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Les Blackhawks de Chicago congédient leur entraîneur-chef Joel Quenneville

Joel Quenneville

Joel Quenneville

Photo : Getty Images / Jonathan Daniel

Radio-Canada

Les Blackhawks de Chicago ont congédié mardi leur entraîneur-chef Joel Quenneville. En un peu plus de 10 ans à la barre de l'équipe, il l'a conduite à trois conquêtes de la Coupe Stanley.

« C’était une décision extrêmement difficile à prendre, compte tenu du respect que nous avons pour Joel et tout ce qu’il a apporté à l’organisation dans les 10 dernières années, a dit Stan Bowman, directeur général des Blackhawks.

« Son leadership au cours de nos trois conquêtes de la Coupe Stanley est éloquent et il n’y a pas de façon adéquate pour exprimer ce qu’il représente pour l’organisation. »

Les assistants de Quenneville, Kevin Dineen et Ulf Samuelsson, sont aussi limogés. Barry Smith, lui, reste en poste et secondera le nouvel entraîneur-chef par intérim Jeremy Colliton, qui venait d'entreprendre sa deuxième saison à la barre des IceHogs de Rockford, club-école dans la Ligue américaine.

Colliton, 33 ans, devient le plus jeune entraîneur-chef de la LNH.

« Nous avons de la chance d’avoir Jeremy Colliton dans l’organisation et nous sommes convaincus qu’il est dans la meilleure position pour continuer de guider nos joueurs ici à Chicago, a ajouté Bowman. Tous ceux qui ont collaboré avec Jeremy croient qu’il possède plusieurs outils pour connaître du succès comme entraîneur-chef dans cette ligue. »

Des victoires à la tonne

Joel Quenneville a maintenu à la barre des Hawks une fiche de 452-249-96 en 796 matchs depuis son embauche, le 16 octobre 2008. Il est le 2e entraîneur-chef de l'histoire de l'équipe pour les victoires, derrière Billy Reay (516). Il arrive au 1er rang pour sa fiche dans les séries (76-52).

Il est entouré de ses joueurs.

Joel Quenneville

Photo : The Associated Press / Nam Y. Huh

Sous sa gouverne, l'équipe a participé neuf fois aux éliminatoires en 10 ans et a remporté la Coupe Stanley en 2010, 2013 et 2015. Elle les a ratés l'an dernier après avoir été éliminée en quatre petits matchs au premier tour par les Predators de Nashville au printemps 2017.

Les Hawks présentent une fiche de 6-6-3 en 15 matchs cette saison, un résultat bon pour le 6e et avant-dernier-rang de la Division centrale.

Avant de diriger les Blackhawks, Joel Quenneville a été à la barre des Blues de St. Louis (de 1996 à 2004), puis de l'Avalanche du Colorado (2005-2008). Il est le 2e entraîneur pour les victoires dans l'histoire de la LNH avec 890, derrière le légendaire Scotty Bowman (1244).

Il a dirigé 1636 matchs, le deuxième total derrière Bowman (2141) et le plus élevé parmi les entraîneurs toujours actifs.

Il est le deuxième entraîneur-chef à perdre son poste cette saison après John Stevens, des Kings de Los Angeles.

Un casse-tête pour la direction

Stan Bowman a maintenant de sérieuses questions à se poser. Six joueurs de l’équipe gagnent collectivement 45 millions de dollars par année.

Les attaquants Patrick Kane et Jonathan Toews sont les plus hauts salariés de la ligue à 10,5 millions par année et le DG pourrait être tenté de se départir de l’un d’eux.

Le contrat que le DG a consenti à Brent Seabrook, d’une valeur moyenne de 6,875 millions par saison, lui nuit considérablement. L’équipe est liée au défenseur de 33 ans jusqu’en 2024.

C’est donc Duncan Keith qui serait sacrifié avant la date limite des échanges. Son niveau de jeu est supérieur à celui de Seabrook et son salaire moyen est inférieur à 5,550 millions. De plus, son salaire annuel passera graduellement de 5 millions à 1,65  million d’ici la fin de l’entente en 2023.

On peut aussi se demander quel sort sera réservé à l’attaquant Brandon Saad et au gardien Corey Crawford qui ont tous deux un impact annuel de 6 millions sur les dépenses en salaires de l’équipe. Le contrat de Saad ne viendra à échéance qu’en 2023, tandis que celui de Crawford prendra fin à l’été 2020.

La bonne nouvelle pour Bowman est que la masse salariale des Hawks s'établit à un peu plus de 69  millions au 22e rang de la LNH. C'est 10 de moins que le plafond imposé par la ligue.

Il dispose donc d’une intéressante marge de manœuvre pour travailler à la restructuration de sa formation.

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