussi bonne défense m’enlève beaucoup de pression. »

L’attaque anime le spectacle, mais c’est la défense qui gagne les championnats. Les Carabins de l’Université de Montréal espèrent que l’adage sera plus vrai que jamais samedi à Québec.

La défense montréalaise a établi un record du football universitaire québécois. Elle n'a accordé que 46 points à l’adversaire en huit matchs de saison. En ajoutant le match éliminatoire contre McGill, ce maigre total passe à 48.

La défense n’a donné que deux touchés depuis le début de la campagne et en a marqué sept! La défense des Carabins a donc marqué le même nombre de touchés que les attaques des Redmen, du Vert & Or et des Stingers. Du jamais vu.

Des fois, en défense, on se sent en attaque aussi. Notre unité est très talentueuse, mais elle travaille surtout tellement bien ensemble. Les gars s’investissent dans notre système de jeu. Je n’ai jamais vu une telle défense et je ne sais pas quand j’en verrai une nouvelle comme ça.

Danny Maciocia, entraîneur-chef des Carabins

Danny Maciocia et ses adjoints ont collaboré avec des entraîneurs de la Ligue canadienne et des États-Unis durant l’entre-saison pour modifier leur cahier de jeux défensifs.

« On fait moins de choses différentes qu’avant, mais on les fait mieux, explique Danny Maciocia. Tout le temps investi par nos joueurs et nos assistants durant la saison morte rapporte. »

Marc-Antoine Dequoy et Gabriel Ouellet, cleptomanes sous surveillance

À lui seul, le demi défensif Marc-Antoine Dequoy a inscrit quatre touchés cette saison. Trois après avoir intercepté des passes et un, contre le Rouge et Or, après avoir récupéré l’ovale laissé sans surveillance.

Le joueur de troisième année sait qu’il devra être attentif à la moindre erreur du quart Hugo Richard. Le finissant en commet très peu. Il n’a été intercepté que deux fois cette saison et a lancé 18 passes de touché.

Marc-Antoine Dequoy

Marc-Antoine Dequoy

Photo : James Hajjar

« On n’est pas inquiet qu’on puisse tenir notre bout contre cette attaque, mais on doit être efficace lors des jeux importants, explique Dequoy. On sait qu’il ne commettra pas beaucoup d’erreurs. »

« On l’affronte et on le connaît depuis longtemps, ajoute le joueur de ligne défensive Karl Prévost. Si on n’est pas capable de le contenir, il peut nous faire vraiment mal. »

Le quart des Bleus, lui, devra se méfier de Gabriel Ouellet. Le demi défensif du Rouge et Or se spécialise dans les interceptions de passes montréalaises. Il en a réussi sept dans ses trois derniers matchs contre les Carabins, dont une à la Coupe Dunsmore l’an passé.

« C’est un joueur exceptionnel, mais la majorité de ses interceptions étaient liées à nos erreurs, mentionne le quart des Carabins Dimitri Morand. Je ne veux aucunement lui manquer de respect, il est très bon, mais il n’est pas le joueur qui est le plus au coeur de nos préoccupations. »

Ce joueur, personne ne voudra l’admettre, est fort probablement Mathieu Betts. L’ailier défensif de l’Université Laval est plus dominant que jamais. À son dernier duel contre les Carabins, il a effectué quatre sacs du quart.

« Il est extrêmement rapide, note Morand. Il est expérimenté et il attire beaucoup l’attention sur le terrain. On va essayer de le neutraliser du mieux qu’on le peut. »

Morand ne devra pas garder le ballon dans ses mains trop longtemps. Il peut compter sur des receveurs d’expérience et sur des porteurs dynamiques. Les Carabins, comme leurs rivaux d’ailleurs, devront profiter de leurs chances.

Les points seront difficiles à obtenir dans cette autre guerre de tranchées.

Football universitaire

Sports