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Courte piste : l'équipe canadienne masculine veut rebondir à Salt Lake City

Charles Hamelin
Charles Hamelin Photo: La Presse canadienne / Jeff McIntosh
Radio-Canada

Un bilan d'aucune médaille à Calgary. Ce n'est assurément pas le scénario dont avait rêvé Éric Bédard lorsqu'il est devenu entraîneur-chef de l'équipe canadienne masculine de patinage de vitesse sur courte piste cet été.

Un texte d’Antoine Deshaies

Ses patineurs ont conclu la première étape de la Coupe du monde de la saison au pied du podium au relais 5000 m. Une image frappante qui valait 1000 mots et qui résumait parfaitement la fin de semaine.

Ses relayeurs imposaient un rythme d’enfer avant une coûteuse perte d’équilibre. Les Hongrois, économes, en maraude jusque-là, ont fracassé le record du monde que les Canadiens avaient dans leur ligne de mire.

« Les gars ont fait ce qu’ils pouvaient et ils n’ont pas levé le pied alors qu’ils auraient pu le faire, a expliqué Bédard à Radio-Canada Sports. Ils ont bataillé pour revenir sur le podium et ils ont fait preuve de caractère. J’ai vraiment hâte à la prochaine course. »

Ils s'engagent dans un virage.Samuel Girard devance le Hongrois Shaolin Sandor Liu lors du relais de la Coupe du monde de Calgary. Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

La prochaine course, c’est déjà ce week-end à Salt Lake City, sur une autre glace rapide, comme celle de Calgary. Encore une fois, es Canadiens viseront le record mondial du relais.

L’autre objectif, c’est bien sûr de remporter des médailles individuelles. Leurs coéquipières, toutes des recrues, en ont remporté quatre en Alberta.

« J’ai confiance qu’on va finir par rattraper les filles parce qu’on a de bons patineurs et patineuses au sein de l’équipe canadienne, a répondu diplomatiquement le patineur Steven Dubois. L’important, c’est de ramener des médailles, peu importe qu’elles soient remportées par les gars ou les filles. »

« On n’a pas eu de podium, mais on a eu des finales A et B et des 4es places, explique Samuel Girard, lui-même 4e au 500 m. Les gens ne retiennent souvent que les médailles, mais il faut se rappeler du travail qu’on a fait. »

On a changé d’entraîneur cet été et on est encore en transition. Si on reste concentrés, on retrouvera les podiums bien assez rapidement.

Samuel Girard

L’entraîneur Éric Bédard ne s’inquiète nullement des insuccès du premier week-end de compétition. Plusieurs de ses patineurs ont d’ailleurs été sanctionnés par les officiels pour des fautes. C'est normal en début de saison, selon lui.

« C’est sûr qu’on aurait aimé gagner une couple de médailles, mais on doit relativiser tout ça, explique-t-il. L’ambiance est super bonne dans l’équipe et personne ne se plaint. Les gars veulent travailler. Ce n’est pas évident de changer d’entraîneur après 4, 8 ou 12 ans avec le même. »

Charles Hamelin voudra rapidement faire oublier ses contre-performances du dernier week-end. Il a commis un faux-départ au 500 m et a été éliminé au repêchage du 1000 m. Deux premières, en 16 ans de carrière, dont il se serait bien passé.

« J’ai manqué de punch au 1000 m et c’est en faisant des courses que ça va revenir, a expliqué Hamelin. Ça va aller mieux à Salt Lake City parce que j’ai senti que mes jambes allaient de mieux en mieux au fur et à mesure que la compétition progressait. »

Les attentes montent chez les filles

Les patineuses canadiennes, de leur côté, débarquent à Salt Lake City avec une confiance magnifiée par la récolte de quatre médailles à Calgary. La mission première des cinq recrues n’était pourtant que de gagner de l’expérience.

L’entraîneur Frédéric Blackburn était très satisfait du premier week-end international de ses protégées.

« Je voulais qu’elles montrent de l'agressivité et de la détermination. Elles l’ont fait et on a eu des médailles en plus, explique Blackburn. Je les ai senties nerveuses au début, mais elles ont rapidement repris leur mentalité habituelle de ne pas avoir peur de rien. »

Elles savaient qu’elles étaient rapides. La planète patin le sait maintenant aussi.

Alyson CharlesAlyson Charles Photo : La Presse canadienne / Jeff McIntosh

Alyson Charles, 20 ans, a remporté trois médailles de bronze. Elle ne s’y attendait pas. Elle estime humblement avoir prouvé qu’elle avait sa place en Coupe du monde.

J’ai prouvé que j’étais capable de rivaliser à ce niveau. Je fais partie de la gang.

Alyson Charles

La benjamine de l’équipe, Courtney Sarault, 18 ans, admet que sa médaille d’argent au 1500 m à Calgary et le bronze au relais ont changé la donne.

« Mes attentes pour la prochaine Coupe du monde sont bien sûr plus grandes, explique-t-elle. Je ne savais pas si j’étais assez rapide pour me qualifier pour des finales B, là j’ai réussi à être en finale A pour mes deux épreuves. Mes attentes sont plus grandes, j’espère maintenant que je serai à la hauteur. »

Le relais aussi sait qu’il peut gagner des médailles. Personne, sauf les patineuses peut-être, n’avait vu venir le record canadien établi en finale du relais 3000 m.

« On a joué dans le tas et on n’a pas eu peur de tenter des dépassements et de faire des blocs, a dit la patineuse Camille De Serres-Rainville. On a encore beaucoup à apprendre pour être capable de gagner l’or, mais je suis super fière du travail qu’on a fait. »

À Calgary, elles ont appris à faire leur place dans le trafic et à gagner une médaille.

À Salt Lake City, elles apprendront peut-être à gagner en finale.

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